Anciens numéros

221 anciens numéros

N°1318 (15)

13 avril 2018 | Semaine 15 1318
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L'édito

Pierre Potier, président de Jeunes Agriculteurs de l’Oise

EGA : la mobilisation continue

Le projet de loi faisant suite aux États généraux de l’alimentation a été examiné par la Commission développement durable de l’Assemblée Nationale les 27, 28 et 29 mars dernier.

Nos syndicats JA et FDSEA sont d’ores et déjà mobilisés auprès des députés de notre département pour que les attentes des agriculteurs de l’Oise soient exprimées. De nombreux points sont insatisfaisants dans ce projet de loi ,tels que l’interdiction du glyphosate à compter du 1er juillet 2021 sans possibilités de dérogations alors que nous n’avons pas toutes les solutions pour le remplacer, le renforcement des mesures en faveur du bien-être animal limitant les déplacements d’animaux à 8 heures sur le territoire national ou encore l’interdiction de commercialiser des œufs issus de poules pondeuses élevées en cage à partir du 1er janvier 2022 alors que la filière poules pondeuses finit seulement de payer les dernières mises aux normes.

La liste est malheureusement encore longue, mais nos syndicats, soucieux de préserver une agriculture performante d’un point de vue technique, économique et environnemental, ont fait part de leurs remarques et amendements aux députés de notre département dans un courrier.

Nous ne lâchons rien !

 

N°1317 (14)

06 avril 2018 | Semaine 14 1317
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Peu mieux faire...

Cette semaine, dans L’Oise Agricole, Stéphane Travert répond en exclusivité à nos questions. Le ministre de l’Agriculture répond concernant l’avancement des États généraux de l’alimentation et quelques autres sujets d’actualités.

La semaine dernière, c’est au congrès de la FNSEA qu’il passait à l’oral. Nous l’avons bien entendu. Le problème, c’est que derrière les mots, derrière les engagements, il y a certes des promesses faites, des engagements pris, mais le ministre a-t-il vraiment les moyens de ses ambitions ? Le budget pour mettre en œuvre ce qu’il dit ? Pas si sûr. Et, par ailleurs, il laisse entrevoir des charges nouvelles à venir, avec cette idée surprenante de cotisations chômage pour les agriculteurs, il abandonne les engagements pris pour la revalorisation des retraites et il apporte une réponse insuffisante en matière de gestion des risques. Si des engagements pris vont dans le bon sens, c’est donc pourtant une impression floue qu’il reste à ce jour de l’action du ministre. L’agriculture française souffre comme jamais. Les agriculteurs ont traversé une crise profonde qui n’est pas réglée. Dans le concret, la difficulté, c’est le revenu des agriculteurs et ce sont toutes les contraintes non encore réglées. Nous prenons acte, Monsieur le ministre, de vos engagements. Prenez bien acte des solutions que nous vous proposons ! Nous suivrons très attentivement à ce que vos mots soient bien suivis d’effets concrets pour les agriculteurs.

N°1316 (13)

30 mars 2018 | Semaine 13 1316
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA de l’Oise

Hommage

La France, la semaine dernière, a de nouveau été touchée et blessée par un attentat. Nous avons tous été évidemment marqués par l’héroïsme du lieutenant-colonel Beltram et il faut lui rendre l’hommage qu’il mérite. Nous pensons aussi à sa famille et aux familles des autres victimes de cet acte ignominieux qui touche cette fois un territoire rural, et nous pensons à la famille de cet ancien agriculteur viticulteur décédé par la folie absurde d’un extrémiste.

Je veux aussi rendre hommage dans son ensemble à la gendarmerie nationale, dont nous sommes si proches au quotidien dans notre ruralité. Peut-être, face à de tels faits, nous pouvons relativiser certains des problèmes qui interpellent dans certains médias et qui font parfois la une un peu caricaturale de l’actualité.

Alors que nous sommes en congrès de la FNSEA cette semaine, c’est l’esprit d’union et d’engagement qui, je pense, doit d’abord nous animer. Face aux adversités, quelles qu’elles soient, aucun extrémisme n’apporte de solutions. Face aux adversités, face aux problèmes, c’est plus que jamais dans nos valeurs, dans ce qui nous rassemble plus que dans ce qui nous oppose, que nous pouvons trouver la force d’agir, d’avancer et de construire notre avenir.

Face aux adversités, ce n’est pas dans l’isolement, mais bien dans le collectif, dans le partage, dans la discussion, dans l’ouverture, dans la construction de projets porteurs de solutions que nous gagnerons, sans perdre notre âme.

N°1315 (12)

23 mars 2018 | Semaine 12 1315
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L'édito

Guillaume Chartier, Président de la FDSEA de l’Oise

Réformes et grèves

Le gouvernement fait actuellement feu de tout bois, multipliant les réformes de l’éducation Nationale, du chômage, de la fiscalité, des retraites, de la SNCF et j’en passe. Pour ce qui nous concerne aussi, des réformes sont tracées avec la loi sur la répartition des marges, la réforme de la fiscalité agricole et à venir une loi foncière. Lorsque l’on connaît la situation de notre métier, nous devons considérer que des réformes sont en effet indispensables si, toutefois, elles vont dans le bon sens. En cette période de crise qui affecte tous les productions, l’immobilisme n’est en effet pas la solution. Il nous faut individuellement et collectivement refonder notre projet agricole et aller de l’avant. Il faut nous donner les armes pour affronter nos concurrents et il nous faut nous structurer pour peser dans les filières et face à nos acheteurs. Oui, nous vivons une période de mutation importante. Nos anciens, eux aussi en leur temps, ont travaillé dur et se sont battus pour façonner un modèle agricole performant. À nous aujourd’hui de construire ce nouveau modèle économique qui passera par la confiance que les pouvoirs publics doivent nous faire, l’engagement à répondre aux attentes des consommateurs et de la société et un cadre réglementaire qui nous permette d’exercer notre métier sans distorsions de concurrence, sans déséquilibres avec nos voisins et concurrents. Oui, dans cette période de crise, nous travaillons et agissons pour défendre notre métier. Nous construisons un cap, mais nous saurons nous aussi nous mobiliser à défaut d’écoute et de multiplication des contraintes nouvelles.

N°1314 (11)

16 mars 2018 | Semaine 11 1314
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L'édito

Guillaume Chartier, Président de la FDSEA 60

Absurde sur-transposition

Le règlement communautaire Omnibus, nous en avons déjà parlé, contient des mesures de simplification de la Pac, mais pas que ! Il impose une période de 8 semaines de présence obligatoire des Cipan-SIE. Cette période, l’État français voulait la fixer au niveau national ! La même date du nord au sud ! La FNSEA s’y est opposée, demandant une date individuelle, la seule proche des réalités agronomiques et des contraintes quotidiennes d’exercice du métier. Mais c’est une date départementale qui sera fixée par chaque DDT. Pour nous, aucune période unique ne peut convenir parfaitement pour l’Oise. Bien malin qui peut dire aujourd’hui à quelle date se termineront les moissons et certainement pas à la même date à Quincampoix-Fleuzy et Mareuil-sur-Ourcq. Mais ajoutez-y le fait que le paiement des aides ne pourra intervenir qu’après cette période de 8 semaines ! Clairement, nous demandons que les paiements des aides Pac soient réalisables au 15 octobre. C’est une nécessité pour les trésoreries. Cela est tellement absurde encore une fois d’enfermer un calendrier agronomique dans un calendrier réglementaire. D’autant plus qu’il faut dénoncer cette surtransposition franco-française, pourtant rejetée par le Président de la République. Nous faisons au quotidien notre métier au mieux, en conscience et en connaissance. Et nous travaillerons à obtenir par dérogation la reconnaissance des contraintes du métier face à cette absurde sur-transposition.

Il est temps que l’État fasse confiance aux agriculteurs.

N°1313 (10)

09 mars 2018 | Semaine 10 1313
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L'édito

Guillaume Chartier, Président de la FDSEA 60

Belle dynamique !

Le Salon de l’agriculture a fermé ses portes dimanche soir avec un beau succès de participation. Il y a plus de visiteurs au salon qu’il n’y a d’agriculteurs en France. Pendant 9 jours, l’agriculture a été à la fête. Tous les médias, télés, radios, ont dirigé leurs projecteurs sur les halls de la Porte de Versailles et en ont profité pour faire des reportages en ferme. C’est une image positive et constructive de l’agriculture et des agriculteurs qui se dégage. Ça fait du bien ! Le stand Hauts-de-France au salon est aussi cette vitrine de nos agricultures, de la diversité de notre région, de la richesse des produits alimentaires de nos territoires. Oui, il y a de beaux produits chez nous, de belles initiatives, des terroirs à valoriser et une vraie attente du consommateur. Car tel a été l’un des mots clé de ce salon : la proximité, le local, au-delà des circuits courts et même pour toutes nos grandes productions dans l’Oise. Au salon, on a vu aussi nos éleveurs, ambassadeurs de notre département, bravo à eux ! Et un autre mot clé de ce salon : l’innovation. Jamais le stand de la Ferme Digitale n’a été aussi étendu. Et sur de nombreux stands, de production ou d’organisations agricoles, on voit cette perspective de modernisation de notre agriculture avec le développement du numérique. Alors oui, pendant une semaine, le salon a tenu vitrine. Pendant une semaine, la France entière s’est intéressée de très près à ses agriculteurs. Trouvons-y l’énergie pour poursuivre la main tendue à nos concitoyens, l’envie d’aller de l’avant et d’entreprendre et les arguments pour faire valoir notre droit à vivre de notre métier.

N°1311 (8)

23 février 2018 | Semaine 8 1311
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L'édito

Guillaume Chartier, Président de la FDSEA 60

Merci !

Le mardi, nous étions 250 agriculteurs, adhérents de la FDSEA de l’Oise, invités à l’AG, à la Journée de l’adhérent de la FDSEA. Merci à tous pour votre participation nombreuse. Temps d’échanges, temps de partage, d’expressions, temps de confrontation d’idées, d’ouverture, de bilan sur nos activités, temps d’ouverture et de perspectives, c’est tout cela que nous avons vécu au cours de cette journée. Merci à Christiane Lambert, notre présidente nationale, qui nous a donné la pêche, par la preuve de sa détermination sans failles, à défendre le métier. Elle nous a redonné, je crois, cette étincelle dont on a besoin pour aller de l’avant. Oui, c’est ce discours de vérité dont nous avons besoin. Oui, c’est chez nous, dans notre réseau, que nous avons les propositions et des solutions. Merci à toute l’équipe FDSEA, Bernadette Bréhon et Régis Desrumaux, secrétaires généraux de la FDSEA, qui, au cours de leur rapport d’activité, ont rappelé à quel point la FDSEA travaille à la défense des agriculteurs de notre département. Oui, nous pouvons en être fiers. Merci aux intervenants à la table ronde qui, tous trois, nous ont donné des idées, des perspectives, des angles auxquels parfois on ne pense pas. Merci à tous les membres du bureau pour leur implication. Merci à toute l’équipe de la FDSEA et à son directeur pour le travail mené pour la préparation de cette journée et tout au long de l’année pour nous écouter, nous épauler et nous accompagner. Merci à tous, adhérents, pour votre confiance et votre exigence. Notre force et notre sens, c’est notre réseau, c’est le collectif.

N°1310 (7)

16 février 2018 | Semaine 7 1310
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L'édito

Rester seul chez soi

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Le mutualisme et le collectif sont des valeurs fortes qui ont constitué notre syndicalisme. Nous le savons, nous traversons une période bousculée dans laquelle le paysage économique et social change vite. Cela a des impacts très forts sur nos débouchés, sur nos exploitations, sur nos revenus. On peut parler de crise !

Oui, c’est cela que nous vivons, dans nos comptes d’exploitations, dans nos trésoreries. Cela inquiète évidemment. Il y a même de quoi être en colère lorsque, dans le même temps, on voit dans la chaîne alimentaire des intermédiaires s’en mettre plein dans les poches alors que nous, paysans, trimons. Ce dont nous sommes convaincus à la FDSEA, c’est que ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut baisser les bras.

Bien au contraire ! Oui, il nous faut être acteurs de notre avenir. Des outils nous sont donnés. Les États généraux de l’alimentation, le règlement Omnibus ouvrent encore des champs du possible pour nous organiser collectivement et peser pour construire nos prix. Oui, notre devoir est de dire que rien ne sera possible sans la voix et l’implication des agriculteurs. Justement, il faut se rencontrer, échanger, partager et construire pour porter des projets.

Il ne faut pas rester seul chez soi alors, le 20 février, venez à Bresles rencontrer Christiane Lambert et échanger sur notre avenir à tous pour construire des prix et de la valeur sur nos exploitations. Être présents et nombreux, cela compte.

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