L'Oise Agricole 03 mars 2016 à 08h00 | Par Bernard Leduc

Tout faire pour «maintenir les paysans»

La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie est naturellement présente au Salon de l’agriculture, par un stand qui a été inauguré mardi matin 1er mars par Xavier Bertrand. Et elle y est aussi représentée par des éleveurs qui ont été sélectionnés pour le Concours général agricole de Paris et par des producteurs de produits fermiers.

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Xavier Bertrand, président du Conseil régional, a passé la journée du 1er mars au Salon de l’agriculture, en commençant par rencontrer les éleveurs de la région. Il a beaucoup dialogué avec les responsables professionnels, dont ici Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, et Guillaume Chartier, président de la FDSEA de l’Oise.
Xavier Bertrand, président du Conseil régional, a passé la journée du 1er mars au Salon de l’agriculture, en commençant par rencontrer les éleveurs de la région. Il a beaucoup dialogué avec les responsables professionnels, dont ici Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, et Guillaume Chartier, président de la FDSEA de l’Oise. - © Bernard Leduc

«Soyez les ambassadeurs de notre agriculture et de notre belle région» implorait Christophe Buisset, président de la Chambre régionale d’agriculture, lors de l’inauguration du stand de la région au Salon de l’agriculture. Assurément, le message a été très bien reçu par le président du Conseil régional, Xavier Bertrand, qui s’est une fois de plus montré un ardent défenseur de l’agriculture. «Il faut maintenir les paysans. On ne pourra pas conjuguer l’avenir de la France si on ne maintient pas son agriculture» disait-il, rappelant l’aide de 4 millions d’euros décidée par le Conseil régional pour soutenir les éleveurs du Nord-Pas-de-Calais-Picardie, première région de France où une telle décision politique a été prise.

«Bien sûr, ça ne sera suffisant», au regard des difficultés rencontrées par les agriculteurs, les éleveurs en particulier : Xavier Bertrand connaît l’ampleur de la crise, due à la fois à des prix insuffisamment rémunérateurs et à des charges trop lourdes. «Le problème des agriculteurs français, ce n’est pas la productivité, c’est celle de la compétitivité» disait-il, expliquant le travail engagé par le Conseil régional pour aider les agriculteurs à réduire leurs charges, pour maintenir les filières, pour développer la valeur ajoutée par les circuits courts et par des marchés de proximité, en particulier en approvisionnant les cantines scolaires.

Un effort a été demandé aux gérants des cuisines de restauration collective d’acheter en priorité des produits régionaux. Ce travail a été engagé en concertation avec les cinq Conseils départementaux et la même démarche sera menée avec les Unions des maires, a précisé Xavier Bertrand. Il appelait aussi les consommateurs à acheter plutôt des produits locaux, pour leur qualité, faisant ainsi un acte citoyen «même si c’est un peu plus cher et si on est sûr que ça va dans la poche des producteurs».

Avant cette inauguration, il était allé à la rencontre des éleveurs de la région participant au Concours général pour les assurer de son soutien qui se traduit aussi par le maintien souhaité des outils d’aval, comme l’abattoir de Laon par exemple.

La volonté du président du Conseil régional est de maintenir une agriculture dynamique et diversifiée, car celle-ci représente des emplois et fait vivre de nombreuses familles : «derrière l’agriculture, il y a des hommes et des femmes» disait-il, rappelant qu’avec l’agro-alimentaire, l’agriculture représente 130.000 emplois dans la région. «Notre région est riche de tout ça, nous pouvons en être fiers» disait-il en conclusion.

Son discours était donc totalement en phase avec celui de Christophe Buisset, qui avait présenté le formidable potentiel de l’agriculture régionale, par la qualité et la diversité de ses productions, malgré les difficultés conjoncturelles du moment qui entament «la passion des éleveurs».

Il ajoutait que «notre région est aussi un vrai territoire de tourisme, une belle région». Les agriculteurs peuvent en être fiers, disait-il lui aussi, il leur demandait d’en être les ambassadeurs.

La promotion de cette région est faite pendant le Salon de l’agriculture sur ce stand de 550 m2 par 18 exposants, producteurs de produits fermiers et comités de promotion, venus présenter l’offre touristique et faire savourer les produits phares de la gastronomie régionale. Des producteurs locaux profitent de l’occasion pour faire connaître leurs produits et tenter d’organiser des circuits commerciaux.

Cette année est exceptionnelle par le fait du regroupement des deux régions historiques qui composent désormais la nouvelle grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Il n’y a donc plus qu’un stand et pourtant, la belle unité montre encore quelques dissonances, avec des stands ou des documents de promotion qui restent ciblés Nord-Pas-de-Calais ou Picardie, par le réseau Bienvenue à la ferme ou les marques collectives Terroirs de Picardie et Saveurs en Or. «Demain, il y aura une seule boutique» a affirmé Christophe Buisset.

Par ailleurs, le secteur de la pêche était aussi présenté. Lors de l’inauguration de ce stand au Salon de l’agriculture dans ces halls des régions de France, Olivier Leprêtre, président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a rappelé l’importance de ce secteur, pas seulement par le fait que Boulogne reste le premier port de pêche de France. Elle représente aussi «des emplois sur tout le littoral».

Olivier Leprêtre disait être «heureux d’être à côté des agriculteurs, tant nos filières se ressemblent».Il disait aussi que les pêcheurs partagent avec les agriculteurs les mêmes problèmes liés entre autres aux aléas climatiques et surtout au «mille-feuille administratif».

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