L'Oise Agricole 28 novembre 2014 à 08h00 | Par ALIN GILLES

«Le prix payé du lait doit être d’au moins 370 €/1.000 l pour 2014»

Alain Gilles, président de la FRPL

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- © Oise Agricole

Le prix minimum est de 370,07 €/1 000 litres en moyenne pour l’année 2014.

Le prix de base du lait (hors prime et impact qualité) est composé du prix moyen de l’année précédente et d’un indice économique lié à l’évolution des marchés. L’indice économique est en fonction de la conjoncture des produits industriels (beurre et poudre) et des fromages à l’export. Il intègre un indice de cohérence entre les prix allemand et français pour lisser les écarts.

La publication de ces indicateurs officiels pour calculer le prix du lait est reconnue par la loi de la concurrence.

Le prix du lait ne se décrète pas, il se calcule.

Dans ce contexte, la FRPL affiche une certitude: le prix du lait doit être payé aux producteurs au minimum de 370,07 € les 1.000 litres pour l’année 2014, avec l’intégration des indicateurs pour le mois de décembre. Le prix du lait doit refléter l’état des marchés par la prise en compte des indicateurs économiques comme l’entreprise et le producteur s’y sont engagés précédemment. Les contrats doivent être respectés et sont là pour fournir une visibilité aux producteurs.

C’est pourquoi la FRPL demande aux entreprises laitières d’appliquer les indicateurs économiques et de payer le prix minimum aux producteurs (soit 370,07 € les 1.000 litres pour l’année 2014).

Le marché intérieur français laitier ne fonctionne toujours pas normalement parce que les hausses ne sont pas répercutées à la hauteur du marché et se trouve déconnecté du marché européen. C’est la première fois depuis avril 2013 que le prix du lait français reste en dessous du prix allemand de 20 € les 1.000 litres. Avec l’application de l’indicateur : le tunnel à 10, cela représente l’équivalent de 250 millions d’euros pour la ferme France. C’est la somme que les producteurs français doivent retoucher en plus que les producteurs allemands en 2015.

Le métier est très exigeant, en temps de travail, en investissement… si on veut pérenniser la filière, il faut une juste rémunération des producteurs. Les éleveurs commençaient à reprendre confiance en leur métier.

Messieurs les transformateurs, vous pouvez et vous devez rémunérer au juste prix les producteurs de lait. Pas d’excuse et l’histoire ne doit pas se répéter…

 

 

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