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N°1281 (30)

28 juillet 2017 | Semaine 30 1281
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Le dernier cadeau Le Foll

Nous espérions pouvoir oublier les années Le Foll. Mais pas si vite. Au-delà des difficultés profondes dont il faut que notre agriculture se redresse, au-delà de l’absence de projet pragmatique du précédent gouvernement dont il faudra quelques temps pour se remettre, Le Foll nous a laissé un cadeau empoisonné et caché. 853 millions d’euros d’insincérité budgétaire ! 853 millions d’euros non budgétés en face des engagements pris pour le règlement des indemnités de compensation des handicaps naturels (ICHN).

La France doit, d’ici le 1er août, notifier à Bruxelles ses engagements sur la Pac. Notre position est on ne peut plus claire : il n’est pas question de modifier l’équilibre de la Pac par un transfert entre piliers. Il n’est pas question que les agriculteurs aient à payer cette «insincérité» budgétaire. Par exemple, une augmentation du taux de prélèvement pour paiement redistributif sur les 50 premiers hectares pour couvrir cette «bourde budgétaire» ne ferait aucune illusion. Nous n’en serions pas dupes. L’État doit tenir ses engagements, respecter la parole républicaine et le contrat budgétaire passé.

Alors que viennent de s’ouvrir les États généraux de l’alimentation, cela serait un formidable signal négatif que de commencer par une décision budgétaire pénalisante pour nous, agriculteurs, qui n’en avons vraiment pas besoin, surtout en ce moment ! Les agriculteurs ont besoin de plus de prix, de moins de charges et d’une ligne stratégique de la part d’un État qui doit respecter sa propre parole. À suivre…

N°1279 (28)

15 juillet 2017 | Semaine 28 1279
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L'édito

Guillaume Chartier, président de la FDSEA de l’Oise

Belle Moissons

Après les élections, commence une séquence bien plus importante pour chacun d’entre nous : celle des moissons. Après les fortes chaleurs des dernières semaines, certains agriculteurs ont subi des orages violents avec des grêles qui ont détruit parfois jusqu’à 100 % des récoltes. Bien sûr, les aléas climatiques font partie de notre métier. Mais lorsque l’on enchaîne les accidents et qu’ils se cumulent avec une situation économique déjà très compliquée, nous partageons la détresse de ceux qui voient leur travail de l’année ainsi mis à terre à quelques jours des récoltes.

Si les outils de gestion des risques doivent évidemment être encore améliorés et que chacun doit avoir la conscience, dans le pilotage de son exploitation, de leur intérêt, le vrai sujet réside d’abord dans le revenu que l’on doit dégager de notre métier. La question centrale est d’abord celle-là ! Les données publiées sur le revenu des agriculteurs en 2015, bien que très imparfaites, montre que la ferme France a perdu 4,9 milliards d’euros de production entre 2015 et 2016. Oui, il y a péril ! Depuis plusieurs années, les prix payés aux producteurs ne couvrent pas les coûts de production et c’est vrai dans toutes les productions.

Il faut revaloriser les prix et/ou baisser les charges, et sans doute les deux en même temps. Alors que s’ouvrent les États généraux de l’alimentation, c’est là, pour nous, que doit être posé le sujet. Car la moisson que nous engageons, qui est un temps fort de nos exploitations, nous souhaitons qu’elle soit bonne techniquement, mais aussi économiquement.

Bonne moisson à tous !

N°1277 (26)

30 juin 2017 | Semaine 26 1277
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L'édito

Dossier Sensible

Ça y est ! les moissons ont commencé. Nous souhaitons évidemment qu’elles apportent de meilleurs résultats techniques et financiers pour passer les difficultés rencontrées l’année dernière. Mais nous l’avons toujours dit : une moisson historique comme l’an passé ne peut pas s’assumer, pour n’importe quelle entreprise, sur une seule année.

En tout cas, bonne moisson à tous et surtout, que chacun garde vigilance pour que cela reste une fête. Pendant ce temps, les dossiers sont toujours là. Nous avons vécu, au cours des derniers jours, avec un nouveau ministre de l’Agriculture, deux coups de chaud sur un sujet, les phytos, qui risque bien d’être le dossier de plus en plus compliqué des années à venir.

Le lobbying intensif et soutenu mené à Bruxelles par l’ensemble de nos organisations n’a pas suffi : à quelques voix près, le Parlement européen a voté contre l’utilisation des phytos sur les SIE. C’est économiquement absurde pour les filières oléo-protéagineuses et des pertes économiques lourdes. L’environnement passe avant l’économique. Surtout, c’est plus grave, l’irrationnel passe avant le scientifique ! Idem cette semaine sur les néonicotinoïdes. Le sujet a été tranché l’année dernière par l’ancien gouvernement.

Nous nous sommes battus pour que raison soit gardée. Nous nous battons pour que la France n’ait pas à subir des distorsions face à nos concurrents mêmes européens. On l’a vu, le sujet médiatiquement est sensible. Nous travaillons pour expliquer qu’il nous faut délais et dérogations en l’absence de solutions de substitution, et cela face à des vents contraires très forts.

Guillaume Chartier

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