L'Oise Agricole 15 janvier 2016 à 08h00 | Par Marc De Sousa

L’agriculture et l’agro-alimentaire continuent de recruter

D’après les chiffres de l’Apecita, le marché de l’emploi agricole et agro-alimentaire reste stable en Nord- Pas-de-Calais-Picardie.

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- © Bruno Compagnon

Au niveau national, le spécialiste de l’emploi et du recrutement en agriculture, agro-alimentaire et environnement a traité plus de 13.000 offres d’emplois en 2015. «Malgré un contexte plutôt morose, l’agriculture et l’agro-alimentaire continuent à recruter dans toutes les filières, dans tous les métiers et à tous les niveaux de qualification, indique Gilbert Keromnes, président de l’Apecita.


Les derniers chiffres macro-économiques montrent que nos secteurs d’activité ont mieux résisté à la crise que d’autres. On constate une stabilité des effectifs, notamment du côté des coopératives agricoles, voire une légère progression chez les industriels privés. J’espère que nous pourrons profiter aussi de la reprise, si elle se confirme.» Ce dernier nuance néanmoins son propos en évoquant des disparités en fonction des régions : «certaines sont plus dynamiques que d’autres».


En Nord-Picardie, les employeurs régionaux ont déposé près de 950 offres d’emplois. «Le flux annuel se maintient en 2015, malgré un léger recul de 5% par rapport à 2014, explique Bertrand Delesalle, délégué régional de l’Apecita. Il n’y a pas de baisse marquée du marché de l’emploi agricole et agro-alimentaire en région ces dernières années.» Et de préciser : «La répartition des offres par région d’origine des employeurs est de 44% pour le Nord-Pas-de-Calais et de 56% pour la Picardie. À noter que pour 15% des offres, le lieu de travail est localisé hors de la grande région.»


Dans le détail, la répartition des offres par domaine d’application du poste s’avère selon lui «relativement classique», avec toutefois une forte représentation de l’agro-fourniture (26% des offres). «Lorsqu’on observe la répartition des offres par catégorie de fonctions, poursuit-il, on remarque qu’en région, les besoins sont importants dans les métiers du conseil et d’animation (conseillers de groupement de producteurs, de Ceta ou encore de Chambre d’agriculture), dans les métiers de la vente (commerciaux et technico-commerciaux), ainsi que dans le secteur de la R&D et l’expérimentation (ingénieurs, chercheurs).»

75 % d’offres en CDI
Par ailleurs, l’agriculture et l’agro-alimentaire sont générateurs d’emplois durables : «Lorsqu’on regarde les offres par type de contrat, indique Bertrand Delesalle, on s’aperçoit que le CDI est toujours très majoritaire, celui-ci représentant les trois quarts des offres traitées. Quant aux CDD (21%), une bonne partie d’entre eux présentent des perspectives de CDI au sein des structures employeurs.»


L’apprentissage et l’alternance ne représentent que 3 % des offres traitées par l’Apecita. Pourtant, «l’apprentissage est une très bonne voie pour faire découvrir le monde de l’entreprise aux futurs salariés, et c’est d’autant plus vrai pour nos métiers, souligne Gilbert Keromnes. Avant, les secteurs agricoles et agro-alimentaires recrutaient en milieu rural. Aujourd’hui, nous embauchons principalement des urbains qui n’ont aucune notion agricole et qu’il faut convaincre à nous rejoindre. D’où la nécessité de communiquer sur nos métiers.»


80 % des candidats ont moins de 35 ans
Concernant les candidats, 1.360 se sont inscrits à l’Apecita auprès de la délégation régionale pendant l’année 2015 (17.000 au niveau national), soit une hausse de 9% par rapport à l’année précédente. «Contrairement à d’autres secteurs d’activités ou d’autres opérateurs sur le marché de l’emploi, nous n’avons pas de problématique senior, souligne Bertrand Delesalle. 80% de nos candidats inscrits ont moins de 35 ans.» En effet, 49% d’entre eux ont moins de 26 ans et 31% sont âgés de 26 à 35 ans.

Enfin, «quasiment un tiers des candidats inscrits (31%) sont déjà en activité et 12% suivent une formation, ajoute le délégué régional de l’Apecita. Près de la moitié (44%) ont un niveau de formation bac + 2 ou 3 et plus du tiers (37%) sont de niveau bac + 5».

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