L'Oise Agricole 27 mai 2018 à 14h00 | Par Gaëtane Trichet

Roquette inaugure son nouvel atelier dédié aux protéines de pois

Roquette a inauguré son nouvel atelier de production dédié aux protéines de pois destinées à l’alimentation humaine sur son site de Vic-sur-Aisne le 16 mai dernier.

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Le Groupe Roquette souhaite une filière pois solide permettant de garantir un approvisionnement adéquat  en termes de qualité et de quantité pour satisfaire les attentes de ses clients. Grâce à un approvisionnement national, ils assurent la traçabilité de la matière première au produit fini. Et en proposant des produits issus du pois protéagineux, ils participent au développement de cette filière en France.
Le Groupe Roquette souhaite une filière pois solide permettant de garantir un approvisionnement adéquat en termes de qualité et de quantité pour satisfaire les attentes de ses clients. Grâce à un approvisionnement national, ils assurent la traçabilité de la matière première au produit fini. Et en proposant des produits issus du pois protéagineux, ils participent au développement de cette filière en France. - © Gaëtane Trichet

Le marché des protéines de pois est très attractif et en pleine croissance. Avec les nouveaux modèles d’alimentation qui privilégient les protéines végétales, Roquette entend bien approvisionner le marché mondial en expansion de 15 % par an. Pour cela, le groupe complète sa gamme avec de nouveaux ingrédients, notamment le Nutralys S85 Plus conçu spécifiquement pour les produits alimentaires et boissons riches en protéines qui répondent aux besoins nutritifs des sportifs, des séniors ou des régimes alimentaires. «En valorisant des ressources végétales, nous collaborons avec nos clients et partenaires pour imaginer des ingrédients permettant de toujours mieux nourrir et mieux soigner les personnes. Chacun de nos ingrédients répond à des besoins spécifiques et fondamentaux et contribue à des modes de vie plus sains. Aujourd’hui le monde fait face à de nombreux enjeux en termes de nutrition, de santé, en raison notamment de la croissance démographique, de l’urbanisation, du développement économique ainsi que des nouvelles habitudes alimentaires. Roquette est très bien positionnée pour répondre à ces défis notamment grâce à ses développements dans les domaines des secteurs des protéines végétales sur lesquelles nous travaillons depuis plus de 15 ans» a expliqué Pascal Leroy, directeur de la filière pois et protéines de Roquette. «Les protéines végétales trouvent de nombreuses applications dans l’alimentation particulière : l’alimentation sans gluten, la nourriture végétarienne, alimentation pour les sportifs, pour les personnes en nutrition clinique ou tout simplement la nutrition traditionnelle que nous partageons tous. Grâce à ce nouvel atelier, nous innovons et nous élargissons notre gamme». Fort de ces 40 ans d’expérience dans la recherche, le développement et la production de protéines végétales et de son rôle de pionnier dans le secteur de la protéine de pois, «ce nouvel atelier confirme l’engagement de Roquette à offrir des solutions innovantes et durables dont l’unique but est de toujours mieux répondre aux besoins de nos consommateurs et de nos clients».

250 000 tonnes de pois en 2020

Pour satisfaire cette demande, 40 millions d’euros ont été investis par Roquette dans la continuité d’un premier programme d’un montant équivalent investi depuis 2015. Le groupe bénéficiera donc d’ici 2020, de deux sites de production complémentaires en Europe (à Vic-sur-Aisne, France) et en Amérique du Nord (à Portage-La-Prairie, Canada en cours de construction) avec une capacité combinée de valorisation du pois de près de 250 000 tonnes par an. Actuellement, le site de Vic-sur-Aisne transforme 80 000 tonnes de pois par an et devrait passer à 125 000 tonnes d’ici 2 ans. Il faut du pois protéagineux et Roquette encourage les producteurs à en semer. Pour ce faire, l’industriel a mis en place un système incitatif pour les producteurs ainsi qu’un parcours cultural innovant. «La culture des légumineuses permet un enrichissement du sol en azote et offre un gain économique d’environ 200 euros par hectare sur les cultures suivantes» a précisé Sébastien Windsor, président de Terres Inovia, présent lors de l’inauguration du nouvel atelier. «Un travail de recherche avec les semenciers a été mis en place notamment par rapport à l’impact de l’aphanomycès» a-t-il poursuivi.

«Nos objectifs ? Faire progresser de 10 à 20 % le résultat économique tout au long de la filière, chez l’agriculteur comme chez l’industriel, par la voie de la recherche avec des variétés nouvelles qui permettront plus de productivité, moins d’intrants, mais aussi par des process de transformation meilleurs et une valorisation plus importante des produits. On a aussi comme objectif affiché de produire 50 % des protéagineux français demain sous un schéma de traçabilité et avec une charte d’engagement du producteur. On espère arriver à mobiliser plus et mieux l’INRA autour de nos protéagineux. L’objectif est d’arriver à une progression de 500.000 ha dans les années à venir sur l’ensemble des oléagineux et des protéagineux avec une place importante pour les pois» a assuré le président de Terres Inovia, mettant en avance le besoin comme en France, d’un plan protéines européen très ambitieux pour les protéagineux. «On doit y travailler ensemble pour continuer à les développer pour nourrir les humains et les animaux. Il y a une demande sociétale forte et un débouché porteur de valeur ajoutée pour les transformateurs et porteur d’intérêt environnemental pour les agriculteurs afin de répondre aux enjeux sur lesquels ils sont attendus et pour demain trouver des débouchés durables pour leur exploitation» a assuré Sébastien Windsor.

Tout est bon dans le pois

À en croire les dirigeants de Roquette, le pois est une matière première qui peut être valorisée en totalité. Arrivée en usine, la graine de pois passe dans un moulin. La coque qui en est extraite est valorisable en aliments pour volailles, pour poissons et pour chiens et chats. La farine quant à elle contient 50 % d’amidon, 25 % de protéines, 14 % de fibres, 6 % de sucres divers, 2 % de lipides, puis des minéraux, a expliqué Céline Capdupuy, directrice de l’usine, lors de la visite du site de Vic-sur-Aisne. L’amidon est valorisé en alimentation humaine comme épaississant entre autres nombreuses applications et en papeterie. La protéine est de plus en plus utilisée comme ingrédient en boulangerie et comme substitut de viandes, ainsi que dans des boissons. Les fibres, lipides et minéraux peuvent composer ce que les professionnels appellent une «soupe» pour les porcins.

Le Nutralys S85 Plus, l’hyper-protéiné !

Un nouvel ingrédient pour le secteur de l’alimentation : le Nutralys S85 Plus est une nouvelle protéine de pois de spécialité mise au point spécifiquement pour des produits tels que les boissons riches en protéines, fortement soutenus par les tendances de marché qui répondent au développement du végétarisme et du naturel. «Le Nutralys S 85 Plus permettra à nos clients de développer de nouveaux produits hyper protéinés. Le Nutralys S85 Plus développe beaucoup moins de viscosité que les autres protéines de pois. Cette caractéristique associée à un goût plus neutre lui permet d’incorporer plus facilement dans une multitude d’applications et répondent naturellement au besoin spécifique de la nutrition du sportif, du sénior ou dans le cadre d’un régime alimentaire» a commenté Pascal Leroy.

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