L'Oise Agricole 07 janvier 2016 à 08h00 | Par Bernard Leduc

Changement de préfet

Emmanuel Berthier vient de quitter la préfecture de l’Oise, ayant été nommé préfet de la Moselle à compter du 1er janvier. Il a été remplacé à cette même date par Didier Martin, qui était précédemment préfet du Gard.

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Le nouveau préfet de l’Oise est Didier Martin, qui était auparavant préfet du Gard, à Nîmes.
Le nouveau préfet de l’Oise est Didier Martin, qui était auparavant préfet du Gard, à Nîmes. - © Bernard Leduc

Le 29 décembre, lors d’une conférence de presse suivie d’une cérémonie organisée à l’occasion de son départ, après avoir fait le point sur le maintien du dispositif et des procédures en cours liés à l’état d’urgence, Emmanuel Berthier a exprimé les nombreux motifs de satisfaction qu’il retiendra de ces deux années et demie passées en tant que préfet de l’Oise. Le seul bémol cité est celui de la sécurité routière puisque pendant cette année 2015, il faut déplorer 68 morts sur les routes de l’Oise, loin des 39 de l’année précédente et des 21 de l’objectif fixé dans le plan départemental pour 2015-2019. Le nombre d’accidents de la circulation est pourtant stable, le nombre de blessés a diminué, mais il y a eu de trop nombreux accidents très graves, dont 10 pluri-mortels en 2015.

Sur le plan général de la sécurité, la situation s’est pourtant améliorée, selon Emmanuel Berthier, puisqu’en matière délinquance, «les chiffres sont bons», en particulier par la baisse du nombre de cambriolages et de vols de véhicules.

Au niveau économique, la situation s’améliore également, bien que cela ne se vérifie pas dans les chiffres du chômage, pourtant en baisse chez les jeunes. L’ancien préfet disait que l’on peut être «raisonnablement optimiste» pour une prochaine sortie de crise dans le département, grâce à la mobilisation collective qui permet d’accompagner les mutations économiques.

Il estime que le département est «bien armé pour le futur», surtout dans le cadre de la nouvelle grande région, «par sa population jeune, une armature urbaine bien répartie, sa richesse agricole et une économie de la connaissance qui est une réalité», disait-il, citant le travail réalisé à l’UTC et à l’Institut LaSalle Beauvais.

Il reste bien sûr des projets à poursuivre ou concrétiser. Il citait le canal Seine-Nord Europe, Magéo, pour la mise à grand gabarit de l’Oise aval, et la ligne ferroviaire Roissy-Picardie. Et en matière de structuration intercommunale, «les choses bougent», des réponses doivent être apportées dans les trois mois aux propositions qui ont été faites pour des périmètres élargis.

Un autre dossier sera à suivre par le nouveau préfet, celui de l’accueil des gens du voyage, puisque le schéma de 2003 est «périmé» et un futur schéma est à négocier pour 2017 avec le Conseil départemental et l’ensemble des collectivités (les plus grandes agglomérations), y compris celles qui «ne sont pas à jour» de leurs responsabilités en la matière.

Ces sujets avaient déjà fait l’objet d’échanges entre les ancien et nouveau préfets, pour «un processus classique de passation de consignes». De même qu’Emmanuel Berthier avait rencontré son prédécesseur à Metz, où il savait qu’il découvrira un département semblable à celui de l’Oise sur de nombreux dossiers, sauf en particulier sur celui de la gestion transfrontalière.

Les responsables agricoles retiendront de lui un homme d’écoute et de dialogue.

 

Un nouveau préfet

Didier Martin est âgé de 49 ans. Bordelais d’origine, bien que né à Gap (Hautes-Alpes), il est âgé de 49 ans. À sa sortie de l’ENA, il est entré à la Cour de comptes, dont il reste très attaché, y étant toujours conseiller d’État ; puis il a assumé diverses fonctions au ministère de l’Intérieur puis dans le corps préfectoral, les deux derniers postes étant ceux de préfet d’Eure-et-Loir, puis du Gard. Et il est donc préfet de l’Oise depuis le 1er janvier de cette année.

Lors d’une conférence de presse, le 4 janvier, il a expliqué l’attention particulière qu’il porte à la bonne utilisation de l’argent public et son souci d’aller sur le terrain. Recherchant la précision dans toutes ses démarches, il a la volonté de renforcer l’efficacité du travail des services de la préfecture, qu’il faudra adapter à la nouvelle carte des régions. Ses priorités sont liées dans un premier temps à la sécurité et au développement économique.

Nous lui souhaitons la bienvenue dans l’Oise.

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