L'Oise Agricole 15 janvier 2016 à 08h00 | Par Bernard Leduc

Fusion de l’Institut LaSalle Beauvais avec l’Esitpa

Le rapprochement de l’Esitpa et de l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais permet de former un établissement davantage à la mesure des enjeux du monde agricole et de l’enseignement supérieur, en regroupant des compétences de haut niveau en agriculture, alimentation et santé, géologie et environnement.

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Philippe Lebrun vice-président de l’Institut LaSalle Beauvais-Esitpa, et Philippe Choquet, directeur général. La naissance de l’Institut polytechnique LaSalle-Esitpa a été présentée le 6 janvier, le matin à l’APCA à Paris, et le soir à Beauvais lors d’une conférence de presse.
Philippe Lebrun vice-président de l’Institut LaSalle Beauvais-Esitpa, et Philippe Choquet, directeur général. La naissance de l’Institut polytechnique LaSalle-Esitpa a été présentée le 6 janvier, le matin à l’APCA à Paris, et le soir à Beauvais lors d’une conférence de presse. - © Bernard Leduc

Une nouvelle école est née au 1er janvier 2016 de la fusion de deux grandes écoles d’ingénieurs en agriculture et sciences de la terre, dont le nom reste pour l’instant l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais-Esitpa. Une nouvelle marque sera créée dans le courant de l’année. Les deux structures de base partageant les mêmes valeurs et la même vision sur l’enseignement et la recherche, cette fusion a été rapidement négociée, au cours du dernier trimestre 2015, et votée à l’unanimité par l’APCA, puisque l’Esitpa fonctionnait sous l’égide des Chambres d’agriculture, et par le conseil d’administration de l’association de gestion LaSalle Beauvais. Ce rapprochement sera un atout pour accompagner les mutations technologiques de l’agriculture et avoir plus de visibilité en France et à l’international. «On commence à peser» dit son directeur, Philippe Choquet.

L’Esitpa et LaSalle Beauvais mettent ainsi en commun, sous une gouvernance unique, leurs chaires d’enseignement, leurs unités de recherches, leurs 14 formations diplômantes (ingénieurs, techniciens, masters en agriculture, alimentation et santé, géologie et environnement) et leurs partenariats avec les universités étrangères. Mais les activités seront maintenues et développées sur les deux sites existants, qui étaient ceux de l’Esitpa à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, et de l’Institut LaSalle à Beauvais. En septembre prochain, un seul concours d’entrée sera organisé et les diplômes communs seront délivrés aux étudiants en fin de cycle. Pour les étudiants, la mutualisation de l’enseignement se fera surtout pour les deux années de master, au cours des 4e et 5e années.

Cela en fait en France la plus grande école associative dans les sciences de la vie, de la terre, de l’agro-alimentaire et de l’environnement, avec un total de près de 2.500 élèves-ingénieurs - loin pourtant d’autres grandes écoles des mêmes filières d’enseignement d’Europe ou du Monde. L’objectif est aussi de renforcer les moyens, au service de l’enseignement et de la recherche, tout en compressant certaines charges

Ce nouveau pôle mobilisera les compétences des deux structures et leurs réseaux, celui des Chambres d’agriculture - l’APCA est désormais membre de droit de l’association de gestion - apporté par l’Esitpa, et le réseau mondial d’enseignement supérieur La Salle, auquel appartient LaSalle Beauvais. Il va apporter aux étudiants un éventail de formations plus large, avec une ouverture à l’international. Les quelque 150 enseignants-chercheurs auront des moyens de recherche renforcés, grâce à une mutualisation des équipements et des ressources.

Le directeur général est Philippe Choquet, celui de l’Institut LaSalle depuis 1999, et le nouveau président est Sébastien Windsor, agriculteur à Vieux-Manoir (76), président de la Chambre d’agriculture de Seine-Maritime et qui était le président de l’Esitpa depuis 2013.

«Cette fusion s’inscrit dans une stratégie de croissance, notre objectif est de constituer une école d’ingénieur leader en France dans les sciences de la vie, de la terre et de l’environnement, attractive pour les étudiants, visible pour les entreprises et d’être plus forts, ensemble, pour relever les défis d’un développement durable» dit Philippe Choquet, qui va chercher à conforter dans un plan stratégique 2016-2024 les partenariats dans les régions Picardie-Nord-Pas-de-Calais et Normandie, en particulier dans les conseils régionaux.

 

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