L'Oise Agricole 28 août 2014 à 08h00 | Par Oise Agricole

Le «cri de désespoir» des éleveursface à la grande distribution

Les éleveurs ont manifesté le 26 août devant le siège social de Leclerc à Ivry-sur-Seine et dans l'un de ses magasins.

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- © L'Oise Agricole

Plus d'une centaine d'éleveursde la FNB (Fédération natio-nale bovine) ont manifesté à Ivry-sur-Seine le 26 août devant lesiège social du distributeur qu'ils considèrent comme le symbolede la «guerre des prix».

«Leclerc m'a tuer», «Voleur» ont écrit les agriculteurs sur la chaussée avant qu'une délégation soit reçue parle secrétaire général de l'ACDLec (Association des centres distri-buteurs Leclerc), Stéphane de Prunelé.

«Nous sommes venus demander des explications», a lancé Pierre Vaugarny, secrétaire général dela FNB devant les CRS qui gardaient l'entrée de l'établissement. Nos animaux ont perdu 300 euros depuis le début de l'année alors que les prix à la consommation continuent d'augmenter». «Nous sommes dans unepériode extrêmement dangereuse.

Nous n'avons plus de trésorerie pour payer nos fournisseurs. Il y a un effondrement des investissements, la machine est en train de se gripper», alerte Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, qui insiste : «Michel Édouard Leclerc ne fait pas la guerre des prix au profit des consommateurs mais des actionnaires qui font partie des plus grandes fortunes de France. C'est le champion de la déflation, dela destruction des PME. La face cachée de Michel-Edouard Leclerc, ce sont toutes ces petites entreprises qui passent chaque semaine à la trique. S'ils n'acceptent pas la baisse, c'est dehors!

 

La guerre des prix tue l'économiede ce pays».Le groupe Leclerc a accepté de participer à une rencontre dans 10-15 jours entre les abatteurs,la FCD (fédération des entre-prises du commerce et de la dis-tribution) et les distributeurs indépendants à la sortie d'une réunion entre éleveurs etmembres du groupe de distribution. Durant cette rencontre demandée par la FNB, le syndicat espère pouvoir traiter «les sujets de fonds de la filière viande bovine», à savoir l'application du label Viande de France, les négociations commerciales, la segmentation des viandes et le manque de professionnalisme en magasin.

Plus tôt dans la journée, les éleveurs, munis de casquettes «Police des viandes», ont pénétré dans un magasin Leclerc, à Vitry-sur-Seine, où les attendait le responsable du magasin et un cordon de CRS qui bloquait l'entrée des salles frigorifiques. Ils ont trouvé des produits étiquetés «Union européenne», assureJean-Pierre Fleury.

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