L'Oise Agricole 12 octobre 2017 à 09h00 | Par Marie-Astrid Batut

Les propositions de Coop de France pour les Etats généraux de l’alimentation

En marge du Sommet de l’Élevage, Coop de France a fait entendre ses positions dans le cadre des États généraux de l’alimentation. L’organisation doute de l’efficacité de la prise en compte des coûts de production dans les prix payés aux agriculteurs.

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Michel Prugue, président de Coop de France, a présenté ses propositions pour améliorer la compétitivité agricole.
Michel Prugue, président de Coop de France, a présenté ses propositions pour améliorer la compétitivité agricole. - © Pascal le Douarin

A l’occasion du Sommet de l’élevage, Coop de France, qui regroupe 2 600 coopératives agricoles et agroalimentaires représentant une marque alimentaire sur trois, a tenu une conférence de presse, le 4 octobre, afin de transmettre ses propositions dans le cadre des États généraux de l’alimentation. Elle s’exprime sur l’amélioration des revenus des agriculteurs français et de la compétitivité du monde agricole.

Pour Michel Prugue, président de Coop de France, la compétitivité du monde agricole est actuellement entamée et, si les États généraux de l’alimentation ont débuté avec la volonté de créer une meilleure répartition de la valeur, la polémique de ces derniers jours, notamment sur le seuil de revente à perte, «fait tomber les masques» et met en lumière que la «guerre des prix qui devait bénéficier aux consommateurs, arrive à ses li-mites et reprend du pouvoir d’achat par la fiscalité et la perte d’emploi, pesant ainsi sur l’économie globale du pays». Coop de France a donc exprimé sa volonté «d’avoir une attitude vertueuse dans la création et le partage de valeur». Michel Prugue est cependant resté prudent quant aux potentiels effets bénéfiques d’un changement du système de contractualisation et de l’augmentation du seuil de revente à perte.

Prise en compte des coûts de production impossible

La prise en compte des coûts de production dans les prix payés aux agriculteurs semble «impossible» pour Michel Prugue, car cela créerait une économie agricole «administrée», pouvant entraîner des «crises futures». Ces propositions ne sont donc pas présentes dans les six mesures défendues par l’organisation dans le cadre des États généraux de l’alimentation. Pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises Coop de France propose, dans le cadre de la loi finance 2018, de soutenir l’innovation et la modernisation des entreprises agricoles et agroalimentaires, d’élargir les conditions d’attribution du Crédit d’Impôt Export, y compris pour les entreprises coopératives, et de mettre fin à la surtransposition, en France, des normes européennes.

Coop de France a également présenté trois mesures, à prendre avant fin 2017, pour développer l’accès des entreprises françaises aux marchés internationaux. L’organisation propose donc la création d’une cellule publique «Ouverture des marchés» et d’un «Parcours Export spécial TPE/PME» afin de les accompagner individuellement. La dernière proposition porte sur le développement d’une marque ombrelle commune «France», accompagnée d’offres packagées de services. Le 4 octobre, Michel Prugue a également exprimé sa volonté d’améliorer l’étiquetage des produits, notamment sur l’origine, et ainsi d’étendre, et de rendre permanente l’expérimentation menée sur la viande et le lait dans les produits transformés, depuis début 2017, afin de permettre aux «consommateurs, et donc aux citoyens, de prendre leurs responsabilités et de faire leurs achats en toute connaissance de cause».

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