L'Oise Agricole 03 décembre 2015 à 08h00 | Par Bernard LEDUC

Une mauvaise année pour les planteurs de betteraves

Dans l’Oise, l’année betteravière va se solder par un revenu en nette baisse. Analyse de Gilles Bollé, planteur à Cambronne-lès-Clermont, président du Syndicat betteravier de l’Oise.

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- © L'oise agricole

Où en est la campagne betteravière ?

Gilles Bollé - Les arrachages se terminent ; il ne restait en début de cette semaine que quelques centaines d’hectares à récolter dans le département. Il faut noter les très bonnes conditions d’arrachage et de débardage tout le long de cette campagne.

 

L’année 2015 restera marquée par un stress hydrique jamais connu pour notre culture. D’ailleurs, nous observons des rendements très moyens, inférieurs à la moyenne quinquennale, puisqu’au final, notre rendement moyen départemental devrait être inférieur à 80 t à 16 °/ha. Cette moyenne cache d’importantes disparités, certains planteurs ayant démarré les arrachages avec des niveaux rarement observés.

Ce sera l’un des plus mauvais rendements betteraviers français !

Le résultat économique sera lui aussi mauvais puisqu’à cette situation, vient s’ajouter une chute des prix des sucres.

 

Quel sera le revenu des planteurs ?

G.B. - Sur les betteraves sucre du quota, notre chiffre d’affaires se limite aux 78 tonnes à 25,40 €. Viendront s’ajouter les tonnages supplémentaires s’il y en a, ou sous contrat pour les betteraves alcool ou pour usages industriels, qui seront valorisées entre 20 et 22 € la tonne, selon les entreprises. Et nos charges ont continué à augmenter.

 

Quelles sont les perspectives pour les planteurs de l’Oise ?

G.B. - On arrive à la fin des quotas, chacun le sait. C’est pour 2017, rien ne change pour la prochaine campagne. L’incertitude, c’est pour après. Les négociations sont en cours au niveau national entre la CGB et les fabricants, pour l’accord interprofessionnel sur les volumes et sur les prix. Nous attendons des précisions de la part de l’Union européenne quant à la faculté des planteurs à négocier collectivement.

L’embellie actuelle sur le marché du sucre nous permet pour l’instant d’espérer une meilleure valorisation de nos betteraves 2015, sans pour autant arriver à un niveau suffisant pour obtenir un supplément de prix.

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