L'Oise Agricole 18 février 2014 à 08h00 | Par L'Oise Agricole

Salon de l'agriculture - Le Sia, du 22 février au 2 mars

Le Sia 2014 est placé sous le signe de l’agriculture en mouvement. Explications lors de la présentation de cette nouvelle édition.

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Plan du Sia
Plan du Sia - © Sia

C’est donc sous le regard bienveillant de la montagnarde Bella, de race taurine ou tarentaise, que s’ouvrira la 51e édition du Salon international de l’agricultur.Qu’attendre de cette nouvelle édition ?

Image réelle
C’est une mini-révolution en douceur qu’a présentée l’équipe du Sia le 6 janvier à Paris. Car, plutôt que donner l’image d’Épinal d’une certaine agriculture, Jean-Luc Poulain, président du Sia et du Ceneca, et Juana Moreno, la directrice du Sia, ont opté pour une formule qui devrait permettre de désanctuariser la représentation que les Français, «notamment les urbains», se font de leur agriculture : une certaine nostalgie du passé, la douceur de vivre, la campagne, voire même une certaine forme d’immobilisme, si l’on en croit Jean-Luc Poulain. Alors, «ça va bouger et il va y avoir du lourd, n’hésite pas à lancer le patron du Sia.
Nous souhaitons que les Français prennent pleinement conscience que l’agriculture française possède une balance commerciale excédentaire, ce qui signifie compétitivité. Ensuite, nous voulons montrer ce que les technologies peuvent proposer de mieux dans le monde agricole, tant dans les filières végétales qu’animales. D’une certaine manière, le GPS est aussi banal en agriculture que dans les automobiles de Monsieur tout-le-monde».
Pour Juana Moreno, il s’agit de capitaliser sur les quasi 700.000 visiteurs de l’an passé. «Le pavillon alimentaire va gagner en cohérence et pour cela, le Sia s’est rapproché de l’APCA. Le pavillon 7.2, connu comme étant celui des régions de France et d’Outre-mer, sera celui de l’excellence à la française avec les meilleurs produits des territoires. Le pavillon 7.3 est baptisé Agriculture d’ici et d’ailleurs avec les 21 pays étrangers représentés. Une arrivée nouvelle cette année, le Tchad. Et le grand retour du Japon» précise la directrice.
Le pavillon 4 sera celui des services et métiers ainsi que de l’éco-habitat et hébergera aussi la filière aviculture. Le hall 5.3 est privatisé cette année pour accueillir les épreuves du Concours général agricole (CGA) des produits et des vins. La viande bovine figure pour la première fois au menu 2014 des 24 grandes familles de produits sélectionnés et récompensés lors du CGA.

Modernité
En l’absence de Sima, comme chaque année paire, les agro-équipements prendront leurs aises au Sia. Deux grandes idées pour cette filière : d’abord, montrer que le monde des technologies de l’information et de la communication est bien présent et ne fait que se développer dans ce secteur.
«On parlera mécatronique, capteur, intelligence, développement informatique sur ce salon pour les agro-équipements»   précise ainsi Alain Savary, le directeur général d’Axema, qui enchaîne en annonçant que la France accueillera cette année le Plugfest, un forum de chercheurs du monde entier qui échangeront sur les différentes technologies de pointe existant dans le machinisme agricole afin de les rendre compatibles entre elles.
Le stand de l’Odyssée végétale permettra des démonstrations de réalité virtuelle et de réalité augmentée avec des techniques de 3D pour mieux comprendre le fonctionnement des machines, vu de l’intérieur.
Ensuite, il s’agit de faire connaître, encore et toujours, les formidables capacités d’emplois qui existent dans la filière agro-équipement. Or, les 700.000 visiteurs grand public, dont des dizaines de milliers de jeunes, sont un formidable réservoir pour diffuser cette idée.
Autre évolution significative de ce Sia 2014 : la reconnaissance de l’agriculture urbaine en tant que tel, potentiel important de créations d’emplois également.

Guillaume Garot, en charge de l’Agroalimentaire et également présent lors de cette présentation, l’objectif est de faire remonter la France sur le podium des exportateurs agricoles. «La France était 3e exportateur en 2002, elle est aujourd’hui 5e. Fixons-nous comme objectif, à 10 ans, de la faire réintégrer le trio de tête. Car il faut bien évidemment développer la proximité, donc les circuits courts, avec les citoyens, mais il ne faut pas oublier que l’agriculture française, ce sont aussi les circuits longs avec l’exportation».

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