L'Oise Agricole 09 avril 2014 à 09h45 | Par L'Oise Agricole

Commercialisation - Exportation de blé vers pays tiers : la France doit adapter son offre

L' offre française de blé ne répond pas suffisamment aux critères qualitatifs de nos clients potentiels, notamment pour la protéine.

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Le blé français souffre de son modeste taux de protéines.
Le blé français souffre de son modeste taux de protéines. - © JC Gutner

Le dernier conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer, prévoyait un chiffre d’exportation française de blé vers les pays tiers de 11,4Mt. Parvenir, dans l’avenir, à consolider un objectif de 12 Mt ne semble donc pas irréaliste, à condition que nos exportations s’adaptent aux demandes d’un marché mondial évolutif. France Export Céréales a organisé, le 1er avril, une réd’information.

La France, même si elle demeure le  premier exportateur européen, a vu sa part de marché tombr à 37 . Alors que l’Allemagne a progressé de 1 Mt, à 2,42 Mt et que la concurrence de nos partenaires de l’Est de l’UE s’est révélée redoutable, notamment la Roumanie qui a sorti 3,1 Mt contre 947 000 t au 1er janvier 2013, essentiellement en direction de l’Egypte.
Les facteurs conjoncturels sont certes intervenus dans cette évolution incertaine des exportations  françaises, mais ils ne sont pas les seuls.
La production française pêche par certaines lacunes face à une demande mondiale de plus en plus exigeante, notamment en
matière de qualité. Le blé français souffre d’un handicap majeur en raison de son modeste taux de protéines, les pays importateurs se montrant de plus en plus exigeants sur ce critère.

Beaucoup d’atouts quand même
D’autres critères se manifestent aussi, comme la baisse du taux d’humidité imposée depuis peu par l’Egypte. S’aligner sur des exigences qualitatives qui ne sont d’ailleurs pas réclamées seulement par l’Egypte, n’est pas insurmontable, à travers des variétés plus protéinées, par exemple. Cela étant, il ne faut pas non plus envisager sous le seul angle négatif les capacités du blé français. La France offre, notamment à ses clients l’avantage d’une régularité de production exceptionnelle. Ce que ne garantissent pas nos
concurrents du bassin Mer Noire, voire des Etats-Unis, du Canada ou de l’hémisphère Sud soumis parfois à des évènements climatiques dévastateurs.
Globalement la qualité boulangère de nos blés, mis à part les quelques défauts corrigibles précités, est bonne et la filière performante. D’ailleurs des clients comme l’Algérie, le Maroc, l’Afrique de l’Ouest, qui privilégient la qualité par rapport au prix, composent la base de notre clientèle. Une clientèle à préserver car elle suscite la convoitise d’autres grands exportateurs, ceux de la Mer noire, en particulier.

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