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185 anciens numéros

N°1289 (37)

22 septembre 2017 | Semaine 37 1289
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Des traces...

Ainsi, une association aurait procédé à des recherches scientifiques et décelé des traces de pesticides dans la moitié des trente aliments testés. Voilà qui interpelle. D’abord, sur la qualification de ladite association à mener des expériences avec la rigueur scientifique requise. Ensuite, sur la formidable capacité des médias généralistes et grand public à se faire l’écho de ces résultats, comparé au silence assourdissant qui entoure les communications des agences scientifiques publiques sur le même sujet. D’autre part, sur la négation de la moitié du résultat: en effet, la moitié des aliments ne contient aucune trace du produit recherché. Enfin, le manque complet de recul quant aux résultats eux-mêmes : à l’état de «traces», nous sommes très loin des doses maximales admissibles, en-dessous de 250 fois la norme européenne fixée ! Les «traces» ne comportent donc aucun danger pour la santé.

Sauf à en consommer des quantités astronomiques en un temps record. Et pourtant, toute la communication tend à faire croire le contraire. Tout cela montre l’extrême sensibilité de l’opinion aux peurs qu’agitent des associations peu scrupuleuses. La raison a disparu du débat public au profit de l’émotion et on en arrive, dans notre société, à ce qu’un mensonge répété à l’infini se transforme en vérité. Dans un tel contexte, nos élus sauront-ils prendre le recul nécessaire et faire triompher la raison sur la passion ? Nous devons tout faire pour les y convaincre.

N°1288 (37)

14 septembre 2017 | Semaine 37 1288
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

Glyphosate

Stéphane Travert, aux Terres de Jim, a passé un long moment sur le stand FDSEA. Que veut-il dire lorsqu’il insiste sur la défi nition d’une trajectoire ? De quelle trajectoire parle t-il ? Je veux ici dire BRAVO et MERCI aux Jeunes Agriculteurs qui se sont investis pour Terres de Jim ainsi qu’à tous les bénévoles et partenaires. Cela a été une formidable vitrine de notre métier et nous avons eu 3 jours pour échanger sur tous les sujets qui font question pour notre profession. Parmi ceux-ci, les annonces de Nicolas Hulot et son positionnement contre le glyphosate. Nicolas Hulot ment. Contre l’avis des agences sanitaires françaises, européennes, allemandes, il met en péril notre agriculture.

Au-delà des postures politiques, le gouvernement doit avoir le courage de voter en faveur du renouvellement du glyphosate. Conformément aux engagements du candidat Macron, le Président doit s’engager pour que les activités économiques en France ne subissent, ni surtransposition, ni contraintes supplémentaires aux règles européennes. Le coût économique du retrait du glyphosate serait de 1 milliard d’euros. En plus, sans glyphosate, des pratiques favorables à l’environnement seront encore compromises. Oui, le glyphosate est aujourd’hui vital pour nos exploitations et la position de la France doit donc être claire et aux côtés de ses agriculteurs. Souhaitons que ce soit bien cela la trajectoire souhaitée par le ministre de l’Agriculture. Nous nous battrons dans cet objectif avec toute la détermination qui s’impose vu l’importance de l’enjeu!

N°1287 (36)

08 septembre 2017 | Semaine 36 1287
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L'édito

Guillaume Chartier, Président de la FDSEA de l’Oise

Nous vous en parlons depuis 9 mois chaque semaine. Nous y sommes! L’évènement agricole européen, c’est à Margny-Lès-Compiègne ce week-end et dès aujourd’hui. Voici plus d’un an que nos collègues Jeunes Agriculteurs se préparent, organisent et sont mobilisés pour la réussite de cet évènement qui sera une vitrine de notre métier et le centre de convergence de tous les décideurs agricoles de France pendant 3 jours. Pôle animal, pôle végétal, marché agricole, jeux pour les enfants, concessionnaires, village des organisations agricoles… tout le monde sera présent à Terres de Jim et même s’il devait y avoir un peu de vent ou quelques gouttes, nous comptons sur tous les agriculteurs de l’Oise pour en faire un évènement inoubliable et une belle réussite.

Terres de Jim sera aussi l’occasion d’échanger avec les politiques qui seront présent, dont le ministre de l’Agriculture qui fera sa première visite dans l’Oise. Terres de Jim est ouvert à tous, organisé pour tous et tout le monde y trouvera de quoi faire. Passez l’info à vos proches, vos voisins qui auraient raté l’une des milliers d’affiches installées partout dans le département ! Rien de tel pour communiquer sur notre métier et nous en avons bien besoin pour retisser des liens et répondre aux esprits chagrins que l’on croise parfois et qui ne comprennent plus les réalités de notre activité. Bravo aux Jeunes Agriculteurs pour cette formidable initiative d’organiser les Terres de Jim dans l’Oise et rendez-vous à tous, vendredi, samedi et dimanche à Margny-Lès-Compiègne !

N°1281 (30)

28 juillet 2017 | Semaine 30 1281
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Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Le dernier cadeau Le Foll

Nous espérions pouvoir oublier les années Le Foll. Mais pas si vite. Au-delà des difficultés profondes dont il faut que notre agriculture se redresse, au-delà de l’absence de projet pragmatique du précédent gouvernement dont il faudra quelques temps pour se remettre, Le Foll nous a laissé un cadeau empoisonné et caché. 853 millions d’euros d’insincérité budgétaire ! 853 millions d’euros non budgétés en face des engagements pris pour le règlement des indemnités de compensation des handicaps naturels (ICHN).

La France doit, d’ici le 1er août, notifier à Bruxelles ses engagements sur la Pac. Notre position est on ne peut plus claire : il n’est pas question de modifier l’équilibre de la Pac par un transfert entre piliers. Il n’est pas question que les agriculteurs aient à payer cette «insincérité» budgétaire. Par exemple, une augmentation du taux de prélèvement pour paiement redistributif sur les 50 premiers hectares pour couvrir cette «bourde budgétaire» ne ferait aucune illusion. Nous n’en serions pas dupes. L’État doit tenir ses engagements, respecter la parole républicaine et le contrat budgétaire passé.

Alors que viennent de s’ouvrir les États généraux de l’alimentation, cela serait un formidable signal négatif que de commencer par une décision budgétaire pénalisante pour nous, agriculteurs, qui n’en avons vraiment pas besoin, surtout en ce moment ! Les agriculteurs ont besoin de plus de prix, de moins de charges et d’une ligne stratégique de la part d’un État qui doit respecter sa propre parole. À suivre…

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