L'Oise Agricole 11 juin 2014 à 11h27 | Par L'Oise Agricole

Elevage - Amélioration de l’état sanitaire du cheptel grâce à la vigilance collective

Le groupement de défense sanitaire du bétail de l’Oise a tenu son assemblée générale le 27 mai à Clermont.

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- © Jean-Michel Bonczak

En ouvrant cette assemblé générale, le président Jean-Michel Decherf s’est félicité de la reconnaissance des GDS dans le cadre des organismes à vocation sanitaire régionaux.

Le GDS est donc conforté dans ses missions de surveillance et de gestion des maladies animales, en partenariat avec l’administration, les vétérinaires praticiens et les laboratoires d’analyse. La FRGDS (Picardie aujourd’hui !) devra toutefois s’engager dans une démarche d’accréditation (Cofrac) et accepter en son sein toute organisation qui en ferait la demande (ou à la demande de l’État) : abeilles, chevaux, poissons, porcs et volailles…

Alain Pierrard, vétérinaire directeur adjoint de la DDPP, a présenté un bilan très favorable en matière de maladies réglementées. Pas de nouveau cas de tuberculose dans l’Oise (ni dans la région), mais une situation toujours tendue en Bourgogne et Aquitaine, malgré une légère amélioration ; inquiétudes également avec l’apparition d’une douzaine de foyers (groupés) dans les Ardennes, où l’implication de la faune (blaireaux) a été démontrée.

Aucune alerte en matière de brucellose, le représentant de l’administration a même annoncé un allègement de la prophylaxie des ovins désormais quinquennale.

Autre information, la visite sanitaire obligatoire redevient annuelle et le thème retenu pour 2014 est la déclaration des avortements, disposition réglementaire toujours insuffisamment respectée (en particulier chez les petits ruminants où tout reste à faire !).
Enfin, Alain Pierrard a rappelé l’objectif national de réduction de 25 % des antibiotiques en élevage.

La paratuberculose reste un souci
Jean-Michel Bonczak a fait le point sur les programmes de lutte suivis par le GDS. En IBR, plus de 70 % des cheptels bovins sont certifiés indemnes et le nombre d’animaux vaccinés est en baisse notable (moins de 3.000). Il a prévenu que les règles pourraient évoluer dans l’objectif d’une reconnaissance européenne : certification obligatoire et non plus volontaire (pour les élevages sains), contraintes plus sévères pour les élevages infectés.

La paratuberculose reste une préoccupation majeure pour les éleveurs et le GDS ; le directeur a noté cependant une meilleure gestion des réformes grâce au classement des animaux selon leur niveau d’infection.

Il a ensuite présenté une nouvelle méthode de détection des veaux porteurs du virus BVD (maladie des muqueuses) : une analyse systématique dès la naissance par la pose d’une boucle additionnelle qui extrait (emporte-pièce) un fragment de cartilage. Pour moins de 10 € par veau, il rend l’assainissement plus rapide et peut intéresser aussi les vendeurs de génétique ou simplement d’animaux pour l’engraissement : le bovin porteur de la boucle n’est pas IPI et le GDS s’en porte garant en vérifiant que tout veau positif est euthanasié.
Le protocole est disponible dès maintenant dans l’Oise.

Pas de nouvelle maladie en vue
La FCO est un mauvais souvenir et le virus de Schmallenberg (SBV) a tracé sa route vers le sud du pays, laissant derrière lui une immunité apparemment solide. Le directeur a cependant mis en garde contre des résurgences possibles du SBV, recommandant la vaccination aux élevages ovins.

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