L'Oise Agricole 06 décembre 2013 à 08h00 | Par oa

Le télétravail et l’entreprise digitale

4e commission régionale de l’Apecita, le 21 novembre dernier à Amiens.

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Pour la 4e année consécutive, l’Apecita (Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’agro-alimentaire) a réuni sa commission régionale, qui était co-animée par Jean-Marie Blin, président de l’Apecita, Philippe Pelvet, directeur, Bertrand Delesalle, délégué régional, et Robert Boitelle, président de la Commission Installation, emploi, formation & territoires, de la Chambre d’Agriculture de Picardie.

Le thème principal de cette commission régionale était cette année : l’entreprise digitale, c’est aujourd’hui. Ce nouveau mode de travail, encore peu développé en France, est un sujet que l’Apecita connaît bien pour l’avoir mis en place. Le télétravail a en effet été intégré dans la convention collective de l’Apecita et a ouvert depuis quelques années de nouvelles opportunités d’organisation : par exemple, une chargée de mission de l’Apecita vit en Bretagne et télétravaille à temps plein, cela ne pose aucun souci lorsque qu’avant la mise en place, les acteurs (salarié et employeur) ont bien pris le temps de la préparation, de la concertation et ont déterminé le système organisationnel propice à la réussite de ce nouveau mode d’organisation.

De plus, c’est une «vraie expérience virtuelle» comme le souligne Samuel Bonvoisin, ingénieur et télétravailleur depuis 10 ans. Pour Nicole Turbe-Suetens, leader du réseau Distance expert, le télétravail «suscite une prise de conscience de toutes les transformations que nous subissons et de la nécessité des remises en cause organisationnelles que cela suppose».

Toutefois, même si de nombreux outils sont mis à disposition des salariés, des limites persistent. «Chaque avantage entraîne finalement un inconvénient : pas de temps de transport, mais pas de coupure entre la vie professionnelle et la vie personnelle ; plus de souplesse dans les horaires, mais plus de solitude au quotidien» comme l’expliquait Samuel Bonvoisin.

L’enjeu de ce nouveau mode de travail doit résider dans la motivation du salarié, sa capacité et le goût à travailler de façon autonome avec un rythme différent. Si la loi Warsann du 22 mars 2012 a posé le cadre législatif en la matière, le sujet du télétravail reste vaste et n’a pas fini de faire parler de lui !

Bertrand Delesalle a également pu évoquer les grandes lignes du marché de l’emploi en région Nord-Picardie. Ce qu’il faut retenir : le maintien de l’emploi et des opportunités d’emploi en agriculture, dans les services connexes à l’agriculture ainsi qu’en agroalimentaire, ce qui est déjà plutôt positif dans le contexte économique général actuel (plus de 1.100 offres/an en Nord-Picardie).

Les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire offrent encore de belles opportunités, avec des possibilités d’évolution de carrière. Les questions de la connaissance et de l’attractivité des métiers restent toujours posées, sans omettre le niveau d’attractivité des départements ou régions concernés. Le secteur porteur de la bioraffinerie n’échappe pas à ces difficultés.

Contact : Apecita Nord-Picardie arras@apecita.com

tél. 03 21 60 48 68.

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