L'Oise Agricole 08 octobre 2013 à 09h46 | Par OA

Droit de réponse à l’article «Une moisson pour la solidarité» - Nourrir et construire

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M. Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne, apporte «dans un souci d’équilibre et de précision», des éléments de réponse à la suite de l’article publié dans notre édition du 23 août :

«L’article que vous avez publié met en avant le slogan «nourrir ou construire». Le cœur de l’action de l’Agglomération de la Région de Compiègne (ARC) est bien de concilier les deux. L’intercommunalité a fait le choix de nourrir, en créant les conditions favorables aux emplois qui permettront de nourrir non seulement les 72 000 bouches de son territoire, mais aussi les familles des nombreux actifs venant travailler sur notre territoire (qui accueille 40 000 emplois). La zone d’activité concernée dépassera les 1 000 emplois en 2015, ce sera le 4e parc d’activités de l’ARC à franchir cette barre. Ces chiffres confortent notre vision à plusieurs années, qui consiste à proposer des terrains disponibles immédiatement pour répondre aux besoins variés des dirigeants d’entreprises. Ceci suppose que les fouilles archéologiques (qui peuvent durer de 18 à 24 mois) aient été réalisées. Cette réactivité a prouvé son efficacité dans le contexte extrêmement concurrentiel de l’accueil d’entreprises.

Ces richesses créées sont à même d’offrir des débouchés à différentes filières, dont celles du monde agricole, force vive de notre département. Pleinement conscients que cette activité est précieuse, les élus de l’ARC ont choisi l’an dernier une hypothèse de consommation de terres agricoles diminuée d’un tiers dans le cadre du nouveau Schéma de COhérence Territoriale, par rapport aux schémas précédents. L’ARC a décidé notamment d’exploiter les friches militaires et de rendre une vocation agricole ou naturelle à près de 110 hectares existant dans les plans locaux d’urbanisme et plans d’occupation des sols en vigueur. Ce résultat est, de surcroît, à remettre dans le contexte très particulier d’un territoire couvert aux 2/3 par la forêt, limitant ainsi les marges de manœuvre.

La consommation de surface agricole se fera essentiellement dans des communes de la partie centrale de l’agglomération. Cette optique est économe, puisque l’on consomme moins de terrain en construisant par exemple des petits collectifs proches de Compiègne qu’en proposant de grandes parcelles à la vente dans des zones rurales.

Le chiffre avancé d’une centaine d’hectares repris à l’agriculture et non exploités est à ramener à 35 hectares. Ceux-ci sont essentiellement situés sur le Bois de Plaisance et ont été proposés aux agriculteurs qui n’ont pas donné suite. Dans la logique de concertation et de dialogue qui a toujours été la nôtre, nous sommes prêts à échanger sur les conditions de remise en culture des terrains après fouilles archéologiques, en estimant au mieux leur impact. Par ailleurs, je rappelle que sur notre territoire 68 hectares sont actuellement cultivés dans le cadre de conventions d’occupation précaire.»

 

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