L'Oise Agricole 28 septembre 2017 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

Quand les poules font beaucoup de Bucamps

La ville de Bucamps abrite un poulailler pas comme les autres, où pas moins d’une vingtaine de familles viennent nourrir les animaux avec leurs déchets. En guise de récompense pour cet acte écologique, les familles repartent avec des œufs frais.

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- © Pascal Le Douarin

Cela fait maintenant deux ans que la ville de Bucamps crie, fièrement et la tête haute, cocorico ! En effet, les 200 habitants qui vivent dans ce petit village ont confectionné un système original qui contribue fortement au respect de l’environnement. Le poulailler, abritant une dizaine de poules, permet de réduire les déchets, de fabriquer du compost et d’acquérir des œufs frais.

Alice Tarchaoui, conseillière à la mairie de Bucamps, s’exalte de ce système original : «au début, on me disait que ce poulailler n’allait pas marcher. Cependant, on y a cru et le maire, Francis Menu, m’a bien aidée à créer ce système de poulailler écologique. Les gens viennent, avec des seaux, déposer quelques déchets et en contrepartie, ils repartent avec des œufs frais.». Les consignes sont affichées devant l’enclos, situé rue de la Mairie. Impossible de se tromper, tout y passe, épluchures de légumes, les restes d’un repas et autres déchets biodégradables.

Ces derniers permettent de fabriquer du compost et de nourrir les poules. Les personnes qui viennent se servir, doivent juste préciser leur adresse, le nombre d’œufs prélevés, les déchets apportés et la date de passage.

Des poules respectées et adulées

Avec ce concept de poulailler en libre-service, on pourrait craindre des vols. Loin de là, à part quelques attaques d’animaux comme le renard ou bien des chiens errants, ces poules sont respectées.

En effet, elles ont réussi à créer une forme de civisme et de confiance entre les habitants du village. Certaines poules ont même un propriétaire : «C’est vraiment incroyable. Tout le monde joue le jeu et certains ne savaient même pas que l’on pouvait nourrir les poules de cette manière. Chacun s’en occupe. Il y en a même certaines qui portent un prénom. Les habitants les ont adoptées.» souligne-t-elle. Mais les œufs sont limités, à savoir que les habitants ne peuvent pas prendre plus de six œufs à la fois. Et en hiver, lorsque les poules pondent moins, le nombre descend à 3 œufs. La gestion du poulailler est à la charge de la commune.

C’est pour cela que tous les matins, un agent municipal est chargé de nettoyer l’enclos et de ramasser les œufs : «L’avantage c’est que l’on peut se nourrir gratuitement. Pas besoin de dépenser de l’argent pour avoir des œufs. Il suffit juste d’amener ses déchets. La ville ne dépense rien et les poules nous ont coûté 1,80 euros.» explique Alice Tarchaoui.

Mais les poules aux œufs d’or ne vont pas s’arrêter là. La ville de Bucamps est loin de faire sa poule mouillée, au contraire, l’ambition de la ville est que toutes les poules soient parrainées.

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