L'Oise Agricole 05 mars 2018 à 11h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé

Une après-midi de douceurs pour les femmes à la Sucrerie

Chaque année, le 8-mars célèbre la femme et ses droits dans le monde entier. La Sucrerie de Francières a souhaité participer à la Journée des droits de la femme en organisant une après-midi réservée aux femmes, dans une ambiance tout sucre tout miel.

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La Sucrerie de Francières a été transformée en espace de culture scientifique et technique, le Centre d’interprétation de l’Industrie sucrière et des industries agro-ressources. Ce 10 mars, elle accueillera les femmes pour une après-midi spécialement conçue pour elles. (© Dorian Alinaghi)

C’est une première pour la Sucrerie qui, le samedi 10 mars, consacrera la journée aux femmes, à leur travail à l’usine et à leur place durant les deux guerres mondiales, et plus particulièrement à mettre en avant une femme hors du commun dont le destin est lié à celui de la sucrerie de Francières, Marguerite Benoît (voir encadré).

Une histoire locale

Ce rappel historique sera effectué lors d’une visite sur-mesure réservées aux chanceuses qui se seront inscrites. Elles découvriront l’histoire du site grâce à une visite patrimoniale au cours de laquelle elles apprendront les étapes de fabrication du sucre à partir de la betterave.

Grâce à l’espace dédié aux agro-ressources, elles pourront s’informer sur les alternatives aux modes de productions actuels avec la valorisation non alimentaire du végétal. Elles profiteront des ateliers d’expérimentation autour du sucre et des agro-ressources dans le laboratoire prévu à cet effet dans le centre d’interprétation. En effet, les agro-ressources sont un sujet bien connu en Picardie car la région possède sur son territoire un pôle d’excellence à vocation mondiale sur la thématique des agro-ressources. Quelques exemples des découvertes à faire : le sucre dans tous ses états ( les différents états du sucre ), l’extraction du sucre, le b.a. b-a de la stévia, la fabrication de plastique végétal à partir d’amidon de pomme de terre, le gel pour cheveux à partir de graines de lin...

Beauté naturelle

Des sujets en lien avec la beauté féminine, ce qui a donné aux organisateurs l’envie d’aller plus loin lors de cette journée spéciale en imaginant un âtelier cosmétique naturelle pour les participantes.

En effet, les femmes sont de plus en plus soucieuses quant à la composition des produits cosmétiques qui leur sont proposés par les industriels et la recherche du vrai s’exprime, au delà du domaine de l’alimentation, dans celui des cosmétiques.

Dès 15 heures, les participantes seront amenées à créer des cosmétiques naturels, à base de végétal, qu’elles pourront emporter.

Elles seront sensibilisées à l’utilisation des molécules végétales, pour des raisons économiques qu’écologiques, en lieu et place des ressources fossiles qui se raréfient. Produits de beauté, d’entretien de la maison... mais aussi attrait du zéro-déchet qui a aussi sa place dans une sucrerie puisque toute la betterave y est utilisée. On ne parle d’ailleurs plus de déchet mais bien de co-produits.

Enfin, à 17 heures, pour clore cet après-midi unique, quoi de mieux que quelques douceurs et gourmandises ? Mesdames, vous serez à l’honneur à la Sucrerie de Francières. Par ce que vous le valez bien.

Marguerite Benoît, loin d’être en sucre

Cette grande bourgeoise du siècle dernier a marqué l’histoire de la sucrerie de Francières, elle était l’épouse du directeur, Gaston, également officier d’artillerie. Pendant la guerre 14-18, il est mobilisé, comme la plupart des ouvriers de l’usine.

Marguerite Benoît se retrouve malgré elle à la tête d’un domaine de 900 ha et d’une usine qu’il faut continuer à faire tourner. Elle emploie des prisonniers, des officiers subalternes (l’usine, à quelques pas de la ligne de front, est en partie occupée par l’armée) et se bat pour trouver le charbon, les semences... nécessaires à l’activité de la ferme et de la sucrerie. Les officiers lui mettent des bâtons dans les roues et c’est dans les états-majors parisiens qu’elle obtient les laisser-passer nécessaires.

Dans cette zone de guerre, Marguerite Benoît élève ses quatre filles, gère l’école de la sucrerie. Le conseil d’administration se montre à peine reconnaissant. La guerre terminée, elle reprend sa place d’épouse fidèle. Elle dirigera l’usine une dernière fois, en 1951, à 71 ans, après le décès de son mari et de son gendre. Un destin hors normes.

Le programme de la journée, complètement pensé pour les femmes, propose une visite sur-mesure de la Sucrerie. Puis direction le laboratoire, pour une confection de produits cosmétiques maison, végétaux et zéro déchet.
Les femmes auront le choix, dans cet atelier, de pouvoir créer deux produits parmi 4 recettes, qu’elles pourront ramener chez elles et reproduire à la maison. Elles pourront également contrôler chaque ingrédient de leurs cosmétiques, pour des produits plus sains.
Un pot de l’amitié sera ensuite offert aux participantes afin de terminer cette belle journée sur des notes gourmandes.
Il sera demandé une participation financière de  25 €/ personne.
Les places sont limitées et se font par réservation au 09 81 35 69 53 ou par mail à sucrerie.francieres@planete-sciences.org.

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