L'Oise Agricole 18 janvier 2018 à 08h00 | Par Dorian Alinaghi

«Nous devons mieux anticiper les risques pour la sécurité et la pérennité des entreprises»

C’est à la maison de l’agriculture à Beauvais, le 11 janvier, que s’est tenue l’assemblée générale d’Accompagnement Stratégie 60-AGC (Association de gestion et de comptabilité).

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À la tribune, Emmanuelle Peugeot, chef comptable de l’association, Brigitte Henry-Maigniel, directrice, Didier Verbeke, président, Guillaume Chartier, président de la FDSEA60, et Jean-Pierre Dubois, commissaire aux comptes.
À la tribune, Emmanuelle Peugeot, chef comptable de l’association, Brigitte Henry-Maigniel, directrice, Didier Verbeke, président, Guillaume Chartier, président de la FDSEA60, et Jean-Pierre Dubois, commissaire aux comptes. - © Dorian Alinaghi

«Je vous souhaite à toutes et tous, une excellente année 2018 pour vous, votre famille et votre entreprise» déclare le président de l’AS60, Didier Verbeke, en ouverture de l’assemblée générale.

D’un chiffre d’affaires de 4.150.586 euros, soit une augmentation de 2 %, l’accompagnement et le conseil sont un axe important dans les missions de l’AS 60 qui intervient dans l’accompagnement des agriculteurs dans leurs obligations environnementales, la transmission des exploitations, les audits patrimoniaux et en premier lieu, l’accompagnement économique des adhérents. Son rôle est d’accompagner les adhérents dans tous ces changements, dans l’exploitation, avec tous les outils qui sont mis à leur disposition, et tous les outils qui sont créés chaque jour.

Après avoir voté les résolutions qui ont été acceptées à l’unanimité, la directrice, Brigitte Henry-Maigniel, a ensuite présenté les tarifs pour l’année prochaine décidés par le conseil d’administration. La cotisation d’adhésion n’a pas changé, l’heure de comptabilité passe à 59,50 euros au lieu de 58, l’heure de conseil est passée à 80 euros au lieu de 79 euros et le visa fiscal ne bouge pas et il est toujours au tarif de 120 euros. Il y a donc une évolution de 1 % sur 5 ans.

Par ailleurs, le visa fiscal a fait l’objet de nouveaux textes. «Afin de garder le visa fiscal, il faut au moins 1.000 adhérents, ce qui est notre cas. On envisage donc de poursuivre cette mission malgré des obligations complémentaires. Il s’agit d’établir des compte-rendus de mission qui vont être envoyés à chaque adhérent, mais également à l’administration fiscale. Sur l’examen périodique de sincérité, on doit le réaliser tous les trois ans sur l’ensemble de nos dossiers. Il faut que le comptable envoie à l’expert-comptable l’ensemble des factures, justifier l’ensemble des provisions et des calculs d’investissements et des déductions pour aléas, ainsi que l’abattement des jeunes agriculteurs. Il y a également un deuxième niveau de contrôle pour le reste des déductions et des factures. À la suite de cela, nous pouvons fournir à l’administration un compte-rendu de mission. Je souhaite que les adhérents s’informent bien auprès de nous pour plus détails sur les pièces à fournir» explique Brigitte Henry-Maigniel.

L’AS60 se met à table

Lors de cette assemblée générale, quatre tables rondes ont été effectuées. La première entre Guillaume Chartier, président de la FDSEA 60, et Didier Verbeke, est centrée sur l’état actuel de la société. «Malgré les trois dernières années qui ont été terribles pour l’agriculture, aujourd’hui on retrouve une certaine dynamique. On ne le ressent pas encore pour le moment dans nos exploitations, mais les indicateurs nous montrent que nous sommes sur le bon chemin. Nos systèmes de production sont en pleine évolution et on se repositionne tous afin de prendre bien en compte notre environnement. On a la chance d’avoir l’AS60 pour avoir une expertise exemplaire pour anticiper chaque événement. Nous devons être acteurs de nos changements et non les subir» souligne Guillaume Chartier.

Pour Didier Verbeke, président de l’AS60, «les aléas sont très nombreux ; dès lors, il faut bien mesurer la gestion des risques. En effet, il y va de la pérennité de nos entreprises. Il faut prendre en compte le changement qui nous entoure et j’ai confiance en nos agriculteurs car ils peuvent être imaginatifs et ils peuvent se réinventer dans leur méthode de travail. Avec un état qui se désengage, il faut garder à l’esprit notre raison d’être. Notre structure est présente pour les agriculteurs, il faut savoir partager des compétences, cela va nous permettre de nous renforcer. Et on va réussir à avancer.»

À la suite de cette intervention, quatre conseillers, Alain Randon, Céline Bétourné, Quentin Sarter et Anne Vermeersh, avec l’aide de trois agriculteurs, ont expliqué plusieurs services de l’AS60.

AS60 a développé un outil de prestation d’audit social et prévoyance. Autour de cet outil, les conseillers ont été formés à la lecture et au suivi des données sociales pour mieux conseiller les adhérents (exploitants, commerçants ou artisans) dans l’évolution de leurs problématiques de retraite et de prévoyance.

Un autre outil permet aux conseillers de proposer, à partir des données confiées par les adhérents, un état optimisé de leur patrimoine. Cela permet d’y voir plus clair en matière de transmission ou de succession, d’achats à toutes les périodes importantes de la vie (mariage, divorce, etc).

Pour Nicolas Timmerman, agriculteur polyculteur à Noyon, «Grâce aux différents outils de l’AS60, dont l’outil méca-ingénerie, j’ai réussi à analyser tous les changements à effectuer sur l’exploitation. Le conseiller vient faire le tour de mon exploitation et permet d’avoir toutes les informations possibles. Grâce à cela, on peut se faire un constat de son exploitation et de ses projets.»

Quant à Philippe Cnudde, agriculteur proche de Breteuil, «Quand mon fils est revenu à l’exploitation en tant que salarié, on a choisi de se diversifier. L’intérêt de faire un plan unique, c’est de sécuriser son exploitation et de garantir une bonne règlementation tout en ayant un bien-être humain et matériel.»

Pour Eric Bostoen, agriculteur proche de Beauvais, «Aujourd’hui, je me considère comme paysan, mais on est dans un monde régi par énormément de contrôles. À défaut d’être bon partout, il fallait que je fasse un point sur ma situation, que ce soit dans ma couverture sociale ou bien mon exploitation. Cela m’a permis de mettre le doigt sur des points importants comme sur mes responsabilités civiles. Je voulais absolument tout savoir en ce qui concerne ma famille, mon exploitation et tout ce qui gravite autour. Et je remercie l’AS60 car elle a pu m’aider à mettre mes idées au clair et à être plus prévoyant.»

Didier Verbeke a conclu sur une agriculture qui a vécu des années douloureuses au niveau du climat, du rendement et maintenant des aléas de la société. Il affirme que l’AS60 sera disponible pour les agriculteurs pour leur gestions des risques et ainsi anticiper tous les problèmes qui pourraient causer la chute de l’entreprise.

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