L'Oise Agricole 24 avril 2014 à 09h46 | Par OA

La filière brassicole s’inquiète d’une baisse du taux de protéines

Un souci pour les transformateurs, des réponsespossibles côté amont.

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Après avoir craint une teneuren protéines trop élevéedans les orges, on arrive à desniveaux parfois insuffisants », anoté le président de la commis-sion orges de l’Agpb (Associationgénérale des producteurs de blé)Rémi Haquin, le 15 avril au 16ecolloque d’Arvalis consacré àcette production. «C’est un enjeucrucial pour la filière : un tauxfaible ou excessif pose problème.

La solution globale voulue par laréglementation n’est pas uneréponse satisfaisante. Il faut allervers un pilotage des cultures basésur la bonne dose au bonmoment. Des outils sont pourcela nécessaires».Une «machine infernale» àfaire baisser le rendementSelon l’ingénieur d'Arvalis AlainBouthier, l’explication de cettebaisse de la protéine ne vient pasdu climat. Elle n’est pas non plusà chercher dans l’évolution varié-tale. du bilan. «La moyenne histo-rique de rendement déterminela dose, a déploré Rémi Haquin.Pas de souci quand l’azote n’estpas un facteur limitant. s’il l’est,en cas d’année favorable, le ren-dement se trouve pénalisé. C’estune machine infernale. Lamoyenne de l’exploitation nepeut que baisser».

«La bonneréponse à la problématique dutaux de protéines tient à des pra-tiques agricoles prenant encompte l’agronomie, le climat,a-t-il ajouté. Ce n’est pas avec desdispositions réglementairesvolontairement restrictives».Il faut remettre à l’ordre du jourles outils de pilotage commeJubil, N Tester, a estimé AlainBouthier, convaincu que desmarges de progrès existent dansla gestion des doses d'azote etl'efficacité des apports. «Il seraitjudicieux de remettre un peu desouplesse dans la déterminationde la dose d’azote», a renchéritle technicien d’Axéréal Domi-nique Romelot, en regrettant lepassage d’une dose conseillée,jusqu’au début des années 2000,à une «dose obligatoire» résul-tant d’un paramétrage normalisé.

Ce qui est en cause, c'est l’évolu-tion des pratiques culturales etdes contextes de production. Or,pour les brasseurs, la qualitéidéale reste la même : 9,5 à 11 de protéines en orge d’hiver, 10 à 11,5 en orge de printemps.Les producteurs en arrivent àcette question, relayée par Domi-nique Romelot (Axéréal) : «N’est-on pas allé trop loin dans la maî-trise des protéines en appliquantdes doses d’azote trop faibles ?»Une contrainte vient de la régle-mentation liée à la directivenitrates. L’apport d’engrais estalors calculé selon la méthode

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