L'Oise Agricole 29 mai 2017 à 08h00 | Par Dorian Alinaghi

Une assemblée aride pour les irrigants

23 irrigants se sont retrouvés pour faire un compte rendu des exigences règlementaires demandées par l'administration et des nombreuses interrogations que se posent les irrigants de ce bassin. Les irrigants se retrouvent noyés.

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Les irrigants se sont rassemblés afin de débattre de leur situation et de leur avenir, sous la présidence de Christophe Thiébaut.
Les irrigants se sont rassemblés afin de débattre de leur situation et de leur avenir, sous la présidence de Christophe Thiébaut. - © Dorian Alinaghi

C’est dans la salle des associations de Moyenneville dans l’Oise qu’une vingtaine d’irrigants se sont rejoints afin de débattre sur la situation dégradante des irrigants. Tous les ans, cette association doit tenir son assemblée. On y trouve une partie statutaire où les membres votent, non seulement, le budget mais évoquent, également, tous les dossiers en cours. De la même manière, les irrigants consacrent ce temps d’échange pour discuter des décisions à prendre et à valider, par la suite, par le bureau. Cette assemblée avait pour objectif de voter la majoration des cotisations pour 2017 mais aussi de voter à mains levées sur la stratégie à mener concernant la négociation des volumes à venir avec la commission locale de l’eau.

Les irrigants en eaux troubles

Le manque d’irrigation pour le développement agroalimentaires (légumes, pommes de terre…) est l’un des problèmes majeurs. En effet, ce sont toutes des cultures qui doivent être obligatoirement irriguées. Actuellement, les irrigants sont soumis à des diminutions de volume car Ils sont en conflit d’usage avec l’eau potable, mais aussi sur le débit d'étiage de la rivière.

Durant cette assemblée, Christophe Thiébaut a présenté la négociation et les propositions concernant le volume d’eau dans le cadre de la révision du SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau). Cependant, essuyant plusieurs refus, les irrigants veulent passer à l’action via un recours en justice avec un cabinet d’avocats et un cabinet d’environnement afin de faire valoir les droits des irrigants. Ce recours a été voté à l’unanimité

En 2009, les irrigants ont été classés par un arrêté en zone de répartition de l’eau (ZRE). Ce classement oblige à constituer un Organisme Unique (OU). Le volume alloué à l’agriculture pour l’irrigation ne sera DONC plus réparti individuellement aux irrigants. Il sera confié à un organisme, chargé de leurs répartir le volume. L’OU sera porté par la Chambre de l’agriculture, qui devra enregistrer les nouvelles demandes des irrigants. Pour cela, il faudra constituer un comité (le comité OU) qui sera composé de neuf membres : quatre provenant de la Chambre, quatre des associations d’irrigants et le président de la Chambre. Les irrigants ont également voté à l’unanimité la validation de la candidature de la Chambre de l’agriculture pour porter l’OU, à condition que le volume demandé pour l'AUP (Autorisation Unique de prélèvement) soit de 2.700.000 m3. Christophe Thiébaut a enregistré les demandes des irrigants et de défendre leur position. Ce volume est obligatoire afin de ne pas diminuer l’activité des irrigants et de donner l'espoir à des nouveaux irrigants.

 

 

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