L'Oise Agricole 24 mai 2018 à 10h00 | Par Dorian Alinaghi

Mousquetaires et éleveurs, on ne change pas une équipe qui gagne

ELVEA60, les 18 points de ventes Intermaché de l’Oise et l’unité d’abattage SVA (Société Vitréenne d’Abattage), Jean-Rozé ont signé pour la troisième fois le contrat de partenariat «Prestige Viandes Picardes – Intermarché». Ils s’engagent à commercialiser 400 bovins issus d’élevages locaux, au lieu de 250 actuels.

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Le circuit court se développe de plus en plus dans le département de l'Oise
Le circuit court se développe de plus en plus dans le département de l'Oise - © Dorian Alinaghi

Ce nouvel engagement a été officialisé et signé le 17 mai à la Chambre d’Agriculture de Beauvais. En présence de Jean-Luc Poulain, président de la Chambre de l’Agriculture de l’Oise, Martine Borgoo, conseillère départementale chargée de l’Agriculture, Bertrand Vigouroux, chef d’entreprise de l’Intermarché de Nanteuil-le-Haudoin, Francis Camus, président d’Elvea 60 et des représentants de SVA Jean-Rozé, ils ont approuvé avec une grande fierté l’officialisation et la signature fois le contrat de partenariat «Prestige Viandes Picardes – Intermarché». Depuis déjà deux ans, cela a permis aux consommateurs des 18 points de vente du département de consommer annuellement 250 bovins venant d’élevages locaux. Ce volume va passer à 400 bêtes par an, soit une progression de 60 %. «Cette offre de proximité satisfait nos clients et offre un débouché aux exploitations des éleveurs en termes de volume et de prix. Nous apportons en effet aux éleveurs une plus-value de 30 centimes au kilo par rapport aux cotations nationales.»

La compression des charges et la mutualisation des coûts de logistique et de communication permettent l’optimisation économique et le développement de cette filière d’approvisionnement. Ce partenariat est consolidé par un cahier des charges précis, qui répond aux critères des bonnes pratiques de l’élevage. La SVA, en charge des transports des animaux en vif, de l’abattage puis de la livraison dans les points de vente, garantit le respect de la bientraitance animale sur toute la chaîne de prise en charge. En collaboration avec les éleveurs, la SVA est en mesure d’adapter l’offre aux besoins précis exprimés par chaque Intermarché (vente à la coupe ou en libre-service, race, conformation, quantité, etc…).

«C’est ici que ça se passe»

Ce nouveau slogan affirme la volonté d’Intermarché de travailler avec les éleveurs et producteurs locaux afin de fournir à leurs consommateurs des produits sains et de qualité. «Notre engagement a déjà été un succès et nous voulons réitérer ce partenariat. En deux ans, nous avons acheté plus de 500 bovins et redistribué une plus-value de 73.560 euros à l’association des éleveurs de l’Oise. Et nous avons un objectif ambitieux, nous souhaiterons atteindre le chiffre de 1.000 bovins en 2020.» affirme Bertrand Vigouroux, chef d’entreprise de l’Intermarché de Nanteuil-le-Haudoin.

Cette charte garantie aux consommateurs six points essentiels : l’identification de l’animal, la santé des troupeaux, la qualité de l’alimentation des animaux, le respect et la sécurité du bien-être animal, la qualité du lait, et le respect de l’environnement.

Francis Camus, avec l’aide de Christophe De Bruyne, chargé de missions à ELVEA 60, se félicite de ce partenariat qui fonctionne notamment au vu de la situation générale de l’élevage. Une plus-value qui est la bienvenue et dont on espère qu’elle profitera à toujours plus d’adhérents si les volumes consommés viennent à augmenter. «Si tous les rouages fonctionnent parfaitement, il n’y aura aucun souci pour les 400 bêtes. Et peut-être l’année prochaine, réussir à faire 500 bêtes.» rétorque-t-il.

Pour Jean-Luc Poulain, président de la Chambre de l’Agriculture de l’Oise, ce partenariat peut donner un sens à la production car «il faut recréer du lien avec les consommateurs. Cela va permettre de les rassurer sur la qualité du produit». Même son de cloche pour Martine Borgoo, conseillère départementale chargée de l’Agriculture, qui ajoute « que le circuit court est en plein boum et que cela va valoriser l’agriculture ».

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