L'Oise Agricole 27 juillet 2017 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

Une plate-forme citoyenne pour participer aux Etats généraux

C’est le 20 juillet que les Etats généraux de l’alimentation ont démarré. Á cette occasion, une plate-forme participative a été lancée pour les producteurs, les industriels, les distributeurs, les associations de consommateurs, les ONG environnementales et les citoyens afin de débattre sur trois axes autour de l’alimentation.

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Le public peut intervenir sur de nombreux thèmes liés à l’alimentation.
Le public peut intervenir sur de nombreux thèmes liés à l’alimentation. - © Capture d’écran

«Les citoyens seront appelés à contribuer via une grande consultation publique permettant d’enrichir la réflexion.», voici l’une des phrases publiées sur la plate-forme participative. Le site, www.egalimentation.gouv.fr, est un programme web de démocratie participative complètement inédit au service d’un projet collectif autour de l’alimentation.

En effet, le jeudi 20 juillet à Bercy, les Etats généraux de l’alimentation a rassemblé plus de 500 personnes, dont les ministres concernés par l’agriculture, le climat et la santé.

Il fallait répondre à plusieurs impératifs dont assurer un revenu convenable aux agriculteurs tout en répartissant équitablement la valeur dans la chaîne de l’industrie agroalimentaire, et de donner des résultats aux consommateurs soucieux aux questionnements de la santé et de l’environnements. C’était un des moments phare promis par le président de la République, Emmanuel Macron, lors de sa campagne. Dès lors, il en est ressorti une initiative étonnante, un site internet participative.

Une interface simple et efficace

La consultation publique vise à associer l’ensemble des parties prenantes au débat.

Grâce aux outils numériques, le monde agricole et de la pêche, industrie agroalimentaire, distribution, consommateurs, restauration collective, élus, partenaires sociaux, acteurs de l’économie sociale et solidaire, et de la santé, ONG, associations caritatives et d’aide alimentaire à l’international, banques et assurances pourront ainsi interagir démocratiquement sur trois axes autour de l’alimentation.

Pour le premier, il s’agit de favoriser une chaîne de production agroalimentaire plus durable et plus équitable. Dans le but d’assurer aux producteurs un revenu qui leur permettent de vivre dignement de leur travail, de concilier la réalité des coûts de production et la rémunération des agriculteurs et d’accompagner la transformation de l’agriculture française.

Quant au deuxième axe, il consiste à favoriser une consommation plus saine, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement. De manière à rendre l’information plus lisible pour les consommateurs, de renforcer la sécurité sanitaire pour une relation de confiance avec les consommateurs, de promouvoir l’accès du plus grand nombre à l’alimentation suffisante et saine, et de soutenir les modes de consommation plus responsables.

Pour le dernier axe, il mène à concilier compétitivité internationale de la production agro-alimentaire et le respect des enjeux sociétaux internationaux. Dans l’intention de valoriser le modèle alimentaire français, d’accompagner la stratégie des entreprises à l’international dans le respect des enjeux environnementaux et de renforcer la politique française de coopération et d’aide au développement en matière d’alimentation.

L’alimentation 2.0

Tout le monde peut participer et gratuitement. Chacun peut donner son opinion, son conseil pour n’importe quel sujet. En ce qui concerne les produits bio, on peut lire «Les circuits courts ont malheureusement un impact carbone bien plus élevés que les circuits conventionnels. Obligation d’une méthodologie pour mesurer les résultats. L’agriculture conventionnelle a parfois de biens meilleurs résultats que la bio écologiquement sanitairement socialement économiquement. Pour ma part en conventionnelle, il y a 0 antibiotique... alors que dans le bio a droit à 1 traitement par an…» Ce site internet permet de laisser carte blanche aux publics afin de débattre et de faire évoluer la situation. C’est en novembre, date butoir, où des solutions concrètes devraient être annoncées

Guillaume Chartier, président de la FDSEA60

Les objectifs affichés des Etats généraux de l’alimentation sont de favoriser la mise en place d’une chaîne de production plus durable et plus équitable, d’essayer de concilier les enjeux sociétaux et la compétitivité internationale de la production agro-alimentaire et de prêter une attention sur une consommation plus saine et plus respectueuse de l’environnement. Pour nous, agriculteurs, la priorité c’est de remettre l’exploitation agricole au centre de la réflexion économique et réglementaire.

Il n’y a aucun développement envisageable sans une juste rémunération de notre travail, de nos productions. Il n’y a pas de réflexion envisageable sur la compétitivité sans réflexion sur le niveau de nos charges réglementaires.Les États généraux de l’alimentation se déclineront en 14 ateliers thématiques jusqu’en novembre. Le gouvernement a mis en place un site internet participatif, ouvert à tous. Si l’agriculture et l’alimentation sont logiquement au cœur des préoccupations de nos concitoyens, il ne faudrait pas que les absents de ce débat ce soit nous, agriculteurs. Que ce soit pour défendre une position, faire ou contester une proposition, rappeler la réalité de notre métier, il faut que nous nous saisissions de cette tribune.

Je vous invite donc à vous inscrire sur le site, à participer au débat et à faire valoir votre point de vue sur : www.egalimentation.gouv.fr.

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