L'Oise Agricole 26 septembre 2013 à 12h06 | Par Alain Gille

Le syndicalisme plus important que jamais !

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La fin des quotas laitiers et la constitution d’organisations de producteurs changent les rapports entre les différents acteurs au sein de la filière laitière. La problématique des volumes, autrefois traitée par le syndicalisme, est désormais dévolues aux OP et conseils d’administration des coopératives. La capacité de négociation sur les prix est déjà affaiblie du fait des contraintes qui pèsent sur les interprofessions avec le droit de la concurrence. Nous n’avons déjà plus de grille négociée en interprofession. Pour autant, sur ce point, le syndicalisme doit garder un rôle majeur. Chaque laiterie fixe ses prix, avec des écarts allant jusqu’à 40 € les 1.000 litres selon les mois.

Chaque laiterie a ses propres règles en terme de volume et il devient difficile d’obtenir des informations claires. Là sont précisément notre rôle et notre devoir. Mettre en place les outils nécessaires à la bonne connaissance du fonctionnement de la filière, à la bonne connaissance du prix du lait, à la bonne gestion des volumes. Informer les administrateurs, qu’ils soient de coopératives ou d’OP, sur les prix à payer.

Contrôler ce que font les industriels sur les prix et les volumes et les interpeller si nécessaire. Bien sûr, le fonctionnement du marché du lait, après quotas, aura plus encore d’impact et l’on comprend bien que chaque laiterie oriente sa politique en fonction de ses débouchés, de ses marchés et de sa stratégie.

Notre objectif syndical reste d’assurer à tous les producteurs un traitement équitable et une transparence sur le fonctionnement de la filière, sur les prix payés, sur la gestion des volumes. Le syndicalisme est de ce point de vue un espace où faire avancer les choses. Par exemple, lorsqu’une entreprise ou un distributeur dérape, c’est bien le syndicalisme qui pourra agir et non le transformateur ou l’OP qui y sont liés, sauf à en subir des conséquences négatives et immédiates. Nous en avons déjà eu l’exemple tout récemment avec les pratiques de la grande distribution et il reste du chemin à parcourir.

Le syndicalisme laitier aura plus encore demain un rôle de veille économique et de sécurisation juridique pour les producteurs. Notre rôle est de défendre des projets au sein de l’interprofession, face à l’administration tatillonne, au regard en particulier de la Pac ou de la directive nitrates.

Notre rôle est aussi d’assurer une ambiance laitière positive dans le département et de nous battre sur tous les sujets qui feront l’avenir de la filière dans notre département.

Alain Gille,éleveur à Glatigny, président de la section lait de la FDSEA de l’Oise et de la fédération régionale des producteurs de lait.

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