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N°1300 (49)

08 décembre 2017 | Semaine 49 1300
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L'édito

Régis Desrumaux et Bernadette Brehhon, secrétaires généraux de la FDSEA60

Aller de l’avant

Merci et bravo aux agriculteurs qui se sont mobilisés ce mercredi pour une action de communication auprès des citoyens. On communique mal. C’est sûr, nous avons en agriculture des progrès à faire en la matière. D’ailleurs, manifester le jour de la disparition de Johnny, c’est déjà une difficulté. Au-delà de ce trait, rappelons-nous que les agriculteurs sont aimés des Français. N’ayons pas peur de nous-mêmes. Nous avons tout à gagner à aller au-devant des citoyens. Les distorsions de concurrence que nous dénonçons, chacun les comprend. Comment, en effet, être au même niveau lorsqu’en France, nos exploitations laitières ont en moyenne moins de 100 vaches et plus de 1.000 dans beaucoup d’autres pays ? La question pour nous n’est pas de dire que c’est bien ou mal, ou choisir un modèle ou un autre, mais constater que dans la course nous n’avons pas les mêmes règles, pas les mêmes contraintes. Pareil sur le glyphosate et les produits phytosanitaires. La question n’est pas d’être pour ou contre. Il faut entendre les attentes des consommateurs, s’y adapter, mais il nous faut du temps et des règles justes : ce n’est pas cohérent d’autoriser les importations d’une alimentation produite avec des produits qui sont, chez nous, interdits. Le consommateur n’est pas protégé. Et l’agriculteur est condamné. Voilà ce que nous dénonçons. Et nous continuerons car nous sommes à un virage important. Nous ne voulons pas la marche arrière que certains veulent pour nous, nous voulons au contraire aller de l’avant.

N°1299 (48)

01 décembre 2017 | Semaine 48 1299
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Cessons de subir ! Cessons de recevoir les coups qui nous sont assénés en y répondant gentiment ! D’un côté, on nous en demande toujours plus, et nous n’en contestons pas le bien-fondé et de l’autre, on ne nous donne pas de quoi y répondre. Bien sûr, les agriculteurs sont engagés pour répondre aux attentes sociétales comme aux attentes des consommateurs. Bien sûr, les agriculteurs disent oui à l’environnement, au vert, au responsable, à l’innovation. Mais enfin, comment voulez-vous faire si nous ne sommes pas rémunérés de notre travail ? Et comment voulez-vous faire si on nous taxe encore plus, par exemple, avec plus d’Amexa dans le PLFSS 2018 ? Et comment voulez-vous faire si l’on nous met des bâtons dans les roues avec des accords de libre-échange Ceta et Mercosur qui ouvrent nos frontières à des productions agricoles avec atrazine et 41 autres matières actives interdites en France, mais cela pour une alimentation à petits prix ? Comment voulez vous faire si l’on ne joue pas le même jeu que nos concurrents ? Oui, les agriculteurs en ont ras-le-bol d’être pris pour des chèvres, des ânes ou des vaches à lait ! Et pourtant, nous voulons croire en notre avenir car nous croyons en notre métier, en la force de notre collectif et en ce que nous faisons. Alors là, oui, crions-le, retroussons-nous les manches et mobilisons-nous tous pour donner une alerte au Président Macron.

Rendez-vous le 6 décembre.

N°1298 (47)

24 novembre 2017 | Semaine 47 1298
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

Égalité des chances

Répondre aux aspirations sociétales, aux demandes nouvelles des consommateurs, à la segmentation des marchés, oui, nous avons des gisements de croissance pour l’agriculture française. Mais on ne peut y investir qu’à condition d’avoir les revenus suffisants pour le faire. Et à condition d’être compétitifs. Or, aujourd’hui, toutes nos filières sont en difficultés. Bien sûr, les États généraux sont un résultat des actions syndicales, mais pourquoi faut-il encore attendre une loi ? Sur bien d’autres sujets, ce gouvernement sait légiférer par ordonnance ! Le sujet ne serait-il pas assez important pour notre actuel gouvernement ? Et ne risque t-on pas gros de voir reprendre d’une main ce que l’on obtient de l’autre ?

Nous avons obtenu, il y a deux ans, une baisse des cotisations sociales Amexa. Le gouvernement a proposé de supprimer cette baisse. Et si nous avons obtenu du Sénat qu’il rétablisse les acquis, la bataille n’est pas finie. De même qu’il est hors de question de baisser la garde face à cette volonté d’ouvrir à tous vents nos frontières à travers des accords Ceta et Mercosur. Les agriculteurs français sont les perdants de ces accords, mais aussi les consommateurs, faute de transparence sur les produits entrants. Oui, dans ces accords, les agriculteurs français ne sont pas à égalité des chances. Nous devons nous mobiliser sur ces sujets, activement, nombreux, fortement, pour faire entendre notre voix.

Rendez-vous début décembre, les infos suivront !

N°1297 (46)

17 novembre 2017 | Semaine 46 1297
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

Il n’y a pas de fatalité

Ce n’est pas parce que nous sommes attaqués de toutes parts que nous baissons les bras. Au contraire, fiers de notre métier et de nos convictions, nous affirmons que nous sommes porteurs de solutions. Oui, sur les États généraux de l’alimentation, c’est grâce à nos actions syndicales que nous obtenons un contrat d’engagement de l’ensemble des filières pour payer un juste prix. Les engagements étant pris, dans le bon sens, place aux actes ! Oui, attaqués sur nos pratiques, nous affirmons que nous avons le souci de répondre aux attentes sociétales en étant acteurs de la construction d’un avenir de solutions. Ce ne sont pas des interdictions qui feront avancer l’agriculture. L’avenir de l’agriculture, il se fera avec les agriculteurs. Oui, bravo à l’initiative de la FNSEA qui reprend la main avec le contrat de solutions, signés avec 27 autres organisations, et trace ainsi une trajectoire de progrès pour la protection des plantes. Non, il n’y a pas de fatalité à subir les attaques sur le sujet et nous osons rappeler le chemin déjà parcouru et ce que nous sommes encore prêts à faire et à travailler avec des solutions alternatives et de l’innovation. De même, nous devons être mobilisés pour ne pas considérer comme une fatalité cet engagement irraisonné dans les négociations internationales actuellement en cours, Ceta et Mercosur, qui mettent en péril notre autonomie alimentaire. Sur tous les fronts, nous sommes déterminés à agir pour ne pas subir.

N°1297 (46)

17 novembre 2017 | Semaine 46 1297
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

Il n’y a pas de fatalité

Ce n’est pas parce que nous sommes attaqués de toutes parts que nous baissons les bras. Au contraire, fiers de notre métier et de nos convictions, nous affirmons que nous sommes porteurs de solutions. Oui, sur les États généraux de l’alimentation, c’est grâce à nos actions syndicales que nous obtenons un contrat d’engagement de l’ensemble des filières pour payer un juste prix. Les engagements étant pris, dans le bon sens, place aux actes ! Oui, attaqués sur nos pratiques, nous affirmons que nous avons le souci de répondre aux attentes sociétales en étant acteurs de la construction d’un avenir de solutions. Ce ne sont pas des interdictions qui feront avancer l’agriculture. L’avenir de l’agriculture, il se fera avec les agriculteurs. Oui, bravo à l’initiative de la FNSEA qui reprend la main avec le contrat de solutions, signés avec 27 autres organisations, et trace ainsi une trajectoire de progrès pour la protection des plantes. Non, il n’y a pas de fatalité à subir les attaques sur le sujet et nous osons rappeler le chemin déjà parcouru et ce que nous sommes encore prêts à faire et à travailler avec des solutions alternatives et de l’innovation. De même, nous devons être mobilisés pour ne pas considérer comme une fatalité cet engagement irraisonné dans les négociations internationales actuellement en cours, Ceta et Mercosur, qui mettent en péril notre autonomie alimentaire. Sur tous les fronts, nous sommes déterminés à agir pour ne pas subir.

N°1295 (46)

17 novembre 2017 | Semaine 46 1295
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60

Il n'y a pas de fatalité

Ce n’est pas parce que nous sommes attaqués de toutes parts que nous baissons les bras. Au contraire, fiers de notre métier et de nos convictions, nous affirmons que nous sommes porteurs de solutions. Oui, sur les États généraux de l’alimentation, c’est grâce à nos actions syndicales que nous obtenons un contrat d’engagement de l’ensemble des filières pour payer un juste prix. Les engagements étant pris, dans le bon sens, place aux actes ! Oui, attaqués sur nos pratiques, nous affirmons que nous avons le souci de répondre aux attentes sociétales en étant acteurs de la construction d’un avenir de solutions. Ce ne sont pas des interdictions qui feront avancer l’agriculture. L’avenir de l’agriculture, il se fera avec les agriculteurs. Oui, bravo à l’initiative de la FNSEA qui reprend la main avec le contrat de solutions, signés avec 27 autres organisations, et trace ainsi une trajectoire de progrès pour la protection des plantes. Non, il n’y a pas de fatalité à subir les attaques sur le sujet et nous osons rappeler le chemin déjà parcouru et ce que nous sommes encore prêts à faire et à travailler avec des solutions alternatives et de l’innovation. De même, nous devons être mobilisés pour ne pas considérer comme une fatalité cet engagement irraisonné dans les négociations internationales actuellement en cours, Ceta et Mercosur, qui mettent en péril notre autonomie alimentaire. Sur tous les fronts, nous sommes déterminés à agir pour ne pas subir.

N°1294 (43)

27 octobre 2017 | Semaine 43 1294
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L'édito

Vincent Vecten, Membre du bureau FDSEA et de la Chambre d’agriculture

Se former pour construire l’avenir

Avec L’Oise Agricole cette semaine, vous recevez le carnet des formations proposées par la Chambre d’agriculture pour 2017-2018. En 2016, votre Chambre d’agriculture a dispensé 10.580 heures de formation au cours de 92 sessions délivrées à 781 stagiaires. Cette action collective de notre établissement consulaire est un axe majeur pour le développement de notre agriculture départementale.

Le contexte dans lequel nous exerçons évolue. Les techniques changent. Nous sommes à la veille d’une révolution technologique avec le Big Data (l’utilisation de toutes les données informatiques) et le développement de la robotique agricole.

Que l’on soit jeune ou pas, il faut rester au goût du jour. S’informer chaque jour, chaque semaine et se former pour renforcer nos compétences et préparer l’avenir. Notre métier fait appel à des compétences multiples. Il faut les entretenir et les développer.

C’est aussi vrai pour les salariés de nos exploitations : leur permettre et les inciter à suivre des formations les valorisent, tant sur un plan professionnel qu’humain. Et la prise en charge financière par Vivéa ou le Fafsea est non négligeable en cette période compliquée pour nos exploitations. La question n’est pas de savoir si l’on a besoin ou non de se former.

La question est de choisir sa priorité : «tiens, cette année, je choisis quelle(s) formation(s) ?»

N°1293 (42)

20 octobre 2017 | Semaine 42 1293
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L'édito

Alain Gille, président de la section lait FDSEA60

Et l’argent du beurre ?

Depuis plusieurs mois, le cours du beurre flambe à des niveaux jamais atteints…. conséquence du développement de nouveaux marchés sur l’Asie, du regain d’intérêt des industriels pour les matières grasses laitières au détriment des huiles
végétales. Pourtant, actuellement, le prix du lait n’est pas plus rémunérateur pour les éleveurs.
Aujourd’hui, le consommateur se trouve devant un rayon de plaquettes de beurre qui ressemble à un gruyère, du fait d’un approvisionnement des grandes surfaces au compte-gouttes. Nous sommes conscients que le lait sert à fabriquer du beurre et de la poudre de lait écrémé dont le marché, avec un stock européen important, peine à augmenter.
Aujourd’hui, certaines laiteries ont la volonté de diminuer la collecte auprès de leurs producteurs ! Quelle est la stratégie des industriels ? Attendre un revirement du consommateur pour les margarines ?
Le beurre, longtemps considéré comme néfaste à la santé, voit de nouveau son blason redorer d’aliment de qualité. N’est-il pas opportun de profiter de cette nouvelle image positive, et donc de nous inciter à produire en quantité du lait riche en matière grasse et d’accepter de payer le gramme de matière grasse à sa juste valeur ?
Car oui, produire de la matière grasse a un coût mais en revalorisant le prix du lait, il s’agirait d’une stratégie gagnant-gagnant pour la filière et le consommateur !
Allons, messieurs les transformateurs, courage : à force d’écrémer, vous ne pouvez pas toujours garder pour vous seuls le beurre et l’argent du beurre !

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