L'Oise Agricole 16 avril 2014 à 14h15 | Par Bernard Leduc

Chasse - Des populations insuffisantes de perdrix

La Fédération des chasseurs de l’Oise a tenu son assemblée générale samedi dernier 12 avril à Clermont.

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Les mesures de restriction de chasse sont maintenues pour l'instant pour la perdrix.
Les mesures de restriction de chasse sont maintenues pour l'instant pour la perdrix. - © V. Marmuse

La perdrix grise est emblématique de la Picardie. Mais c’est une espèce qui s’est raréfiée, les conditions météo des dernières années ne lui ont pas été favorables, avec un taux de reproduction nettement insuffisant. Les mesures de restriction de chasse sont donc pour l’instant maintenues, pour limiter les prélèvements et préserver cette chasse populaire au petit gibier chère à de nombreux chasseurs.

C’est l’un des points qui a été abordé lors de l’assemblée générale de la Fédération des chasseurs de l’Oise, qui s’est tenue samedi dernier 12 avril à Clermont. Le président Guy Harlé d’Ophove disait pourtant espérer «revenir à un effectif qui permettra de repartir si nous avons le bonheur d’avoir un printemps clément».


De très nombreux sujets ont été abordés et il a été question du projet de loi d’avenir agricole, qui prévoit une subordination des schémas départementaux de gestion cynégétique aux objectifs des documents régionaux forestiers. «Si nous devons avoir des objectifs convergents, nous ne pouvons accepter d’être soumis aux intérêts forestiers» disait Guy Harlé d’Ophove, qui n’accepte pas non plus la responsabilité sanitaire des chasseurs sur le gibier, également inscrite dans ce texte. «Une telle mise sous tutelle de notre schéma viendrait rompre la concertation et la dialogue qui étaient pourtant bien installés dans l’Oise.»


Guillaume Chartier est intervenu en évoquant le dossier récurrent des dégâts de gibier, qui est toujours source de discussions entre agriculteurs et chasseurs. Le président de la FDSEA proposait de nouveau une régulation intelligente des populations de grand gibier, afin de limiter les dégâts aux cultures : quand cela peut être fait, les deux parties sont gagnantes. Il rappelait aussi que les agriculteurs travaillent leurs terres pour récolter et vendre la culture en place, non pour percevoir des indemnités pour dégâts. Et quand il y a dégâts, l’indemnisation doit être équitable, en prenant en compte tous les paramètres.

Et sur ce point, force est de constater qu’à cause des seuils désormais retenus par la réglementation au niveau national, les agriculteurs sont très souvent pénalisés. Ce point de vue n’est pourtant pas partagé par le président Harlé d’Ophove qui se réjouit de cette réforme de l’indemnisation mise en place effectivement depuis le 1er janvier dernier, qui «va responsabiliser les exploitants agricoles qui abusent des déclarations en leur faisant supporter la charge de l’estimation et elle modifie les seuils de déclenchement d’une indemnisation».

Il est prévu qu’un point sur l’application sur cette réforme sera fait à la fin de cette année.

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