L'Oise Agricole 18 janvier 2018 à 08h00 | Par Dorian Alinaghi

Les établissements EME et UniLaSalle se sont dit «oui»

Les deux établissements, UniLaSalle à Beauvais et EME (École des métiers de l’environnement) à Rennes, ont décidé d’allier leurs forces en fusionnant pour avoir un rayonnement encore plus vaste dans l’Hexagone et à l’international. La fusion sera effective le 1er mars 2018.

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Philippe Choquet, directeur général d’UniLaSalle à Beauvais, et Antoine Pajot, président des anciens «Alumni»
Philippe Choquet, directeur général d’UniLaSalle à Beauvais, et Antoine Pajot, président des anciens «Alumni» - © Dorian Alinaghi

L’EME, rassemblant plus de 300 élèves, deviendra le troisième campus d’UniLaSalle dès le 1er mars 2018, le deuxième étant basé à Rousen. Cette fusion est due à une évolution de la société et des manières de travailler. Pour les deux établissements, elle est considérée comme «un mariage d’amour et non de raison».

Après avoir eu la validation des conseils d’administrations de l’EME et d’UniLaSalle, le 19 septembre 2017, un accord a été trouvé à la quasi-unanimité. Philippe Choquet, directeur général d’UniLasalle, doit logiquement garder son poste.

Le nom d’UniLasalle conservé

Le nom d’EME est conservé uniquement en cobranding durant une période de transition. Il a donc été choisi de garder le nom d’UniLasalle et de mettre fin à celui d’EME : «nous conservons ces deux noms aussi longtemps que possible. Cependant, UniLasalle a un rayonnement fort au niveau international, c’est un vrai plus. En fusionnant nos deux écoles, nous optons pour une plus grande reconnaissance de la qualité pédagogique et de la recherche» souligne Philippe Choquet, directeur général d’UniLasalle.

La rentrée 2019 aura une admission unifiée pour les établissements : «la procédure unique d’admission se fera via la banque d’épreuves du concours Puissance-Alpha» affirme-t-il. UniLaSalle comptera donc plus de 2.800 étudiants, une vingtaine de formations, 16.000 anciens élèves et 360 salariés. Pour l’enseignement, la tendance qui sera étudiée à Rennes est celle de l’environnement même si ce dernier est étudié d’une différente manière à Beauvais.

Il n’y a pas de cursus ingénieur unique sur les trois établissements. Cela permet une grande mobilité aux étudiants qui peuvent switcher entre les écoles. Les frais de scolarités peuvent également varier, mais ce point n’a pas été communiqué.

«Nos positionnements respectifs nous offrent la complémentarité qui nous permettra d’aborder ensemble les questions de protection et de valorisation des ressources naturelles, d’économie circulaire et de bioéconomie au sein de notre territoire. Ensemble, nous entendons répondre à la mission première de l’éducation. C’est-à-dire former des citoyens conscients des enjeux du monde et prêts à relever les défis majeurs qui se présentent. Tels que les transitions écologiques, énergiques et numérique.

En reliant nos savoirs, nos formations et nos travaux, nous proposons à nos étudiants une structure d’apprentissage unique, conjuguée à une excellence pédagogique éprouvée, basée sur les principes éducatifs lasalliens. Notre complémentarité enrichira l’offre de la formation par un élargissement des choix de spécialisations en fin de cursus. L’enseignement et la recherche se construiront en résonance avec les attentes des milieux socio-économiques, pour anticiper les métiers à venir et former des experts agiles.

Parce que les emplois de demain doivent être imaginés. Il faudra de nouvelle énergie, de nouvelles molécules, de nouveaux matériaux, de nouveaux procédés et de nouvelles organisations» explique Philippe Choquet.

Pour anticiper les futurs métiers, l’enseignement et la recherche se construiront en réponse aux besoins concrets d’une économie durable. L’ensemble EME-UniLaSalle revendique déjà un réseau de collaborations avec 250 entreprises et 172 universités dans le monde entier.

Un atout pour former des ingénieurs capables d’innover dans les énergies, les matériaux, les procédés et les organisations. L’enseignement agricole va devoir s’adapter aux mutations à venir, en prenant en compte le développement des métiers «verts», malgré le tournant majeur que connaît l’agriculture. D’ici à 2 ans, de nouveaux choix de specialisation en fin de cursus s’ouvriront aux étudiants de la nouvelle école.

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