L'Oise Agricole 29 septembre 2017 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

Rassemblement des anciens exploitants

La salle des fêtes de Bresles a accueilli l’Assemblée générale de la section des anciens exploitants avec pour objectif de faire le point sur l’année et sur l’actualité.

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De gauche à droite : Guillaume Chartier, président de la FDSEA60, Jean Guinard, président de la DDT, Jacques Dufrechou, président national de la section des anciens, Roger Dewulf et Didier Cornet, co-présidents régionaux, et Henri Fayeulle, secrétaire général.
De gauche à droite : Guillaume Chartier, président de la FDSEA60, Jean Guinard, président de la DDT, Jacques Dufrechou, président national de la section des anciens, Roger Dewulf et Didier Cornet, co-présidents régionaux, et Henri Fayeulle, secrétaire général. - © Dorian Alinaghi

Au cours de cette réunion qui était basée sous le signe de la santé et de la prévention des risques, il a bien évidemment été rendu compte des activités de la section durant toute l’année : réunions d’échanges, voyages, sorties, action syndicale de soutien des retraites, informations aux adhérents de la section, en la présence de plusieurs élus et de Denis Pype, président de la fédération Groupama de l’Oise.

Cette Assemblée Générale a été menée par Jacques Dufrechou, président national de la section des anciens, Roger Dewulf et Didier Cornet, co-président régional, Henri Fayeulle, secrétaire général, Jean Guinard, président de la DDT (direction départementale des territoires) de l’Oise, et enfin Guillaume Chartier, président de la FDSEA60. Deux thèmes ont réellement attiré l’attention de cette assemblée : les retraites et le glyphosate. Pour le premier, les retraites agricoles restent en effet inférieures aux retraites des autres secteurs d’activités. La section des anciens souhaite une revalorisation supplémentaire des retraites agricoles, au-delà de ce qui a déjà été obtenu : «je ne pense pas que le gouvernement comprenne que les 35 heures n’existent pas en agriculture. C’est un peu la mode au gouvernement de dire qu’ils ont de la famille dans le milieu agricole. Faut-il les croire ? Dans tous les cas, il n’y a pas de considération dans notre métier. Il faut qu’ils viennent sur le terrain, qu’ils voient la pénibilité de notre travail et qu’ils se rendent compte que notre retraite n’est pas reconnue à sa juste valeur» s’insurge Jacques Dufrechou.

En ce qui concerne le glyphosate, même les anciens se sont révoltés lors de la séance. Un ancien exploitant, déterminé, souhaite que des solutions drastiques soient appliquées «Il faut dire aux monde notre situation. Nous ne sommes pas des êtres inférieurs. Il faut que tous les deux jours, les médias, tous les médias parlent de nous. Que les gens sachent ce qu’il se passe et qu’ils reconnaissent notre métier !». Malgré cet élan d’énervement, il conclue son intervention par un moment poétique «Nous sommes avec vous quoi qu’il arrive. Je terminerai en disant que le monde n’enlève pas notre sourire, mais que notre sourire continue de contribuer à la bonne vie des agriculteurs de la France.» Après une salve d’applaudissements, Henri Fayeulle, quant à lui, voit la solution dans l’éducation. «Nous devons nous forcer à parler avec les personnes autour de nous. Même à l’école, il faut que des agriculteurs interviennent afin de parler de leur métier et transmettre l’amour de la nature. Car l’agriculture c’est prendre soin de notre planète. On nourrit les personnes autour de nous, donc nous devons faire diffuser notre savoir et cela permettra de changer les choses pour nous.» Guillaume Chartier a rappelé en conclusion de la séance, les valeurs du syndicalisme, valeurs de travail et de solidarité.

Il a ainsi remercié le travail accompli des anciens et de leurs engagements. Il a également exprimé les difficultés rencontrées par les agriculteurs. Enfin, il invite les anciens à s’investir avec toujours autant de conviction et à se mobiliser auprès des actifs, comme ils savent très bien le faire.

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