L'Oise Agricole 06 août 2015 à 08h00 | Par L'Oise Agricole

La distribution toujours sous surveillance

Il n’y aura pas eu de pause pour cause de moisson : les actions se sont poursuivies dans les enseignes de la grande distribution et vont aussi concerner la restauration hors foyer. Le mot d’ordre reste : des prix, des prix, des prix ! Car les producteurs doivent pouvoir vivre normalement de leur métier.

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Les grandes surfaces continuent de faire l’objet de visites de la part des agriculteurs, comme ici chez Leclerc et au magasin Grand Frais du Plessis-Belleville, mardi matin 4 août. Les agriculteurs veulent relever certains prix sur des produits de consommation courante et l’origine des produits, en demandant de privilégier les produits français. Cette même demande est faite pour la restauration hors foyer auprès des gérants des cuisines centrales et des élus.
Les grandes surfaces continuent de faire l’objet de visites de la part des agriculteurs, comme ici chez Leclerc et au magasin Grand Frais du Plessis-Belleville, mardi matin 4 août. Les agriculteurs veulent relever certains prix sur des produits de consommation courante et l’origine des produits, en demandant de privilégier les produits français. Cette même demande est faite pour la restauration hors foyer auprès des gérants des cuisines centrales et des élus. - © Ludivine Mata

Les actions se poursuivent à travers toute la France et deux actions ont été menées le 4 août dans l’Oise, dans deux enseignes du Plessis-Belleville.

La crise agricole n’est pas seulement une crise économique, elle est aussi sociale. Les agricultrices aussi se mobilisent pour faire entendre la détresse des familles qui doivent faire face aux fournisseurs, aux banques, aux tensions familiales tout en assurant l’avenir de leurs enfants. Une action était organisée ce jeudi 6 août à Angers. 12 fédérations sont également mobilisées le même jour : Manche, Fédération régionale de Bretagne, Tarn-et- Garonne, Tarn, Meuse, Creuse, Drôme, Meurthe-et-Moselle, Orne, Sarthe.

Plan de soutien à l’élevage français

Dans l’Oise, le préfet a réuni le 29 juillet 2015 la cellule d’urgence pour la mise en place du plan de soutien à l’élevage dans le département.

La cellule d’urgence départementale est chargée d’identifier les élevages en difficulté, leurs besoins et de les orienter vers les mesures les plus adaptées à leur situation. Elle associe l’ensemble des acteurs capables de fournir les éléments sur la situation des éleveurs et d’agir le cas échéant. La réunion du 29 juillet 2015 a permis de présenter les dispositifs mis en œuvre localement et de préciser les modalités de repérage des agriculteurs les plus en difficulté. L’accent sera mis dans les prochains jours sur une large communication sur les diverses mesures du plan, via les réseaux agricoles habituels.

Une cellule restreinte, coordonnée par la Direction départementale des territoires (DDT), se réunira dès la mi-août, puis régulièrement au cours de l’été, pour affiner les critères de repérage des exploitations les plus fragilisées et pour traiter, en toute confidentialité, les dossiers des éleveurs en difficulté du département.

Les éleveurs concernés peuvent signaler leur situation à leur conseiller habituel (centres de gestion, banques, organisations professionnelles agricoles...) ou directement à la DDT, sur l’adresse électronique suivante : ddt-plan-soutien-elevage@oise.gouv.fr

Le gouvernement a demandé aux préfets, par un courrier du 28 juillet, de mettre en œuvre dès à présent une politique d’achat local dans le cadre des services de restauration de l’État. «L’ancrage territorial de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles et alimentaires est une priorité du gouvernement» dit un communiqué de presse qui précise qu’il est demandé aux préfets «de veiller à ce que les services de restauration de l’État soient attentifs à la mise en œuvre de cette priorité.

Dans notre région, les élus, dont pour l’Oise les présidents du Conseil départemental et de l’Union des maires, se sont engagés pour favoriser l’achat de produits d’origine locale ou France pour l’approvisionnement des cantines.

 

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