L'Oise Agricole 29 juin 2017 à 08h00 | Par Delphine Jeanne

Stéphane Travert remplace Jacques Mézard à l’agriculture

C’est au Normand, Stéphane Travert, que revient le ministère de l’Agriculture et de l’alimentation dans le nouveau gouvernement d’Edouard Philippe, annoncé le 21 juin. Jacques Mézard devient, quant à lui, ministre de la Cohésion des territoires.

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Passation de pouvoirs entre Jacques Mézard (à droite) et Stéphane Travert (à gauche) au ministère de l’Agriculture le 22 juin dernier.
Passation de pouvoirs entre Jacques Mézard (à droite) et Stéphane Travert (à gauche) au ministère de l’Agriculture le 22 juin dernier. - © Agence de presse

Stéphane Travert, député de la Manche, a été nommé le 21 juin, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation dans le deuxième gouvernement d’Edouard Philippe. Elu député en 2012 sous les cou-leurs du Parti socialiste, il rejoint le mouvement d’Emmanuel Macron en octobre 2016, et est réélu dans sa circonscription avec l’étiquette de La République en marche, le 18 juin. Lors de la passation de pouvoirs, le nouveau ministre, âgé de quarante-sept ans, a souligné sa «grande fierté» de «porter une agriculture forte, qui innove, qui investit», et affiché son intention de défendre un modèle agricole français. Un modèle «que nous devons sans cesse renouveler et promouvoir pour sa richesse», y compris à l’international, tout en veillant à ce que les différentes formes d’agriculture «ne viennent pas se confronter, mais soient en har-monie», estime-t-il. Quant à la méthode de travail, «ce ministère sera un ministère de dialogue, de concertation, d’entente», a-t-il également précisé.

Les professionnels agricoles de la Manche, qui ont travaillé avec lui, saluent en effet sa capacité d’écoute. Parmi les principaux chantiers ouverts par Jacques Mézard, qui lui a précédé et devient ministre de la Cohésion des territoires (à la place de Richard Ferrand parti prendre la tête du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale), les Etats généraux de l’alimentation seront une priorité. Ils devront, pour Stéphane Travert, permettre que «nos producteurs puissent enfin gagner les prix de ce qu’ils travaillent». Et d’ajouter : «Nous allons réfléchir à la manière de mieux consommer, à comment faire monter en gamme la qualité des produits (…) et définir une valeur contractuelle autour de ces enjeux de l’alimentation», avec l’idée de dégager des solutions dès l’automne.»

Le nouveau ministre s’est dit, par ailleurs, attaché aux questions de ruralité. Il est également à noter que Jacques Mézard sera assisté au ministère de la Cohésion des territoires par un secrétaire d’Etat, Julien Denormandie. Fidèle d’Emmanuel Macron, avec qui il a travaillé à Bercy, ce dernier était secrétaire général adjoint d’En Marche.

Aides Pac et influenza aviaire

Interrogé sur RTL le 23 juin, Stéphane Travert a promis de «suivre de près» le calendrier des aides Pac fixé par son prédécesseur Jacques Mézard juste avant son départ, pour que, «enfin, les retards puissent être réglés avant la rentrée de septembre». Le ministre a, par ailleurs, an-noncé, concernant les indemni-sations liées à l’influenza aviaire, qu’il allait «lancer un deuxième régime d’aides pour permettre aux éleveurs de passer le cap» et «trouver des solutions pour récupérer le retard» accumulé dans le processus.

«Les priorités agricoles restent identiques», rappelle la FNSEA

Saluant le «volontarisme» de Jacques Mézard, dont la der-nière action de son court mandat au ministère de l’Agriculture a été de publier un nouveau calendrier des paiements des aides Pac, la FNSEA a néanmoins tenu à rappeler au nouveau ministre Stéphane Travert l’importance de «redonner au monde agricole les moyens de son développement et de ses missions».

Dans un communiqué diffusé le 22 juin, l’organisation insiste sur les deux sujets majeurs pour l’agriculture : les Etats généraux de l’alimentation et la simplification, qui doivent permettre «de retrouver du revenu dans un meilleur partage de la valeur ajoutée» et de «faire mieux notre métier sans les contraintes administratives d’un autre âge». La FNSEA rappelle également la nécessité de passer «un double pacte économique et sociétal» pour que les agriculteurs puissent «tirer un revenu digne de leur métier, tout en répondant positivement aux attentes de la société».

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BERTRAND (40) | 29 juin 2017 à 11:11:32

Ce ne son,t pas des ministres qu'il faut mais des prix et une politique équitable...le blabla ne conduit à rien sinon qu'à la misère cachée dont de nombreux paysans soufrent..

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