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N°1326 (23)

08 juin 2018 | Semaine 23 1326
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L'édito

Bernadette Bréhon et Régis Desrumaux, secrétaires généraux de la FDSEA 60

Pour nos revenus !

Les agriculteurs de France façonnent de splendides paysages et participent activement à la biodiversité. Nos produits sont de qualité, ils sont reconnus dans tous les pays pour cela. Alors pourquoi notre gouvernement ,qui dit «vouloir défendre l’agriculture», fait-il le contraire de ce qu’il prône ? Les importations massives et distorsives sont insupportables ! Le gouvernement doit enfin définir un cap clair. Il ne peut pas d’un côté imposer plus de charges, plus de contraintes et plus d’exigences aux agriculteurs français et, de l’autre, casser les marchés, faire baisser les revenus en ouvrant nos frontières à tout va sur l’hôtel d’un ultralibéralisme qui laisse les consommateurs consommer de la viande dopée à on-ne-sait-quoi et des céréales produites sur des standards très éloignés des nôtres. L’huile de palme est l’exemple de trop. La goutte d’huile de palme qui fait déborder un vase déjà plein. Un exemple sur lequel les citoyens nous suivent. Comment peut-on justifier ces importations qui génèrent plus de déforestation là-bas ? et qui met à mal toutes nos filières ici ? moins de colza et moins de tourteaux pour nos animaux ! Alors, oui, c’est le moment de dire «Stop». Refusons que soit importée l’agriculture dont nous ne voulons pas ! Il nous faut tous réagir, nous mobiliser pour défendre notre agriculture, nos productions, nos revenus ! La semaine prochaine, nous comptons sur vous ! Nous avons besoin de vous, nombreux, pour défendre nos revenus !

N°1325 (22)

01 juin 2018 | Semaine 22 1325
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

A l'Action

Oui, c’est le moment d’agir. Ne nous y trompons pas. Depuis plus d’un an nous travaillons sur le projet de loi «Etat généraux de l’alimentation» pour défendre nos revenus. Nous avons obtenu des avancées… certes ! Nous devons les souligner. Mais nous restons dans une contradiction complète. Le gouvernement ne garde qu’un mot à la bouche : la durabilité ! Mais comment être «durables» sans revenus ? Comment être «durables» sans compétitivité ? Comment être «durables» alors que sans cesse on nous ajoute des charges et des contraintes et que les importations distorsives se poursuivent sans limites ? Ce qui se passe avec Total, qui transforme son usine de la Mède dans les Bouches du Rhône pour incorporer de l’huile de palme dans nos moteurs est très symptomatique. Nous ne pouvons pas laisser passer cela. Un tiers de notre production de colza est menacée. Les consommateurs et les citoyens nous soutiennent sur ce thème. Il est symbolique de toutes les distorsions que nous subissons en grandes cultures comme en élevage. Ainsi aussi des importations de viandes d’Amérique du sud. Ou des conditions de production, juste à nos frontières Belges, qui n’ont rien à voir avec les nôtres. Le gouvernement doit se remettre en cohérence et enfin prendre en compte ces enjeux de compétitivité. Oui, c’est le moment d’inverser la vapeur. De créer un rapport de force pour faire entendre notre voix. J’en appelle à tous ! Mobilisons-nous !

N°1324 (21)

25 mai 2018 | Semaine 21 1324
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L'édito

Guillaume Chartier, résident de la FDSEA60

Énormes attentes

Ça y est ! Le texte du projet de loi faisant suite aux Etats généraux de l’alimentation est en débat à l’Assemblée Nationale. Nous avons beaucoup travaillé pour que ces EGA donnent des résultats mesurables et efficaces pour le revenu des agriculteurs. Notre revendication pour inverser la logique de négociation des prix va dans ce sens, en partant de la base pour construire le prix et en intégrant des indicateurs de coûts de production. La balle est maintenant dans le camp des élus. Le ministre de l’Agriculture a créé d’énormes attentes en affirmant que la construction des prix en marche avant était une révolution. Place aux actes maintenant ! Le Président Macron doit être à la hauteur et répondre à ces attentes. Mais déjà nous regrettons qu’ici et là dans le texte de nouvelles charges soient créées. Ce n’est pas un bon signe. Les parlementaires se trompent de combat lorsqu’ils oublient que la première difficulté c’est le revenu des agriculteurs. Pour peu que nous en ayons les moyens économiques et les solutions techniques et agronomiques, les agriculteurs ont toujours démontré leur capacité à répondre aux attentes. Mais ces préalables ne sont aujourd’hui pas réunis. La France n’est pas dans la bonne logique lorsque pour répondre aux attentes des consommateurs, elle contraint plus et nous fragilise face à une concurrence totale. Pour preuve, cette contradiction absurde avec l’huile de palme dans nos moteurs qui menace nos filières colza ! Nous verrons donc les résultats des 50 heures de débat, et nous jugerons sur pièce.

N°1323 (20)

17 mai 2018 | Semaine 20 1323
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Chaud et froid

Ce n’est pas la météo que je veux évoquer. Même si la météo aussi souffle en ce moment le chaud et le froid. Des initiatives positives sont menées dans notre département pour le développement de l’agriculture de demain, c’est bien. Nous devons saluer, soutenir et contribuer à ces initiatives. Au-delà, notre préoccupation première, ce sont les agriculteurs aujourd’hui. Oui, je veux alerter chacun. Les déclarations de principe auprès des agriculteurs ne sont que du vent ! Ce que nous attendons, c’est plus de prix et moins de charges. Ce que l’on nous donne lorsque l’Union européenne propose une baisse du budget Pac, c’est moins de protection. Ce que le gouvernement nous offre lorsqu’il refuse les indicateurs de coûts de production, c’est moins de prix et moins de revenus. Lorsqu’il ne s’oppose pas à l’huile de palme dans le diesel, c’est encore moins de revenus pour les producteurs et plus de charges pour les éleveurs qui vont devoir importer des protéines pour l’alimentation animale. Et le plan phytos, encore des charges et des contraintes en plus ! Ainsi, si les discours peuvent paraître beaux… les actes sont contraires ! Et nous les dénonçons, sans être écoutés, à peine même entendus. J’entends un certain fatalisme dans la campagne ? Il faut y résister. Si nous ne faisions rien, personne d’autre ne le fera pour nous. Alors, oui, trouvons le ressort pour nous exprimer. Redevenons collectivement militants pour l’avenir de notre métier. Nos mobilisations sont nécessaires pour récupérer un revenu et non un combat pour conserver des acquis. Sans chacun, toute action ne sera pas grand-chose.

N°1319 (16)

20 avril 2018 | Semaine 16 1319
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

Chauffer les canons

Le positionnement de Monsieur le Préfet de l’Oise en assemblée générale de la Fédération des chasseurs fait, depuis quelques jours, l’objet de critiques très ciblées. Un point nous concerne dans la pétition déposée contre le préfet par ceux qui estiment qu’il prendrait une position en faveur de la chasse à courre. Oui, il faut «faire chauffer les canons». La chasse est un outil de régulation du gibier. Or, dans notre département, le gibier, le gros gibier, le sanglier en particulier, prolifère de manière excessive. Les dégâts de sangliers ne cessent de croître.

Les surfaces de production agricole détruites sont chaque année plus importantes. Le préjudice est financier, pour les agriculteurs, mais pas seulement. Il est aussi moral. Car lorsque l’on voit son travail ainsi détruit, c’est dur. Alors, oui, le positionnement de Monsieur le Préfet de l’Oise est aussi un signe fort et positif. C’est bien le signe que l’État joue pleinement son rôle lorsque son plus haut représentant dans le département rappelle qu’il faut se donner les moyens d’atteindre les objectifs du schéma cynégétique, c’est-à-dire limiter les dégâts. Et pour se faire, il n’y a pas cinquante solutions : il faut diminuer les surpopulations.

Ensemble, agriculteurs et chasseurs, nous pouvons partager bien des objectifs, à la fois de réduction des surpopulations de grand gibier et, en même temps, de développement des populations de petit gibier. Chacun a son travail à faire et l’État fait également le sien en invitant à réduire les populations de sangliers.

 

N°1318 (15)

13 avril 2018 | Semaine 15 1318
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L'édito

Pierre Potier, président de Jeunes Agriculteurs de l’Oise

EGA : la mobilisation continue

Le projet de loi faisant suite aux États généraux de l’alimentation a été examiné par la Commission développement durable de l’Assemblée Nationale les 27, 28 et 29 mars dernier.

Nos syndicats JA et FDSEA sont d’ores et déjà mobilisés auprès des députés de notre département pour que les attentes des agriculteurs de l’Oise soient exprimées. De nombreux points sont insatisfaisants dans ce projet de loi ,tels que l’interdiction du glyphosate à compter du 1er juillet 2021 sans possibilités de dérogations alors que nous n’avons pas toutes les solutions pour le remplacer, le renforcement des mesures en faveur du bien-être animal limitant les déplacements d’animaux à 8 heures sur le territoire national ou encore l’interdiction de commercialiser des œufs issus de poules pondeuses élevées en cage à partir du 1er janvier 2022 alors que la filière poules pondeuses finit seulement de payer les dernières mises aux normes.

La liste est malheureusement encore longue, mais nos syndicats, soucieux de préserver une agriculture performante d’un point de vue technique, économique et environnemental, ont fait part de leurs remarques et amendements aux députés de notre département dans un courrier.

Nous ne lâchons rien !

 

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