L'Oise Agricole 05 février 2014 à 08h00 | Par L'Oise Agricole

Technologie - Les caméras embarquées se démocratisent

Nouvelle technologie Élément de sécurité ou de confort, l'utilisation des caméras sur les outils se justifie. Il en existe de nombreux modèles, pour tous les goûts et tous les budgets.

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Certains constructeurs vont plus loin en proposant une vue à 360° autour de la machine, à l’aide de plusieurs caméras et d’un logiciel qui retranscrit instantanément les différentes vues retravaillées.
Certains constructeurs vont plus loin en proposant une vue à 360° autour de la machine, à l’aide de plusieurs caméras et d’un logiciel qui retranscrit instantanément les différentes vues retravaillées. - © HVS

Depuis quelques années, les caméras envahissent les matériels agricoles. On en retrouve sur tout type de machines (moissonneuse-batteuse, arracheuse de betteraves ou pommes de terre, tracteur, semoir, presse) et à tous les endroits, même les plus improbables, généralement sans visibilité depuis le poste de conduite (arrière d'un véhicule, trémie de semoir, système de débardage d'une arracheuse de betteraves...).

Les caméras de surveillance installées sur les machines agricoles ont pour rôle de sécuriser les lieux, d'apporter du confort au conducteur en lui évitant de se contorsionner pour apercevoir l'extrémité ou l'arrière de la machine et d'améliorer la productivité en profitant de la caméra pour peaufiner d'éventuels réglages.

Proposées le plus souvent en option par les constructeurs, il est possible de les faire monter a posteriori chez son concessionnaire ou de les installer soi-même. Le montage des modèles simples n'est pas plus compliqué qu'un autoradio.

De 250 à 800 euros
Comme les téléviseurs ou les smartphones, leur prix est devenu plus abordable. Comptez entre 250 et 800 euros pour une caméra et un écran de contrôle, sans le montage.
S'il y en a pour tous les porte-monnaie, la qualité est parfois aléatoire, à commencer par la résistance aux chocs et l'étanchéité des caméras. Toutes sont classées suivant un indice de protection (IP) de deux chiffres. Le premier, de 0 à 6, correspond au niveau de protection contre les corps solides, les poussières, et le second, de 0 à 9, contre les liquides. En agricole, on retrouve majoritairement les indices les plus élevés.

En cabine, le chauffeur dispose bien souvent d'un écran couleur de sept pouces auquel sont reliées les caméras par un câble coaxial. La résolution de l'écran doit être légèrement supérieure à celle de la caméra, pour ne pas dégrader la qualité d'image.

Multi-affichage
La plupart des écrans proposent un effet miroir pour les caméras qui ne sont pas dans le sens de la marche et le multi-affichage, pour le contrôle de plusieurs vues simultanées. Avec les modèles haut de gamme, certaines vues s'affichent automatiquement dès qu'une fonction est enclenchée : marche arrière, déploiement de la vis de vidange...
«Accessoire simple mais efficace, le pare-soleil profond est indispensable pour ne pas altérer la qualité du rendu à l'écran», précise Patrick Dury, de la société Motec.
La nuit, certaines caméras disposent de leds intégrées, à allumage automatique ou non, tandis que d'autres, au capteur de sensibilité plus évolué (0,3 Lux) que l'oeil humain (1 Lux), se contentent d'une légère source de lumière générée par les feux arrière du tracteur ou mieux, les phares de travail.            G. Coisel

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