L'Oise Agricole 10 décembre 2015 à 08h00 | Par Valérie Godement

Secteur industriel et protection de l’environnement

Chaque année, l’industrie française consacre entre 0,7 et un milliard d’euros à des investissements et études pour limiter son impact sur l’environnement.

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Les industries alimentaires font partie du trio de tête pour ce qui est des dépenses consacrées à la protection de l’environnement.
Les industries alimentaires font partie du trio de tête pour ce qui est des dépenses consacrées à la protection de l’environnement. - © B. GRIFFOUL

Selon une enquête que vient de publier l’Insee, le montant dépensé en 2013 par les entreprises du secteur industriel de 100 salariés ou plus est proche de celui de 2002: 0,9 milliard d’euros. Il a atteint le milliard en 2005 et 2008, puis, suite à la crise, est resté à un niveau plancher de 0,7 milliard jusqu’en 2011. Les investissements en machines ou équipements pour traiter, mesurer ou limiter la pollution constituent la grande majorité des dépenses : entre 84% et 90% selon les années.

Le reste finance des études sur les investissements antipollution, sur les risques naturels ou sur l’impact de l’activité sur l’environnement. Les dépenses sont naturellement plus élevées pour les activités susceptibles d’avoir des impacts sur l’environnement.

Ainsi, trois secteurs concentrent deux tiers des dépenses en 2013 : l’industrie chimique, les industries agroalimentaires (IAA) et la métallurgie. Les montants déboursés sont compris entre 150 et 200 millions d’euros jusqu’en 2011 et s’élèvent à 280 millions en 2013, soit un total de 2,4 milliards d’euros sur la période.

Les dépenses des IAA, toujours supérieures à 100 millions d’euros par an, atteignent sur la période un total de 1,6 milliard. Celles de la métallurgie de 80 à 160 millions d’euros chaque année, sont presque aussi importantes sur la période : 1,4 milliard d’euros.

Trois secteurs occupent une position intermédiaire : le matériel de transport (70 millions d’euros dépensés en 2013, 840 millions sur douze ans), les industries du travail du bois, du papier et de l’imprimerie (65 millions en 2013, 680 millions sur douze ans), et l’industrie pharmaceutique (35 millions en 2013, 540 millions sur douze ans).

Air et climat

Les investissements dits spécifiques ont trait aux achats de matériels entièrement dédiés à la protection de l’environnement. Ils représentent chaque année plus des trois quarts du total des investissements antipollution. Les autres investissements, dits intégrés, correspondent aux coûts liés à l’introduction des produits ou procédés moins polluants dans l’outil de production.

Depuis 2004, les investissements antipollution concernent principalement le domaine de l’air et du climat. La part des investissements leur étant consacrée a été de 44% en 2013 contre 31% en 2002. Ils répondent en partie aux objectifs européens. La part relative au domaine des eaux usées a été de 25% en 2013 contre 42% en 2002.

Viennent ensuite les investissements liés à la protection des sols et des eaux souterraines, puis ceux destinés à la gestion des déchets non radioactifs. De 2012 à 2013, les investissements spécifiques destinés au prétraitement, au traitement et à l’élimination des polluants ou à la remise en état des sols ou des sites ont prédominé.

Mais leur importance diminue depuis 2008 (41% en 2013 contre 53% en 2008) au profit des investissements d’installation et d’équipements destinés à la prévention des pollutions. La part de ces derniers a atteint 39% en 2013 contre 31% en 2002.

Viennent ensuite les achats d’installations de mesure et de contrôle des rejets, des émissions et des bruits, qui ont représenté 12% en 2013 et, enfin, ceux de systèmes de recyclage, de tri ou de valorisation (8% en 2013).

En 2013, 63% des entreprises de 100 salariés ou plus ont engagé des dépenses pour protéger l’environnement, contre 70% en 2004 et 2008. Cette proportion augmente avec la taille des établissements : entre 56 et 61% dans les entreprises de 100 à 249 salariés et entre 84 et 88% dans ceux de 500 salariés ou plus.

En moyenne, rapporté au nombre de salariés, l’effort réalisé par les entreprises engagées est de 1.000 € par an et par salarié.Ce montant est supérieur à la moyenne pour les établissements de 100 à 249 salariés tandis qu’il est nettement plus faible pour ceux de 500 salariés ou plus (environ 600 €).

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