L'Oise Agricole 02 mars 2017 à 08h00 | Par L'Oise Agricole

Le Sima attire malgré la crise

Malgré la morosité du secteur, les visiteurs sont au rendez-vous du Salon international du machinisme agricole.

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- © Actuagri

Le public était nombreux, le 26 février, à l’ouverture du Sima, le Salon international du machinisme agricole, organisé tous les deux ans et qui permet aux constructeurs de l’agroéquipement d’exposer leurs derniers modèles et leurs innovations.

Si la crise n’a pas empêché professionnels, familles et jeunes passionnés de venir admirer les nouveautés, elle risque de limiter le nombre de commandes conclues à la fin du Salon…

Avec un chiffre d’affaires en baisse ces dernières années, le secteur du machinisme est impacté par les conséquences de la campagne 2016 catastrophique.

Côté politique, en revanche, seul François Fillon a fait le déplacement, le 28 février, les autres candidats à l’élection présidentielle préférant se rendre uniquement au Salon de l’agriculture, plus médiatisé. Stéphane Le Foll est, quant à lui, venu le 27 février, admirant lui aussi, les dernières nouveautés, et profitant d’une liberté de mouvement plus importante que dans les allées du Salon de l’agriculture, où il est davantage interpellé.

 

Une rupture technologique

Les visiteurs réguliers du Sima en font le constat: auparavant, d’une édition à l’autre, le principal paramètre de nouveauté était la notion de taille, de puissance, de performance de l’engin. L’édition 2017 confirme une inflexion, et même une véritable rupture technologique, avec la croissance exponentielle des applications nouvelles rendues possibles grâce au numérique.

En 2015, la technologie du robot de désherbage apparaissait au Sima, et entre les deux éditions, les développements nouveaux n’ont pas ralenti, bien au contraire. Le dernier tracteur n’est plus seulement impressionnant, il est autonome.

Et cette intelligence artificielle croissante attire à la fois les futurs utilisateurs, mais bouleverse également les filières de formation, de recherche, de distribution et de services.

Au final, le sentiment d’être au commencement d’une rupture technologique majeure sans pour autant en deviner le terme est très prégnant en quittant le lieu, et donne déjà l’envie d’y retourner en 2019, avec, espérons-le, une conjoncture plus enthousiasmante.

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