L'Oise Agricole 22 mai 2014 à 10h36 | Par Bernard Leduc

Vie syndicale - Betteraves : préparer l'après-quota

Assemblée générale du Syndicat betteravier de l’Oise, vendredi 16 mai à Estrées-Saint-Denis.

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- © Bernard Leduc

Les betteraviers doivent se préparer à une nouvelle ère sans quota. La filière va être beaucoup plus exposée à la concurrence internationale ainsi que sur le marché communautaire : il faut donc élaborer la meilleure stratégie pour l’après-2016-2017 et, lors de l’assemblée générale du Syndicat betteravier de l’Oise, le président de la CGB, Éric Lainé, s’est voulu rassurant : l’augmentation de la production mondiale de sucre ne suffira très probablement pas à couvrir les besoins qui continuent de croître de façon exponentielle.

Le prix moyen des betteraves du quota et hors quota a augmenté de 35 % pour arriver aux alentours de 33 euros la tonne en Europe, ou de 36 € en y incluant les pulpes. Le panel perdu à l’OMC en 2006 contre le Brésil, pays où la production de sucre n’augmente plus, a bloqué nos exportations sur les pays tiers, mais après 2017, l’Union européenne va retrouver sa liberté d’exporter.

Le trésorier, Dominique Ouachée, a présenté les comptes de l’exercice, qui se soldent par un très léger déficit, et Gilles Bollé a soumis la proposition d’une augmentation de la cotisation syndicale versée au SBO, adoptée, comme l’approbation des comptes, à l’unanimité. Cette cotisation départementale - qui n’est pas la cotisation interprofessionnelle versée à la CGB - est pourtant doublée, puisqu’elle passe de 0,01 €/t de betteraves à 16° de richesse (ou 1 € de l’ha) en 2013 à 0,02 €/t pour 2014.

La simplification des réceptions
L’automatisation des réceptions en 2013-2014 dans quatre usines (Attin et Lillers, dans le Pas-de-Calais, pour Tereos, et Sillery et d’Erstein pour Cristal Union) a donné satisfaction.
Le système va se généraliser, il sera donc en place à Chevrières dès cette année, avec une obligation de déterrage systématique, mais aussi à Étrépagny et à Roye puisque Saint Louis Sucre a décidé d’appliquer également cette simplification de la réception des betteraves.

La forfaitisation du collet, calculée à hauteur de 7 % (qui correspond à la moyenne nationale sur 6 ans), met fin aux discussions sur les écarts qu’un décolletage manuel peut provoquer. Même chose avec l’automatisation de la saccharimétrie. Le tri manuel sur table après lavage permet d’identifier les betteraves sous-décolletées et les malades, et un contrôle peut être fait grâce à la photo numérisée qui est archivée au centre de réception.

Des réactions sont exprimées sur les pertes au lavage, ou le fait qu’en acceptant un taux forfaitaire de 7 %, «on valide l’existant» selon l’expression d’un planteur. Gilles Bollé rappelait un principe de base : livrez des betteraves sans feuilles, légèrement scalpées («ne laissez pas de matière au champ») et sans blessures, pour éviter de la pourriture au stockage. Le réglage des effeuilleuses est donc essentiel.

La demande des planteurs est de connaître leur vrai tonnage, sur lequel ils veulent être payés. Une autre réflexion était exprimée sur les différences de niveau de rémunération de la betterave entre groupes, les planteurs de Saint Louis Sucre estimant que leurs collègues chez Tereos ont un meilleur prix, surtout sur le hors quota dont la production peut être plus importante.

Dans le domaine des recettes de cette production, Gilles Bollé rappelait le remboursement du trop-perçu des cotisations sur la période 2001-2005, qui correspond en moyenne à 2,18 €/t à 16 sur les betteraves du quota sucre, intérêts (20 %) en plus. Le paiement devrait intervenir au 30 septembre prochain, sauf pour les dossiers non validés (cessions, décès...). Il rappelait aussi le paiement, intervenu début mars dernier, du supplément de prix de 14 €/tonne, venant du différentiel sur la campagne précédente entre les prix intérieurs et le prix mondial. Il n’était que de 11 € en 2013, et il sera nettement inférieur l’an prochain, du fait de la baisse des prix.

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