L'Oise Agricole 29 janvier 2018 à 13h00 | Par F.-X. S.

UE/Mercosur : poursuite des négociations fin janvier

Une session de pourparlers au niveau ministériel est prévue le 30 janvier à Bruxelles entre le Mercosur et la Commission européenne pour tenter de progresser sur la voie d’un accord de libre-échange. En toile de fond : le problème des produits agricoles sensibles.

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l’Union européenne propose à ce stade au Mercosur un contingent tarifaire annuel de 70 000 tonnes, divisé en 35 000 tonnes de viande fraîche et 35 000 tonnes de viande congelée, avec un droit de douane de 7,5 %
l’Union européenne propose à ce stade au Mercosur un contingent tarifaire annuel de 70 000 tonnes, divisé en 35 000 tonnes de viande fraîche et 35 000 tonnes de viande congelée, avec un droit de douane de 7,5 % - © François d'Alteroche

Le niveau des concessions que pourrait accepter l’Union européenne, notamment pour l’accès à son marché de produits agricoles sensibles, bœuf et éthanol en premier lieu, dépendra de la réponse que le Mercosur apportera à ses demandes concernant surtout les marchés publics, la protection des investissements, les services, les affaires maritimes, les normes automobiles et les exportations de produits laitiers.

Par ailleurs, la protection des indications géographiques européennes s’avère problématique pour quarante-deux dénominations. Lors d’une réunion des experts commerciaux des Vingt-huit, le 12 janvier, la Pologne, l’Irlande, la Roumanie et la France ont de nouveau jugé que l’offre européenne pour le boeuf et l’éthanol était suffisamment ambitieuse, tandis que l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont insisté sur la nécessité de conclure les négociations en mars, au plus tard, pour éviter un report à fin 2019.

Les organisations agricoles de l’UE contre-attaquent

Pour le boeuf, l’Union européenne propose à ce stade au Mercosur un contingent tarifaire annuel de 70 000 tonnes, divisé en 35 000 tonnes de viande fraîche et 35 000 tonnes de viande congelée, avec un droit de douane de 7,5 %. Une offre jugée insuffisante par le bloc sud-américain, mais jugée déjà trop généreuse par les organisations professionnelles (Copa-Cogeca). Pour s’y opposer, ces dernières mettent en avant les questions sanitaires.

Elles ont demandé aux services de la Commission de pouvoir consulter tous les détails des missions d’audit au Brésil et plus d’informations sur la manière dont ce pays a remédié aux dysfonctionnements déjà identifiés. Par ailleurs, huit députés européens, dont Michel Dantin (PPE, France), James Nicholson (groupe des conservateurs et réformistes, Royaume-Uni), et Francisco Assis (socialiste, Portugal), doivent se rendre du 2 au 6 avril au Brésil (Etats du Mato Grosso and Mato Grosso do Sul) pour une mission d’observation de la situation sanitaire, avant la création éventuelle d’une commission spéciale parlementaire.

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BERTRAND (40) | 01 février 2018 à 14:50:14

Ces libres échanges internationaux source de pollutions..quand va-t-on y mettre fin..il faut savoir si on doit se battre pour le climat où laisser raser la planète..Quand nous aurons des problèmes climatiques 2 X plus importants que ceux que nous connaissons, on aurait beau avoir fait des échanges..

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