L'Oise Agricole 22 septembre 2017 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi, Laurent Mingam

Sénatoriales : les candidats face aux enjeux agricoles

Tous les candidats ont été sollicités pour répondre aux mêmes questions. Nous publions, ici, les réponses obtenues.

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Le dimanche 24 septembre, les élections sénatoriales rassembleront un nombre record de candidats : 1996 candidats. 170 sièges (plus une élection partielle)
seront renouvelés, soit la moitié des 348 sièges de la Haute assemblée.
Le dimanche 24 septembre, les élections sénatoriales rassembleront un nombre record de candidats : 1996 candidats. 170 sièges (plus une élection partielle) seront renouvelés, soit la moitié des 348 sièges de la Haute assemblée. - © ma carre.

Pour Olivier Paccaud, vice président LR du conseil départemental

Vous êtes candidats aux élections sénatoriales. Quelle vision défendez-vous pour les territoires agricoles de notre département ?

Tournée vers l’avenir évidemment ! Je traverse régulièrement de long en large nos petites routes, des lieux enclavés, voir oubliés, où le téléphone portable ne passe pas et je ne parle même pas du réseau internet, il y est inexistant. Mon objectif est de participer à la préservation de notre cadre de vie tout en lui offrant de nouvelles opportunités. La connexion au haut débit est une priorité. Elle améliorera aussi les conditions de travail des exploitants. En tant que sénateur de l’Oise, je serai une force de propositions et d’actions pour notre ruralité et notamment l’agriculture, partie intégrante du patrimoine local. Qu’il s’agisse d’alerter le Gouvernement sur les retards de paiement de la PAC, de la défense de la réserve de précaution face aux aléas, de la baisse des charges ou encore du statut de l’agriculteur…je serai toujours présent, disponible et réactif.

Sur un sujet d’actualité, quelle est votre position sur la protection des plantes et le dossier glyphosate ?

Le Gouvernement et l’Europe se font fi de la réalité. La majorité des produits que nous consommons sont importés, comptant sur des normes moins strictes que celles imposées à nos exploitants. La concurrence est déloyale et l’enjeu est plus qu’économique : l’agriculture fait partie de la stratégie de défense et d’autonomie de la France. Le souci vient principalement, je pense, de l’interprétation donnée au principe de précaution qui, entendu au sens stricte, bloque la Recherche & Développement, empêche la France de se tourner vers la modernité et tout autre facteur de croissance. Nous ne trouverons jamais un substitut au glyphosate si la recherche n’est pas encouragée. Nous n’aurons pas besoin de recherche si l’agriculture se meurt, car la seule passion ne compensera pas le rendement. C’est du bon sens, c’est du pragmatisme. Intégrer ce principe dans la constitution a été une grave erreur. Avec mon ami Olivier Dassault, député de l’Oise, j’ai toujours plaidé pour que ce principe de précaution soit remplacé par celui d’innovation. La semaine dernière en commission parlementaire M. Bigard a eu une attitude « désinvolte » face aux questions posées par les députés.

Si vous êtes parlementaires, quelle action prioritaire entendez-vous proposer pour que les agriculteurs aient un juste prix à leur production ?

Il symbole le mépris de certains industriels du secteur à l’égarddes coopérants comme des institutions de notre République. Si les négociations entre les exploitants et l’industrie ne suffisent pas pour trouver le juste prix, comme c’est malheureusement trop souvent le cas, je suis pour légiférer ! Lorsqu’on achète un vêtement, pour maintenir le commerce de proximité et contrer la concurrence déloyale, les articles L 420-5 et 442-2 du code du commerce interdisent, sauf exceptions, la vente à perte des produits. Pourquoi ne pas imposer le même principe pour que nos agriculteurs puissent vendre au juste prix et plus jamais à perte ? Voilà une proposition que j’encourage également à porter au niveau européen !

Pour Laurence Rossignol, ancienne ministre des Familles et des Droits des femmes

Vous êtes candidats aux élections sénatoriales. Quelle vision défendez-vous pour les territoires agricoles de notre département ?

Bien que l’agriculture occupe toujours une grande part de l’espace dans de nombreuses communes de notre département, les exploitations se sont regroupées et les agriculteurs sont de moins en moins nombreux. Or, une agriculture sans agriculteurs, ce n’est plus l’agriculture mais un simple maillon de l’industrie agroalimentaire. Il faut d’abord initier un profond changement de comportements des consommateurs. On ne peut pas bien se nourrir sans payer le juste prix. La part de l’alimentation dans le budget des ménages s’est beaucoup réduite au profit d’autres biens de consommation. On surpaye nos téléphones portables et on sous-paye nos produits agricoles ! Il faut mobiliser les moyens nécessaires pour garantir un revenu permettant d’une part aux agriculteurs de se maintenir dans tous les territoires, et d’autre part aux jeunes de s’installer et de vivre correctement de leur travail et de leurs exploitations. Cela implique d’ouvrir à nos jeunes exploitants des débouchés nouveaux, à travers par exemple le développement de circuits courts d’approvisionnement de la restauration collective: vers les écoles, collèges et lycées ou les établissements médico-sociaux. Mis en avant lors des récents États Généraux de l’Alimentation, le changement de modèle doit se poursuivre pour muter vers une alimentation plus durable et des modes de production plus respectueux de l’environnement. Cette dynamique repose sur l’investissement des agriculteurs : ceux-ci doivent être accompagnés, à travers l’augmentation des aides à la conversion pour les grandes cultures. Enfin, je serai particulièrement attentive à la poursuite de la revalorisation des petites retraites agricoles.

Sur un sujet d’actualité, quelle est votre position sur la protection des plantes et le dossier glyphosate ?

Il y a désormais un consensus scientifique pour considérer que le glyphosate n’a plus sa place dans notre agriculture. C’est une question de santé publique, en particulier pour nos agriculteurs. Pour la protection des plantes, il est nécessaire et urgent de développer la recherche, avec l’INRA, pour élaborer des solutions alternatives, durables pour les territoires, protectrices et rémunératrices pour les exploitants. La semaine dernière en commission parlementaire, M. Bigard a eu une attitude « désinvolte » face aux questions posées par les députés.

Si vous êtes parlementaires, quelle action prioritaire entendez-vous proposer pour que les agriculteurs aient un juste prix à leur production  ?

La transparence doit être la règle. Transparence des modes de production et de transformation bien sûr, mais également des mécanismes financiers qui, aujourd’hui, ne garantissent pas un prix décent au producteur initial. Sénatrice, je me mobiliserai pour que les relations et négociations commerciales ne se fassent plus au détriment de l’amont de la filière. Nos exploitants, en particulier celles et ceux qui s’installent dans ce métier, doivent pouvoir bénéficier de cadres de médiation leur permettant de réaliser des bénéfices et de garantir leur qualité de vie.

Pour Sophie Reynal, conseillère municipale à Senlis

Quelle vision défendez-vous pour les territoires agricoles de notre département ?

Je suis née dans un territoire rural, la Corrèze, où j’ai grandi dans une famille proche de la terre avec un grand père agriculteur et un autre vétérinaire, une mère exploitante agricole et un père vétérinaire. Ceci explique pourquoi je m’intéresse fortement à l’agriculture. Nous avons la chance dans l’Oise d’avoir un territoire très divers et cette diversité fait la richesse. J’habite à Senlis, une ville du sud du département marqué surtout par l’urbanisme, mais je parcours en détail tous les territoires du département et j’ai rencontré de nombreux agriculteurs au cours des dernières semaines, dans le Vexin, sur le plateau picard, dans le Valois.

L’objectif que je défends est que les agriculteurs puissent vivre décemment de leur travail : harmonisation des normes européennes, allègement de certaines lourdeurs administratives et, comme, c’est le cas dans les Etats généraux de l’alimentation, échanges entre partenaires au sein des filières alimentaires. Enfin, en tant que professionnelle de la transmission d’entreprises, je suis sensible et vigilante aux dispositifs d’accompagnement à la transmission des entreprises agricoles. Si on améliore leur accès aux financements pour l’installation et l’investissement, les agriculteurs participeront davantage au développement économique de notre territoire.

Quelle est votre position sur la protection des plantes et le dossier glyphosate ?

Les agriculteurs français ne doivent pas être pénalisés par rapport aux autres agriculteurs européens. L’agriculture française a vocation à être leader en Europe, il ne faut donc pas que nos agriculteurs soient pénalisés par rapport à leurs collègues européens. Ils sont aussi les premiers gardiens de l’environnement et des paysages, beaucoup pratiquent l’agriculture raisonnée et cela doit être pris en compte dans l’appréciation de leur situation économique. La semaine dernière en commission parlementaire M. Bigard a eu une attitude «désinvolte» face aux questions posées par les députés.

Si vous êtes parlementaires, quelle action prioritaire entendez-vous proposer pour que les agriculteurs aient un juste prix à leur production ?

La méthode Macron, la méthode Travert, la méthode Reynal, c’est la même : écouter, partager, amender, proposer de nouvelles solutions, décider avec l’objectif d’améliorer le revenu des agriculteurs et faire en sorte que les normes européennes soient les mêmes pour tous pour simplifier la vie de ceux qui travaillent la terre. Par rapport à M. Bigard, je ne peux rien dire d’autre que d’être très ferme sur les valeurs et le fonctionnement de la République : les questions posées par la représentation nationale sont légitimes, il doit y être répondu.

Pour Edouard Courtial, président du Conseil départemental

Quelle vision défendez-vous pour les territoires agricoles de notre département ?

L’agriculture est plurielle. Qu’elle soit conventionnelle, bio ou raisonnée, elle est indispensable à la vitalité de nos villages. Pour cela, il faut que les agriculteurs puissent travailler dans de bonnes conditions. Cela nécessite, d’abord, la préservation des terres agricoles ; l’aménagement de l’espace urbanisé doit être optimisé. Dans le cadre des grands projets d’infrastructures, comme le canal Seine Nord Europe ou des projets routiers, tout doit être fait pour accompagner les agriculteurs contraints de céder une partie de leurs terres ; c’est ce que je m’emploie à faire au Conseil départemental depuis deux ans, en anticipant autant que possible les besoins.

L’aménagement du territoire passe aussi par le maintien d’activités économiques et de services – commerces, professionnels de santé, services publics, dans les territoires ruraux. Il faut, je crois, contrebalancer le mouvement de concentration autour des métropoles qui, à terme, ne peut conduire qu’à la marginalisation de notre agriculture.

Quelle est votre position sur la protection des plantes et le dossier glyphosate ?

Jean Cauwel, agriculteur et candidat sur la liste que je conduis, m’a alerté à ce sujet. Il faut arrêter de présenter les agriculteurs comme des ennemis de l’environnement et se souvenir que la nature est leur outil de travail. Mieux que quiconque, ils connaissent l’importance de la préserver. Il ne faut pas oublier non plus que l’agriculture française est concurrencée par les productions non seulement de nos voisins européens, mais aussi des autres continents. Compliquer la vie des agriculteurs français sans raison validée est une aberration. L’extension du principe de précaution sous la pression de lobbies puissants doit cesser. Elu sénateur, j’interpellerai immédiatement le gouvernement sur la question du glyphosate, avant qu’une décision préjudiciable pour l’agriculture française et l’agro-écologie puisse être prise.

Quelle action prioritaire entendez-vous proposer pour que les agriculteurs aient un juste prix à leur production ?

Le sujet est compliqué. Mais il faut, je crois, donner aux agriculteurs plus de moyens pour négocier d’égal à égal avec les transformateurs et les distributeurs. Il y a en parallèle un travail d’éducation des consommateurs à effectuer. Il faut aider les Français à prendre conscience de la valeur des produits de qualité. J’ai initié dans l’Oise un programme de développement des approvisionnements locaux, dans les restaurants des collèges. C’est une façon d’éduquer au goût les consommateurs de demain, et de leur faire connaître les richesses de notre agriculture.

Pour Alain Vasselle, sénateur sortant de l’Oise

Vous êtes candidats aux élections sénatoriales. Quelle vision défendez-vous pour les territoires agricoles de notre département ?

Il faut que les territoires agricoles aient toute leur place dans la politique d’aménagement du territoire tant au niveau départemental, régional que national. Il faut veiller à ce que les espaces ruraux ne soient pas grignotés par les espaces urbains. Il faut concilier les exigences environnementales attendues et souhaitées par le monde urbain avec les contraintes économiques auxquelles sont soumis les agriculteurs. Je considère que les agriculteurs sont les 1ers acteurs de la préservation de nos espaces ruraux et agricoles et qu’ils contribuent largement au développement durable de nos territoires. Il y aura donc lieu de veiller que la politique agricole nationale intègre ces éléments afin que notre agriculture puisse rester compétitive et contribuer très largement au développement économique de notre pays, à l’emploi et à la qualité de vie à laquelle aspire tous nos concitoyens.

 

Sur un sujet d’actualité, quelle est votre position sur la protection des plantes et le dossier glyphosate ?

Moi-même en ma qualité d’agriculteur je vis cette problématique comme la plupart de celle et ceux qui font appel aux produits phytosanitaires protecteurs de nos plantes. Nous avons, sur le plan professionnel, réalisé au fil du temps des efforts considérables pour diminuer l’utilisation de ces produits afin d’en réduire voire d’en éradiquer l’impact sur nos produits alimentaires. La profession agricole est tout à fait prête à utiliser des produits de substitution à condition bien entendu que les conséquences économiques de l’utilisation de ces produits soient intégrées par nos gouvernements dans la politiques des prix de nos productions. Concernant le glyphosate, nous sommes confrontés aujourd’hui à un débat entre scientifiques ; la démonstration n’a pas encore été faite de façon intestable des risques que présente pour la santé humaine ces produits.

 

Quelle action prioritaire entendez-vous proposer pour que les agriculteurs aient un juste prix à leur production ?

Il faut réunir autour de la même table les producteurs, les transformateurs et les distributeurs et il faut qu’ils puissent définir ensemble quelle est la juste répartition de la valeur ajoutée du produit entre les 3 acteurs. Tant que nous n’aurons pas réussi à ce que ces 3 interlocuteurs dans le cadre des discussions interprofessionnelles, soient d’accord, nous resterons dans cette impasse qui dure depuis des décennies. À défaut d’accord interprofessionnel il appartient au gouvernement et à l’Europe de prendre leur responsabilité pour que la valeur ajoutée ne profite pas uniquement au distributeur ou au transformateur.

Pour les sénatoriales, qui auront lieu dimanche 24 septembre, l’Oise propose 8 listes.

Liste 1 : «En Avant l’Oise ! rurale et urbaine la France est une»

Les candidats : Alain Vasselle, parti LR (Sénateur sortant), Stéphanie Dauzat (Conseillère municipale de Margny Lès Compiègne), Guy-Pierre de Kersaint, parti SE (maire de Versigny), Isabelle Barthe (maire de Cernoy et vice-présidente du Plateau picard), Denis Pype, parti LR (Conseiller régional, adjoint au maire d’Oursel Maison) et Joëlle Garault (adjointe au maire de Crèvecœur-le-Grand).

Liste 2 : «Bleu Marine pour la défense de nos communes et de nos départements» (FN)

Les candidats : Michel Guiniot, parti FN (Conseiller régional, Conseiller départemental), Claire Marais-Beuil, parti FN (Conseillère régional), Jean-Marc Branche, Parti FN (Conseiller régional) FN, Nathalie Jorand, Pierre Deniau, parti FN (Conseiller régional), et Béatrice Gouraud.

Liste 3 : «Notre parti, c’est l’Oise !» (Liste indépendante)

Les candidats : Olivier Paccaud, parti LR (Vice-président du conseil départemental), Nathalie Lebas, parti UDI (Conseillère régionale, conseillère municipale de Senlis), Jean-Louis Dor, parti SE (Maire d’Abancourt, président de communauté de communes de la Picardie verte), Valérie Sinople, parti SE (Adjointe au maire de Gilocourt), Jean-Yves Bonnard, parti SE (Maire de Chiry-Ourscamp, conseiller CC2V), et Laurence Richart, parti SE (Conseillère municipale de Heilles)

Liste 4 : «La République en marche !» (LREM)

Les candidats : Sophie Reynal, parti LREM (Conseillère municipale de Senlis), Stanislas Barthélémy, parti SI (Maire de Longueil-Sainte-Marie), Aurore Hugot, parti DVG (Conseillère municipale de Noyon), Sylvain Le Chatton, parti SE (Maire de Liancourt-Saint-Pierre), Venucia Vimbert, parti LREM (Conseillère en stratégie et développement commercial), et Olivier de Baynast, parti LREM (Procureur général à la cour d’appel d’Amiens).

Liste 5 : «Oise, Union et Renouveau» (LR)

Les candidats : Édouard Courtial, parti LR (Président du conseil départemental, ancien député (2002-2017), Nadège Lefèbvre, parti LR (Maire de Lachapelle-aux-Pots, vice-présidente du conseil départemental, Jérôme Bascher, parti LR (Vice-président du conseil départemental), Sandrine de Figueiredo, parti UDI (Vice-présidente du conseil départemental, conseillère municipale de Compiègne), Jean Cauwel, parti LR (Maire de Breteuil, conseiller régional), et Anne-Sophie Fontaine, parti LR (Conseillère régionale, conseillère municipale de Maignelay-Montigny).

Liste 6 : «Agir pour toutes nos communes» (PS)

Les candidats : Laurence Rossignol, parti PS (Sénatrice sortante, ancienne ministre), Philippe Massein, parti PS (1er adjoint au maire de Villers-Saint-Paul), Véronique Grignon-Ponce, parti PS (Maire de Dompierre), Gérard Auger, parti PS (Maire de Neuilly-en-Thelle, conseiller départemental), Roseline Pinel, parti PS (Ancienne conseillère départementale), et Jean-Paul Douet, parti PS (Maire de Montagny-Sainte-Félicité).

Liste 7 : « L’humain d’abord, au cœur de la République » (PCF)

Les candidats : Jean-Pierre Bosino, parti PCF (Maire de Montataire, ancien sénateur de 2014 à 2017), Hélène Balitout (Conseillère départemental, maire adjointe de Ribécourt-Dreslincourt), Alain Boucher, Caroline Besse, Gilles Laveur, et Caroline Brebant

Liste 8 : «Parti de la France»

Les candidats : Thomas Joly, Florence Perdu, Cyprien De Vos, Caroline Alamachère, Pierre Verdier, Annabel Ménard.

Un enjeu pour le territoire

Les sénateurs, élus par les « grands électeurs », voient leurs mandats renouvelés, par moitié, tous les 3 ans pour un mandat de 6 ans. Ainsi, la moitié des 348 sénateurs sont renouvelés cette année. C’est le cas des sénateurs élus dans l’Oise. Huit listes sont candidates pour 4 sièges dans le département.

Le Sénat, Chambre haute du parlement, est traditionnellement identifié compte tenu du mode de scrutin des sénateurs, comme la Chambre représentant les «territoires». On lui attribue ce rôle lorsque l’Assemblée Nationale est une représentation proportionnelle des populations qui offre une plus grande visibilité aux zones urbaines.

Le mode de scrutin, avec le renouvellement par moitié, permet également au Sénat une certaine stabilité, déconnecté des autres scrutins qui influence moins le vote des grands électeurs. Pour les territoires ruraux, pour l’agriculture, l’élection sénatoriale est donc un scrutin important. Nous avons à ce titre sollicité les 8 listes candidates pour leur poser les trois mêmes questions liées à l’agriculture et à des points d’actualité. Vous trouverez ci-après les réponses qui nous ont été fournies par 5 des 8 listes candidates. Vous trouverez également ci-après les 8 listes candidates.

Davantage de femmes candidates qu’en 2014

Cette année, les femmes sont plus nombreuses à être candidates qu’en 2014 (909, soit 45,5%, contre 730, 42,12%). Ce taux constitue un record.


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