L'Oise Agricole 26 septembre 2013 à 17h08 | Par Laurent Mingam

Lactalis : « Demain le marché orientera encore plus les productions »

Entretien avec Michel Nalet, directeur de la communication du groupe Lactalis en France.

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Michel Nalet, directeur de la communication du groupe Lactalis : «il n’y a pas de stratégie particulière entre aujourd’hui et la sortie des quotas».
Michel Nalet, directeur de la communication du groupe Lactalis : «il n’y a pas de stratégie particulière entre aujourd’hui et la sortie des quotas». - © oa

Entretien avec Michel Nalet, directeur de la communication du groupe Lactalis en France.

 

Qu’est-ce qu’inspire au groupe Lactalis la sortie des quotas programmée pour 2015 ?

La sortie des quotas est un processus entamé depuis plusieurs années et nous sommes déjà d’une certaine manière en dehors du système, vu les sous-réalisations. Pour l’entreprise, l’impact de ce changement ne sera pas majeur et les grandes évolutions que l’on a pu décrire par le passé ne sont pas celles que la fin des quotas va impliquer.

Le dispositif des quotas a historiquement un système de répartition de la production laitière sur tout le territoire, permettant de favoriser un modèle d’exploitation familial moyenne et favorisant l’installation des jeunes agriculteurs. Aujourd’hui, nous faisons face à la diminution du nombre des exploitations et, du fait de multiples facteurs, nous nous inscrivons dans un marché de concurrence européenne et mondiale avec une demande plus accrue que par le passé.

La volatilité de cette demande devrait toutefois être également plus importante que par le passé.

Alors, cette transition vers la disparition des quotas s’inscrit dans le cadre décidé par l’Union européenne et le gouvernement et en particulier le paquet lait avec la contractualisation et les OP (organisations de producteurs), c’est-à-dire des relations qui évolueront dans le futur entre les entreprises et les agriculteurs.

C’est un processus qui est en évolution, qui n’est pas terminé.

L’évolution de la collecte française et européenne ne devrait dans ce contexte pas être très importante, même si, ça et là, quelques outils vont progresser. La tendance, ce sera que les productions seront davantage orientées vers le marché par rapport à aujourd’hui où elles sont plus dans un cadre réglementaire européen et un encadrement.

On connaît la concurrence communautaire, on connaît le marché mondial, nous faisons partie des leaders à l’exportation de tous les produits laitiers dans le monde, il n’y a pas de stratégie particulière entre aujourd’hui et la sortie des quotas.

Nous maintiendrons notre stratégie de développement et nous avons déjà anticipé beaucoup de choses. C’est surtout un environnement qui évolue.

Est-ce que cette sortie des quotas vous conduit à passer un message aux producteurs ?

Nous n’avons pas de message particulier à passer aux producteurs.

Nos relations vont être modifiées, avec un rôle différent des organisations de producteurs qui sont en train d’être constituées avec une constante qu’il faut rappeler : demain, c’est le marché qui va guider davantage l’évolution des entreprises françaises.

Cette évolution est positive en France en ce moment, elle peut aussi être plus volatile en fonction du marché, mais nous n’avons pas de boule de cristal pour dire ce qu’il en sera.

 

 

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