L'Oise Agricole 08 janvier 2015 à 08h00 | Par L'Oise Agricole

Du social dans les campagnes, un modèle qui fonctionne encore

Depuis 1949, les adhérents à la MSA élisent leurs 25.000délégués. 2015 sera une année d’élection. Reste à mobiliser le monde agricole autour de ces élections qui se dérouleront du 12 au27 janvier. Dans une campagne où de moins en moins d’agriculteurs sont présents, la priorité des délégués reste de mettre du lien entre tous.

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La MSA, ce n’est pas seulement des cotisations, c'est aussi un ensemble de prestations santé, famille et retraite.
La MSA, ce n’est pas seulement des cotisations, c'est aussi un ensemble de prestations santé, famille et retraite. - © Emilie Durand

Pour la première fois depuis 1949, les adhérents pourront voter par Internet. Concrètement, chaque adhérent de la MSA vote dans son canton pour un candidat ou une liste de candidats.

Les électeurs sont répartis en trois collèges : le 1er collège d’exploitants ou chefs d’entreprise agricole non employeur de main-d’oeuvre ; le 2e collège de salariés de l’agriculture dans les secteurs de la production, de la transformation ou des services et le 3e collège, employeurs de main-d’oeuvre.

Déficit d'image

Même si des avancées sociales majeures se sont mises en place en 2014, comme les indemnités journalières pour les exploitants agricoles ou encore la revalorisation des petites retraites, la MSA a du mal à redorer son blason.

«J’essaie pourtant de montrer aux agriculteurs que l’argent investi n’est pas à fonds perdu. Quand il y a des gros prélèvements de cotisations, il faut expliquer aux agriculteurs à quoi ça sert et aussi les accompagner au quotidien dans la sécurité de leur exploitation, leur travail, leur santé…»,explique Jérôme Grivot, délégué MSA Ardenne-Meuse.

Rôle des délégués

Les délégués bénévoles se définissent vraiment comme le relais de l’information auprès des assurés et des caisses. «A l’heure, où on n’a jamais eu autant de facilité à échanger, les gens n’ont jamais été aussi seuls», remarque Philippe Moinard,administrateur de la MSA Sèvres-Vienne et à la Fnsea. De son côté, Gérard Fauche, élu de la MSA Haute-Normandie, tente de rapprocher les retraités et les jeunes de son canton en les faisant cuisiner ensemble. Autour des plats quimijotent, chacun s’échange les nouvelles, les conseils gastronomiques mais aussi les techniques de la ferme.

Il est vrai qu’avec la baisse du nombre d’habitants dans les campagnes, un service public moindre,l’éloignement des hôpitaux, le milieu rural s’appauvrit. Même si de nombreuses maisons de soins se sont installées en milieu rural grâce à la MSA, le rôle des délégués continue d’être primordial pour éviter l’isolement.

Vers un régime général pour tous ?

La MSA est la seule organisation à gérer l’ensemble des risques au profit de ces deux populations : les salariés et les non-salariés agricoles. Elle verse les prestations d’assurance maladie, d’assurance vieillesse, d’accidents du travail et les prestations familiales. Elle recouvre également les cotisations correspondant à ces risques.

Philippe Moinard de la Fnsea pense que ce serait «une erreur» de fusionner régime agricole et régime général. «On arrive encore à avoir des gens qui se soucient du social, c’est une chance», ajoute-t-il avec entrain.

Malgré tout, la MSA continue sa mission.

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