L'Oise Agricole 12 avril 2018 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

Le Conseil départemental dresse son bilan à mi-mandat

Le 7 avril, la majorité du Conseil départemental a présenté son bilan de mi-mandat, mais aussi sa feuille de route pour la suite. Santé, sécurité, ruralité, logement, impôts, le conseil fait le point en ayant l’ambition d’avoir un territoire plus équilibré, dynamique et innovant !

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Edouard Courtial, sénateur de l’Oise, et Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental de l’Oise.
Edouard Courtial, sénateur de l’Oise, et Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental de l’Oise. - © Dorian Alinaghi

«La situation était bien plus grave que prévu. Les dépenses en 2015 ont été sous-évaluées de 30 millions d’euros. Les effectifs n’avaient jamais cessé d’augmenter et rien n’avait été fait pour compenser la hausse continue des dépenses sociales obligatoires et le désengagement de l’État, lequel pèse énormément sur les collectivités. Sans notre intervention, nous aurions été en faillite en 2017 et nous serions sous-tutelle de l’État» rappelle fermement Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental.

Dès lors, de nombreuses initiatives vont permettre d’intervenir dans plusieurs domaines. Ainsi, le Conseil départemental axe son action sur six points importants : l’Oise des droits et des devoirs, l’Oise protectrice, l’Oise rurale, l’Oise dynamique, l’Oise exemplaire et l’Oise solidaire.

L’Oise, la reine du Pass

L’Oise des droits et des devoirs permet au citoyen de bénéficier d’aides via des actions pour la communauté. On y trouve le Pass Ordi : le Conseil départemental de l’Oise met en place une aide forfaitaire de 300 € destinée aux jeunes Oisiens, âgés de 18 à 21 ans, pour acquérir du matériel informatique, en contrepartie d’une action citoyenne de 35 heures. Le Pass Permis citoyen est une aide de 600 euros afin financer leur permis de conduire, les jeunes bénéficiaires âgés de 18 à 19 ans doivent consacrer 70 heures de travail à une collectivité ou une association partenaires du dispositif. Le Pass Études citoyen est une aide forfaitaire de 300 € octroyée aux jeunes entre 18 et 21 ans souhaitant acquérir des équipements estudiantins en contrepartie d’une action citoyenne de 35 h.

Et le nouvel arrivant est le Pass Bafa permettant d’obtenir 300 euros en contrepartie d’une action citoyenne de 35 heures en faveur d’une association ou d’une collectivité. «Ce dispositif de Pass a été lancé en 2015 et cela permet pour les jeunes de faciliter l’insertion professionnelle, mais aussi de renforcer l’esprit citoyen. A ce jour, l’aide bénévole est équivalente à près de 460.000 heures de travail. L’idée nous est venue lors d’échanges avec des élus mettant en place dans leurs communes du périscolaire ou des centres de loisirs sans hébergement, souligne Nadège Lefebvre. Or, lorsque ceux-ci sont conventionnés avec la CAF, cette dernière exige des encadrants diplômés et le Bafa est alors très demandé. Sachant qu’un Bafa coûte en moyenne 600 euros, c’est un bon coup de pouce pour les jeunes qui, grâce à ce diplôme, trouveront en outre plus facilement un job d’été» poursuit-elle.

Le Conseil départemental a également mis en place la cellule anti-fraude RSA, chargée de veiller au respect des obligations de formations, d’activités ou d’insertion des bénéficiaires du RSA. Il s’agit de traquer la fraude avérée sans pour autant jeter la suspicion sur les bénéficiaires légitimes.

Une Oise en bonne santé et en sécurité

4, 5 millions, c’est la somme pour lutter contre la désertification médicale. Elle permettra de renforcer de nombreux points comme l’expérimentation de la télémédecine, des aides à l’installation des professionnels de santé, un soutien à la création de maisons de santé et des prêts à taux zéro. «Nous sommes pour cela en attente de la signature d’une convention avec l’Agence régionale de santé. Nous avons déjà des dossiers en attente et espérons qu’elle sera signée le plus rapidement possible.»

Concernant la sécurité, il s’agit de créer un centre mutualisé de vidéoprotection. Unique en France et expérimenté dès cet automne, ce centre pourra regrouper l’ensemble les caméras de vidéoprotection des communes rurales, des collèges et des bâtiments départementaux. Ce service fonctionnera 24 heures sur 24, 365 jours par an, en lien avec la gendarmerie.

Pour les pompiers et les gendarmes, 21 millions d’euros seront attribués. Le Plan gendarmerie (10 millions) permettra de restaurer intégralement la caserne d’Auneuil avec treize logements, l’extension des locaux de service et techniques de la gendarmerie de Pont-Sainte-Maxence, l’extension et la restructuration des locaux de service et techniques et la construction de seize logements pour les auxiliaires volontaires à la gendarmerie de Lacroix-Saint-Ouen. De plus, deux autres gendarmeries sont concernées, Chaumont-en-Vexin et Méru. À propos du Plan caserne (11 millions), la reconstruction des bâtiments se fera à Nogent-sur-Oise, La Chapelle-en-Serval et Grandvilliers ; l’extension ou la réhabilitation se feront à Lachapelle-aux-Pots et à Précy-sur-Oise, la reconstruction ou l’extension concernera la caserne d’Estrées-Saint-Denis.

L’amour est dans la ruralité

Afin de lutter contre la désertification rurale, le Conseil départemental a ébauché une réflexion sur le développement de l’offre de logements dans les secteurs ruraux. «Nous allons rencontrer les différents bailleurs afin de pouvoir apporter une réponse aux maires qui souhaitent construire chez eux.» Des bailleurs souvent moins intéressés par la ruralité où les programmes immobiliers sont de petite taille et moins bien subventionnés par l’État. «Pour eux, c’est alors souvent irréalisable» affirme Nadège Lefebvre. En 2017, 44 millions d’euros ont été consacrés aux subventions d’équipement des communes et de leurs groupements, soit une hausse de 10 millions par rapport à 2015.

Les agriculteurs ne sont pas laissés de côté. Pour les soutenir, le Conseil départemental a mis en place des fonds exceptionnels et d’urgence, mais aussi la création d’une démarche d’approvisionnement local dans les restaurants scolaires. 514 agriculteurs et éleveurs ont bénéficié de l’aide du Département pour un total de 325.000 euros. Enfin, avec 33.000 visiteurs, le marché fermier constitue une formidable vitrine de nos terroirs.

Pour une Oise exemplaire

D’autres projets sont encore en cours d’exécution comme le déploiement du très haut débit dans le département afin que l’Oise soit en 2019 le premier territoire rural fibré d’Europe. Dans le domaine de l’attractivité du territoire et de l’emploi, le Département a défendu fermement et s’est engagé financièrement pour la poursuite de deux projets structurants, celui du barreau Creil-Roissy et du canal Seine-Nord Europe. Un second bus de l’emploi sera mis en service dans le Valois à compter de la rentrée de septembre.

Édouard Courtial son prédécesseur, dorénavant sénateur de l’Oise, et Nadège Lefebvre ont rappelé leur engagement premier : pas de hausse d’impôt ! «On fait ce que l’on dit, on dit ce que l’on fait, ajoute Edouard Courtial. Outre notre objectif de ne pas augmenter les impôts, nous avons réussi à économiser 80 millions d’euros. Nous assumons la transparence et le respect auprès des électeurs. Et nous avons misé sur la proximité afin de nous rapprocher des habitants. L’équipe va façonner l’Oise et d’une très belle manière» poursuit-il.

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