L'Oise Agricole 04 mars 2018 à 14h00 | Par Ludivine Traën

Nouvelle répartition de l’eau

Le 19 février a eu lieu l’assemblée générale de l’association des irrigants du bassin de l’Aronde. Après le passage des autorisations individuelles de prélèvement à celui de l’Organisme unique de gestion collective de la ressource (OUGC), beaucoup de questions se posent pour les irrigants de l’Aronde.

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Cette proposition de modification de la ZRE sans concertation préalable a été vécue comme un coup de massue par les irrigants.
Cette proposition de modification de la ZRE sans concertation préalable a été vécue comme un coup de massue par les irrigants. - © Richard Cremonini

Les représentants de l’association ont exposé à leurs membres des questionnements que pose le passage en OUGC pour la zone de répartition des eaux (ZRE) du bassin de l’Aronde. Cet organisme, composé des représentants de l’association des irrigants, de membres de la Chambre d’agriculture de l’Oise et, à titre consultatif, d’un membre élu du Sage, et également un représentant des nouveaux demandeurs.

Rappelons que sur cette ZRE, il existe une enveloppe d’eau prélevable par l’agriculture. Ce volume doit être partagé entre les agriculteurs.

C’est la Chambre d’agriculture de l’Oise qui a été désignée par le préfet pour gérer les prélèvements en eau pour l’irrigation agricole sur ce secteur. Auparavant, les autorisations individuelles étaient attribuées par la Direction départementale des territoires ; désormais, il appartient à l’organisme unique de proposer au préfet une répartition des volumes d’eau à usage agricole.

Cette modification entraînera la définition d’une clef de répartition du volume entre les agriculteurs irrigants qui aboutira à un plan de répartition. La mise en place d’un tel système et l’ouverture potentielle à de nouveaux acteurs sont un exercice ô combien complexe. De plus, les irrigants de l’Aronde savent qu’ils devront faire face à une baisse de volume globale allant jusqu’à 20 %. Cette situation inquiète profondément les agriculteurs irrigants du secteur.

Le président de l’association, Christophe Thiébaut, tente de les rassurer en indiquant que des axes de recherche de solutions existent. Il affirme d’ailleurs : «les ressources alternatives, il faut y croire !» L’association s’est orientée vers la recherche de ressources alternatives telles que des retenues collinaire, ou l’utilisation d’eaux dites grises, mais également sur les économies de consommation d’eau avec la mise en place d’un programme de recherche avec un probable partenariat avec Agro Transfert.

Au-delà de ces problématiques d’attribution de la ressource en eau, le périmètre de la zone de répartition des eaux risque d’être modifié. En effet, une consultation publique a été lancée par la DDT de l’Oise. Elle a proposé une modification du périmètre en décembre dernier. Cette proposition de modification sans concertation préalable a été vécue comme un coup de massue par les irrigants déjà très inquiets de l’avenir de leur situation.

 

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