L'Oise Agricole 11 mai 2017 à 08h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé

Secrétaire général, le lien entre le terrain et le bureau FDSEA

Depuis le 3 mars dernier, Bernadette Bréhon partage le poste de secrétaire général de la FDSEA de l’Oise avec Régis Desrumaux, qui a remplacé Christophe Beeuswaert. Interview.

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- © DLC

Bernadette, vous formez un nouveau tandem de secrétaires généraux avec Régis Desrumaux. Comment souhaitez-vous travailler ensemble?

Avec Régis, j’aimerais que nous formions vraiment un tandem. Nous devons apprendre à travailler ensemble et si nous voulons réussir notre mandat, tout doit être basé sur la confiance et des échanges réguliers sur les différentes problèmatiques terrains.

Nous devons pouvoir rayonner l’un et l’autre sur tout notre département, aller à la rencontre de nos adhérents.

Nous devons être à l’écoute. Il faut que nous soyons réactifs et efficaces sur chaque dossier, chaque questionnement... Notre force sera de pouvoir en échanger pour être constructifs et avancer.

Notre force, la force de notre réseau sera aussi d’être de bons relais d’informations pour le terrain à travers nos présidents de SEA, mais aussi auprès de nos membres de bureau qui, dans notre nouvelle organisation, ont en charge des dossiers.

Il nous faudra, à Régis et moi-même, trouver les bons rouages du terrain au département et vice versa du département à nos adhérents.

 

Que vous apporte votre expérience de secrétaire générale FDSEA?

Une connaissance de notre département que je n’avais pas il y a 3 ans sur certains secteurs. Christophe avait cette maîtrise et cela m’a permis de découvrir les éléments au fur et à mesure. Travailler avec lui a été pour moi un enrichissement.

Aujourd’hui, il faut être réactif dans de nombreux domaines. Mais réactif ne veut pas dire «foncer tête baissée». La discussion et les échanges sont nécessaires. La négociation peut être une bonne chose dans certains cas.

Il faut toujours trouver la meilleure solution pour notre agriculture, nos adhérents. Et il ne faut jamais perdre de vue que nous sommes une équipe départementale et qu’il est toujours bon d’échanger avec l’un ou l’autre.

À nos côtés, des collaborateurs efficaces, techniques et pointus sur les dossiers, nous aident dans notre tâche de tous les instants. C’est une force d’être ensemble, élus et collaborateurs, pour défendre, au travers de notre FDSEA, notre agriculture, nos adhérents.

Avec Régis, nous devons réussir à insuffler un élan, une force, un dynamisme au sein du bureau, du conseil d’administration.

 

Quels sont les dossiers du moment?

La Pac, évidemment, avec la télédéclaration 2017. Mais aussi les dossiers Pac 2015 et 2016 qui ne sont toujours pas clos à ce jour. Il est inadmissible que les agriculteurs n’aient toujours pas touché leur dû ! On ne peut pas nous imposer plus de réglementation, de respecter des dates de déclaration et que de l’autre côté, l’état ne respecte pas ses engagements.

Ensuite, les PLU, sur lesquels nous devons être très vigilants pour notre agriculture.

Et bien évidemment, un combat en route, qui dure et perdure : la répartition des marges sur nos produits tout au long de la chaîne pour qu’enfin, les producteurs retrouvent la juste part qui leur revient, et donc des prix rémunérateurs.

Enfin, la cartographie des cours d’eau où nous sommes au dernier tiers cette année. Ce qui va permettre à chacun d’entretenir cours d’eau et fossés en sachant quelle démarche entreprendre et comment le faire. On arrive à la fin d’un long combat syndical départemental, puis national.

 

Y a-t-il des sujets qui vous tiennent à cœur?

Dans notre département comme ailleurs, nous sommes confrontés au problèmes des compensations environnementales dès que des grands travaux se profilent : déviation, autoroutes, carrières, CSNE... Nous travaillons depuis plusieurs mois sur ce dossier pour faire bouger les lignes et obtenir de ne plus compenser en surfacique, mais en fonctionnalité et fongibilité.

L’agriculture ne peut pas toujours être la barrière d’ajustement et perdre de son potentiel, de sa valeur économique. Il est primordial que les agriculteurs ne perdent pas leur outil de travail.

 

Si vous aviez un rêve, un souhait à émettre en ce début de mandat, quel serait-il?

Que notre profession soit reconnue de tous, pour la qualité de nos produits, son savoir-faire. Mais aussi pour l’intérêt que l’agriculture a toujours mis à disposition de tous et ce, depuis des décennies, la biodiversité et la diversité de nos paysages sur nos territoires. Et qu’enfin, nous puissions tous vivre de notre métier.

À la fiche

Bernadette Bréhon
57 ans, mariée avec Michel, 3 enfants
en société avec Michel et un fils sur une exploitation de polyculture-polyélevage, vaches laitières, vaches allaitantes et brebis, en zone inondable à Pimprez.
Mes qualités : être à l’écoute des autres, aimer rendre service
Ce que j’aime : la famille, les amis, mon métier et tous les contacts liés à celui-ci, et aussi la lecture, le vélo
Ce que je n’aime pas : que l’on réagisse par rapport à soi sans tenir compte des autres

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