L'Oise Agricole 30 juillet 2015 à 08h00 | Par Gérard Braure

La sécheresse aggrave les difficultés des éleveurs

La procédure de reconnaissance calamités agricoles pour l'Oise a démarré. Le préfet s'est rendu sur le terrain jeudi dernier.

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La délégation s'est rendue à La Chapelle-aux-Pots, sur l'exploitation de Bruno Lucien et de son fils Alexandre, et à Hodenc-en-Bray, sur celle d'Éric Juttier.
La délégation s'est rendue à La Chapelle-aux-Pots, sur l'exploitation de Bruno Lucien et de son fils Alexandre, et à Hodenc-en-Bray, sur celle d'Éric Juttier. - © Gérard Braure

Guillaume Chartier, président de la FDSEA avait alerté:la sécheresse est un facteur aggravant à la crise des prix. À mi-juillet, les troupeaux sont sur des paillassons et leurs rations alimentaires sont apportées comme en hiver. S'ajoute le stress sur les maïs qui fleurissent à 70 cm. C'est sur 2 exploitations voisines en Pays de Bray, l'une axée sur le lait et l'autre sur la viande, que le préfet, Emmanuel Berthier, a partagé le constat.

Aux agriculteurs-éleveurs d'expliquer les conséquences de manques de stocks de report après cette campagne calamiteuse. Toute l'équipe du bureau de la FDSEA s'est mobilisée pour débattre des sujets de fond qui touchent les agriculteurs. Nadine Lefèvre, conseillère départementale, se dit préoccupée de l'avenir de l'élevage dans ce pays de prairies.

En allusion au plan d'urgence annoncé la veille, Guillaume Chartier précise que les éleveurs travaillent avec des prêts courtsterme de campagne, il serait plus sain de les affranchir de leurs difficultés financières en obtenant le report d'annuité en fin de tableau d'amortissement.

Pour Pascal Foucault, les organisations économiques doivent être renforcées face à des «monstres industriels» qui ont au-dessus d'eux des «monstres de grandes enseignes».

Il faut que les agriculteurs se donnent des moyens de captation de valeur ajoutée sur leurs produits. Alors que les instruments de contrôle départemental sont supprimés, le rôle des pouvoirs publics devrait être de jouer les régulateurs des marges au niveau de chacun des maillons des filières. Pourquoi le marché intérieur en France ne marche-t-il pas comme en Allemagne ? s'exclame Thierry Fraiture.

Christophe Beeuwsaert a voulu témoigner du fonctionnement de la cellule agriculteurs en difficultés, très à l'écoute. Des études de comptes prévisionnels devraient être menées alors que les comptes de clôture comptables sont en décalage.

Les Jeunes Agriculteurs souhaitent que l'on admette en faveur des associés une rémunération privée dans ces comptes.

En cette année difficile, l'investissement va se faire sur les charges supplémentaires d'alimentation du bétail, une adaptation fiscale devrait être envisagée dans le cadre de la loi Macron.

Sur la fiscalité TFNB, le préfet relaie auprès du Trésor public la demande de dégrèvement foncier pour évènement exceptionnel. Enfin, il assure de la réactivité du service économie agricole de la DDT pour répondre favorablement à toutes les questions des agriculteurs qui en appellent au bon sens.

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