L'Oise Agricole 22 juin 2017 à 08h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé

Un budget finalement mieux que prévu

La Chambre d’agriculture de l’Oise s’est réunie en session le 20 juin à Catenoy en même temps que se tenait le Forum des opportunités. Il s’agissait essentiellement de voter le budget rectificatif 2017.

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Le président Poulain a fait voter le budget rectificatif 2017.
Le président Poulain a fait voter le budget rectificatif 2017. - © Dominique Lapeyre-Cavé

C’est finalement un budget avec un déficit de 408.234 euros contre 736.800 euros initialement prévus qui a été voté à l’unanimité. Les charges de personnel ont baissé car, dans le cadre de la régionalisation, un transfert de 3 ETP (équivalent temps plein) assurant les fonctions support, comptabilité générale et informatique est prévu au 1er juillet. Si les charges de fonctionnement achat ne diminuent que très légèrement, celles liées aux services extérieurs accusent une baisse plus marquée grâce au poste «entretien et réparations». Le moindre déficit final est essentiellement expliqué par le poste prestations de services en augmentation de presque 175.000 euros.

Et Fabrice Riquier, le directeur de la Chambre, d’expliquer qu’un gros travail a été fourni par les collaborateurs de l’ensemble des programmes. Finalement, des dépenses en diminution de 46.680 € et des recettes en augmentation de 281.886 €, le budget de fonctionnement s’équilibre par un résultat déficitaire en baisse de 328.566 € par rapport au budget initial.

Le fonds de roulement prévisionnel au 31/12/2017 s’élèvera à 811.238 €, soit 51 jours de fonctionnement. Selon les mots du directeur, ce n’est pas une grosse marge de manœuvre, mais elle est en sensible progression, ce qui est un encouragement à poursuivre les efforts.

Jean-Luc Poulain, le président de la Chambre, a ensuite soumis à la Compagnie l’attribution de subventions à divers organismes. D’abord, le Service de remplacement qui se voit octroyer 6.000 € (12.000 demandés) ; ensuite, les Jeunes Agriculteurs auxquels la Chambre accorde 3.000 euros (12.000 demandés) pour leurs actions de communication et enfin, l’association Réagir, qui aide les agriculteurs en difficultés, qui recevra les 2.500 euros demandés. À titre exceptionnel, parce que l’évènement est d’ampleur nationale, une subvention de 24.000 euros est allouée aux Terres de Jim.

Le président brosse alors les dossiers d’actualité : la création du registre agricole au 1er juillet 2018 qui sera géré par le CFE de la Chambre, le travail mené avec le Conseil départemental pour l’approvisionnement des cantines scolaires en circuits courts, le déblocage des dossiers de méthanisation depuis que l’Ademe est regroupée au niveau Hauts-de-France.

En fin de séance, la FDSEA dépose une motion afin que la cartographie des cours d’eau actuellement en révision serve de base de travail au projet d’arrêté phytosanitaire et Alain Gille rappelle que voilà maintenant 1.000 jours que les éleveurs laitiers sont en crise et que la loi Sapin 2, sur laquelle les producteurs comptaient pour retrouver des prix corrects, ne semble pas bien appliquée au vu des promotions sur produits laitiers constatées par les éleveurs dans des GMS de l’Oise.

Le président Poulain renchérissait en s’inquiétant de la moisson qui arrive à grands pas avec les conditions météorologiques actuelles. Il s’interrogeait sur les éventuelles conséquences des gels d’épis constatés et du mauvais remplissage des grains par manque d’eau. Il laissait enfin à Didier Martin, préfet de l’Oise sur la réserve depuis le début de la campagne des élections présidentielles, la satisfaction de pouvoir en sortir et d’affirmer que l’administration de l’Oise met tout en œuvre pour répondre aux demandes de la profession et notamment de ceux qui sont le plus en difficultés.

 

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