L'Oise Agricole 30 mai 2017 à 09h00 | Par Delphine Jeanne

Rencontre entre la FNSEA et le nouveau ministre

Tour d’horizon des chantiers prioritaires.

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hristiane Lambert, Jérôme Despey et Jacques Mézard après leur entretien le 22 mai 2017, au ministère de l’Agriculture.
hristiane Lambert, Jérôme Despey et Jacques Mézard après leur entretien le 22 mai 2017, au ministère de l’Agriculture. - © Delphine Jeanne

Cette première rencontre avec le nouveau ministre de l’Agriculture a permis «un tour d’horizon complet» allant «des sujets urgents aux dossiers plus structurels», a estimé Christiane Lambert à la sortie de ce rendez-vous d’une heure avec Jacques Mézard, le 22 mai. La présidente de la FNSEA, accompagnée du secrétaire général, Jérôme Despey, a rappelé les urgences pour la profession : «solder la dette de Stéphane Le Foll sur la Pac», mais aussi la gestion des crises climatiques qui, au-delà d’indemniser, il faut pouvoir anticiper et éviter.

Le sujet du stockage de l’eau doit ainsi être évoqué, au regard du changement climatique qui «appelle une nouvelle approche», a rappelé Christiane Lambert. L’urgence de la situation actuelle pour les cultures victimes des intempéries ne doit cependant pas faire oublier les dossiers de fond, dont la FNSEA a également demandé un traitement prioritaire. Ainsi, les Etats généraux de l’alimentation, promis rapidement par Emmanuel Macron, sont attendus avec impatience par la profession agricole, et des premiers contacts auront lieu en mai et juin.

La priorité reste tout de même la loi de simplification, qui pourrait être présentée en juin au Conseil des ministres, pour un examen en juillet au Parlement. «Il y a une grande psychose des agriculteurs» sur le sujet des contrôles administratifs aujourd’hui «anxiogènes», explique Christiane Lambert. C’est pourquoi, ajoute-t-elle, «le sujet du droit à l’erreur résonne très, très bien aux oreilles des agriculteurs», car il y a derrière cette idée que les contrôles peuvent également aider les exploitants à mieux respecter une réglementation si complexe qu’elle est parfois difficile à appliquer sans risque de se tromper. La proposition de faire un rappel à la réglementation (RAR) en cas de manquement, lors du premier contrôle, a été évoquée, pour donner «une deuxième chance» avec l’engagement de se mettre en conformité ensuite, explique Jérôme Despey.

La pérennisation du Comité de rénovation des normes agricoles (Corena), mis en place par Manuel Valls à la demande de la profession, a, par ailleurs, été demandée au ministre. Enfin, dernier sujet de cet échange, l’utilisation des cinq milliards d’euros prévus pour l’investissement dans le programme agricole d’Emmanuel Macron, sur budget national, qui permettront d’accélérer la modernisation et l’innovation. Si l’objectif de cette première rencontre était surtout de balayer l’ensemble des dossiers, Christiane Lambert a noté «beaucoup de pragmatisme» de la part du nouveau ministre. Ce dernier «veut sortir de quelques sujets idéologiques », a estimé de son côté Jérôme Despey, en écho aux divergences qui avaient pu se cristalliser entre la FNSEA et l’ancien ministre Stéphane Le Foll, notamment sur l’agro-écologie.

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