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N°1344 (41)

11 octobre 2018 | Semaine 41 1344
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L'édito

Joël Bomy, figure emblématique du syndicalisme agricole, est mort

À l’âge de 66 ans, Joël Bomy, ancien agriculteur de l’Oise et symbole de la FDSEA 60, est décédé d’une crise cardiaque.

À l’âge de 66 ans, Joël Bomy, ancien agriculteur de l’Oise et symbole de la FDSEA 60, est décédé d’une crise cardiaque.

«Salut l’artiste ! Joël, t’es parti. Ton nom, Bomy, exprime pour nous la joie, la tendresse, la gentillesse. Un nom que tout le monde applaudissait alors que tu nous faisais tant rire avec ton numéro digne des Coluche, Fernandel, Bourvil lors de l’assemblée générale de la Fédé.

«Joël, non, non, tu ne peux pas dire ça. Non, attends, enlève cette phrase. Joël attention, il y a le préfet dans la salle. Arrête de taper sur les fonctionnaires : il y a le directeur de l’agriculture, il y a les services fiscaux, il y a aussi les services vétérinaires. Tu vas trop loin !» répètais-je.

Et Joël me répondait :

«Mais non ma p’tite Yvette. J’tape pas sur eux. Regarde, j’ai pas d’arme, j’ai que mes papiers ! Et pis, tu l’sais, j’suis pas un méchant.»

Dans la salle, nous étions 400, 500 paysans, même 600 les années à «réforme de la Pac». Il y avait les discours des présidents, et puis les questions. Joël levait la main, Gérard ou Willy lui tendaient le micro. Et comme il avait toujours très consciencieusement préparé «ses» discours, Joël montait à la tribune lentement, le sourire malicieux vers la salle. Christian Patria, Jean-Baptiste Soufflet, Jean-Luc Poulain et ceux qui ont suivi se souviennent des topos de Joël en assemblée générale ! On retenait son souffle. Joël était pendant ces moments-là le «patron». Le patron du rire, le patron de ceux qui parlent vrai et ne se prennent pas trop au sérieux. Le patron à la voix douce, amusante et amusée. Celui des mots forts, des phrases qui portent, celui au ton plein de malice. Alors il parlait, lisait son topo, riait, faisait rire, était tout simplement heureux : il prenait soin de s’arrêter pour nous laisser le temps entre deux éclats de rire, de reprendre notre souffle, et rire encore, et rire toujours...

Tu savais parler des éleveurs, de leur travail, de leur fierté.

Joël, tu étais le gars de toutes les manifs : Bruxelles, Paris, Strasbourg, Compiègne, Choisy, Beauvais, Canly, Calais. C’était une terrine de pâté, quelques baguettes et l’ambiance copains que tu affectionnais tant.

Le monde agricole, pour toi, c’est tous ces copains que tu avais plaisir à inviter à l’assemblée cantonale de Lassigny ; des copains à qui tu as aimé présenter ta famille, votre ferme, parler de votre élevage, et faire découvrir ton village Mareuil-la- Motte.

T’es parti, Joël. Nous, on est restés... et là où tu es, tu entends certainement nos applaudissements.

Salut l’artiste ! T’es vraiment un super gars : un gars Bomy, Bomy, Bomydable. Bravo Joël.»

Yvette Autricque

 

N°1343 (40)

05 octobre 2018 | Semaine 40 1343
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L'édito

Bernadette Bréhon, Secrétaire générale de la FDSEA 60

Le respect dû aux éleveurs

Notre agriculture et notre savoir-faire ont beaucoup évolué, tant sur nos cultures qu’avec nos animaux. Nos produits sont non seulement reconnus, mais enviés en Europe et dans le monde entier pour leur qualité. Nous ne pouvons accepter, dans un pays de liberté, tous ces mouvements anti-viande !

Il est intolérable que des outils de production soient détruits, que des boucheries, des poissonneries soient vandalisées, que des travailleurs soient au chômage technique et des éleveurs sans débouché ! Quand on se dit défenseur de la cause animale, on essaye de construire pour améliorer. On peut ne pas aimer la viande, cela aussi est une liberté. Mais chacun de nous a des devoirs et le respect en fait partie. Respect des autres, respect de leur travail ! Il est inadmissible de voir une minorité vouloir imposer ses choix ! Stop à toutes ces actions ! Soyons respectueux de chacun !

Nous travaillons au quotidien avec nos animaux, nous les aimons et nous sommes toujours soucieux de leur bien-être. Nous sommes également fiers de la viande que nous produisons et nombreux sont les Français qui l’apprécient, bien loin d’une minorité bruyante.

Pour preuve : nous invitons tous les visiteurs qui viendront à Beauvais au marché fermier du Conseil départemental le 14 octobre prochain à venir nous rejoindre pour déguster nos viandes de qualité !

 

N°1340 (37)

14 septembre 2018 | Semaine 37 1340
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L'édito

Benoît Guérout et Mickaël Bénard (Co-présidents de Campagne en fête)

Qu’est-ce que Campagne en fête ? Il s’agit de la plus grande fête agricole du département, organisée tous les deux ans par les Jeunes Agriculteurs de l’Oise. Cet événement se déroule les 15 et 16 septembre à Hannaches. Ces deux jours de fête sont l’occasion de réunir ruraux et citadins, dans une ambiance festive et conviviale, et de mettre le monde agricole à l’honneur. Plein d’animations seront mises en place.

Le marché du terroir, les vieux tracteurs, le battage à l’ancienne, le concours de génisses avec plus de 30 animaux, plusieurs animations pour les enfants, tonte de mouton, chiens de troupeau, les concessionnaires agricoles avec leurs nouveautés ainsi que tous nos partenaires qui seront présents lors des festivités.

Et, bien sûr, on y retrouvera le traditionnel moiss’batt’ cross et l’auto-foot. Les Jeunes Agriculteurs bénévoles sauront vous accueillir. Vous pourrez vous restaurer le dimanche midi avec un bœuf à la broche issu d’un élevage local. Nous vous attendons nombreux pour cet événement incontournable de la fin de l’été.

N°1334 (31)

03 août 2018 | Semaine 31 1334
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L'édito

Guillaume Charier, président de la FDSEA 60

Agronomie et  climatologie !

Comme nous l’avions estimé tout début juillet en comité régional céréales France Agrimer, les moissons, pour l’ensemble de notre département, sont en deçà de la moyenne olympique. Elles ressemblent même encore une fois à de gros décrochages, de façon assez localisée. Les cours semblent vouloir tenir la hausse, mais quel sera notre prix moyen de vente pour cette campagne ?

Au vu des conditions climatiques, des demandes ont été faites par vos syndicats, JA et FDSEA de l’Oise, et la Chambre d’agriculture afin de pouvoir utiliser les hectares déclarés en jachère en herbages productifs.

De même, une demande a été formulée pour déroger au semis de Cipan et/ou SIE. Ces demandes sont entendues et portées par l’administration départementale et appuyée au national. Rien n’est pourtant acquis et je crains le pire car le ministère vient de notifier à Bruxelles son souhait, pour l’année prochaine, de rester sur des dates d’implantation départementales et calendaires, niant ainsi toute notion de climatologie et d’agronomie.

Où est notre ministère ? Existe-t-il encore réellement ?

 

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