L'Oise Agricole 01 février 2018 à 09h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé

Soufflet agriculture s’affirme dans les Hauts-de-France et en Normandie

Après la reprise des Ets Bordage en 2016, Soufflet Agriculture organisait pour la première fois des réunions de terrain dans la Somme, la Seine-Maritime et l’Oise pour présenter à ses clients ses services, son organisation et ses offres commerciales.

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Première réunion technique dans l’Oise pour les clients de Soufflet agriculture.
Première réunion technique dans l’Oise pour les clients de Soufflet agriculture. - © Dominique Lapeyre-Cavé

C’est Denis Huet, chef de région Nord, qui a entamé la réunion du 25 janvier organisée à la salle des fêtes de Blicourt, en présentant l’entreprise et sa nouvelle implantation dans l’Oise. Une cinquantaine d’agriculteurs étaient présents pour échanger avec les membres de l’équipe Soufflet Agriculture de la région Nord, qui reprend en grande partie ceux des Ets Bordage.

L’accent a d’abord été mis sur les outils numériques que propose le groupe à ses clients. Amandine Thémé a fait la démonstration de l’application Farmi que chacun est invité à télécharger gratuitement sur son smartphone. Outre les prévisions météo à 7 jours, les conditions de pulvérisation sont détaillées (vent, hygrométrie, température, radar des pluies) et permettent à l’exploitant d’apprécier le moment propice à son intervention. Sont accessibles également des actualités, des conseils techniques, les cotations. Chaque agriculteur peut créer son compte et voir accès à l’état de ses livraisons (bons de livraisons de toutes les bennes), ses factures d’approvisionnement et géo-localiser le silo le plus proche.

Autre proposition de service : la station météo connectée qui enregistre les données et déclenche des alertes que vous aurez programmées sur votre smartphone. Deux niveaux de données sont proposés sur cette station autonome, selon les mesures souhaitées : pluviométrie, température, hygrométrie et mesures du vent, vitesse et rafales. Cet outil permet un gain de temps et de disposer d’une plus grande précision des conditions météorologiques et donc un gain dans l’optimisation de la pulvérisation.

Enfin, dernière offre connectée, le vol de drone sur blé, colza ou orge d’hiver pour une fertilisation précise qui permet d’apporter la bonne dose au bon endroit selon les variations intraparcellaires. L’intérêt est donc à la fois agronomique, économique et réglementaire (déplafonnement éventuel de la dose). Le drone survole la parcelle et mesure la biomasse de la culture en place. Ces données sont ensuite traitées pour être restituées à l’agriculteur en conseil de fertilisation modulée.

L’actualité de la plaine

Hervé Hémeryck, nouveau technicien de la région Nord, et Christian Savary, responsable du service technique chez Soufflet Agriculture, ont ensuite fait le point sur la situation en plaine en cette fin janvier. D’abord, les conditions sèches pour les premiers semis de blé d’automne ont réduit l’efficacité des premiers désherbages, à surveiller en sortie d’hiver.

Les conditions plus fraîches à partir de fin octobre ont été défavorables à l’activité des pucerons vecteurs de la jaunisse nanisante. Depuis, la donne a changé et les fortes précipitations enregistrées en décembre et janvier peuvent faire craindre quelques asphyxies racinaires.

Jusqu’à ce jour, les colzas sont bien développés, 1,33 kg biomasse/m2. Certains ont été semés en association avec des féveroles pour lutter contre les altises et restituer de l’azote au sol. Les altises n’ont finalement pas été trop présentes cet automne et les féveroles n’ont toujours pas été détruites par le gel.

Concernant les désherbages, sur blé notamment, des essais ont été réalisés pour comparer les situations avec ou sans labour et les dates de semis. Il s’avère que retarder les semis a un effet bénéfique sur les populations de ray grass et vulpins. Pour lutter contre les adventices, le faux semis, l’allongement de la rotation, l’alternance de cultures d’hiver et de printemps et les couverts à l’interculture sont des techniques éprouvées.

Car il s’agit de lutter contre des adventices qui développent des résistances. C’est le cas des ray grass et des vulpins et, en dicotylédones, des coquelicots, séneçons, mouron et matricaires. Pour les vaincre, il faut alterner des produits dont les modes d’action sont différents (blocage de la photosynthèse par exemple).

L’utilisation des adjuvants est également un facteur de l’amélioration de l’efficacité des désherbages. Les huiles, les mouillants et les sels ont des actions différentes mais leur usage, simple ou multiple, est probant (voir graphique de l’essai adjuvant sur 3 ans ).

 

Des marchés déprimés

Enfin la parole a été donnée à Loïc Daudré, commercial collecte chez Soufflet Agriculture, pour un point sur les marchés, sujet attendu. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas très bonnes sur ce front. D’abord parce que la parité euro/dollar ne joue pas en notre faveur et parce que le bilan des productions est lourd. Les pays de l’Est ont considérablement développé leur production, qui part pour la moitié à l’exportation. Cela se traduit par une concurrence importante sur des destinations traditionnellement historiques telles que l’Égypte.

Des stocks mondiaux importants en blé et des prix actuels inférieurs aux coûts de productions amènent certains agriculteurs à retenir leurs marchandises non vendues à ce jour. Soufflet Agriculture avertit qu’il sera difficile de vendre et d’exécuter toutes ces marchandises d’ici la fin de campagne si cette rétention persiste.

Pour inciter les agriculteurs à vendre, Soufflet Agriculture propose des offres intéressantes qui permettant aussi aux producteurs de vendre leurs marchandises tout en étant encore indexé. Côté colza, le marché est également morose avec des cours qui ont perdu 40 €/t depuis novembre dû à complexe huile en baisse, ainsi qu’une activité de trituration aussi. Loïc Daudré a clôturé cette présentation par l’exposé des différentes offres commerciales de Soufflet agriculture.

Une entreprise à l’échelle mondiale et locale

Soufflet est un groupe familial qui s’est développé d’abord depuis l’Est de Paris autour des métiers de la collecte et de l’approvisionnement, tout en investissant dans les filières. Il poursuit son implantation vers l’Ouest et le Sud et, dans sa logique de maillage du territoire, a saisi l’opportunité de la reprise de Bordage. Actuellement, Soufflet agriculture est implanté à Oroër, Roy-Boissy, Laboissière-en-Thelle, Puits-la-Vallée et Fouquerolles. Le groupe a gardé l’activité carburants des Ets Bordage et gère une flotte de transport de 8 chauffeurs et 4 semi-remorques.

Les débouchés du groupe se font essentiellement à Rouen : silo portuaire, malterie, moulins, à Lillebonne dans l’usine Téreos et à Prouvy (59) pour la malterie.

Soufflet Agriculture cultive la proximité avec ses clients, l’autonomie, l’expertise technique, développe les services, notamment numériques et veille à garder des offres commerciales adaptées à chacun, que ce soit en terme de collecte, d’approvisionnement, de nutrition animale, de carburants ou de services. Il est consacré d’importants moyens à la formation des équipes terrain pour leur permettre d’accompagner au mieux l’évolution des exploitations agricoles. Fiabilité, proximité, agilité et sécurité sont les valeurs du groupe.

 

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