L'Oise Agricole 21 décembre 2017 à 08h00 | Par Dominique Lapeyre-Cavé

La déviation de Trie-Château en service dès le 21 décembre

C’est le jeudi 14 décembre que la déviation de Trie-Château a été inaugurée ! Projet qui datait de près de 40 ans, après 10 ans de travaux, elle devait s’ouvrir à la circulation ce 21 décembre !

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Sophie Levesque, vice-présidente du Conseil départemental de l’Oise, Didier David, maire de Trie-Château, Nadège Lefebvre, présidente du CD 60, Claude Vansteelant, maire de Trie-la-Ville, et Alain Letellier, vice-président du CD60, coupent le ruban de cette déviation tant attendue.
Sophie Levesque, vice-présidente du Conseil départemental de l’Oise, Didier David, maire de Trie-Château, Nadège Lefebvre, présidente du CD 60, Claude Vansteelant, maire de Trie-la-Ville, et Alain Letellier, vice-président du CD60, coupent le ruban de cette déviation tant attendue. - © Agence de presse

Parce que le Conseil départemental en est le principal financeur, c’est Nadège Lefebvre, sa présidente, qui a coupé le ruban en présence des deux vice-présidents, Sophie Levesque et Alain Letellier, ainsi que de Didier David et Claude Vansteelant, respectivement maires de Trie-Château et Trie-la-Ville.

Une centaine de personnes avaient été invitées pour l’occasion car cet ouvrage tant attendu des riverains va désengorger la départementale 981 au niveau des communes de Trie-Château et Gisors traversées par près de 9.000 voitures et 600 camions chaque jour, surtout pendant la campagne betteravière vers la sucrerie d’Étrépagny.

Cette déviation vise à alléger le flux routier et ainsi fluidifier l’itinéraire Beauvais-Gisors, à diminuer les nuisances sécuritaires et sonores dans l’agglomération, à améliorer les liaisons interdépartementales et à améliorer l’accès aux zones d’activités.

Un chantier de taille

La déviation mesure 4 km de long, dont 1 km sur la commune de Gisors (Eure), pour un budget total de 25 millions d’euros financé principalement par le Conseil départemental de l’Oise à hauteur de 22,7 M€, soit 90,8 % de la somme totale.

Quelques travaux annexes, tels que la pose de murs anti-bruit, ainsi que des glissières en béton et en métal, seront effectués au début de l’année 2018 pour finaliser ce chantier. Ces ouvrages sécurisent encore un peu plus l’environnement des usagers.

Deux ouvrages d’art ont été réalisés pour la déviation : un pont en passage supérieur, situé en vallée, au-dessus de la rivière Troësne, de 50 mètres de long, et un en passage inférieur de type pont rail sur la voie ferrée Paris/Dieppe. Trois giratoires ont été aménagés : un carrefour giratoire sur la RD 981/ RD 923, un sur la RD 15 bis à Gisors et un sur la RD 166 à Trie-Château.

La mise en service de cet ouvrage, prévue ce 21 ou 22 décembre selon les conditions météorologiques, devrait soulager le quotidien des habitants et améliorer les conditions de circulation des usagers. Un investissement conséquent qui marque la volonté du Conseil départemental d’être le premier partenaire des communes en les accompagnant dans leur développement.

L'homme de fer
L'homme de fer - © Dominique Lapeyre-Cavé

L’homme de fer

En amont d’un rond point, le long de la déviation, un grand forgeron marque la limite du Département. Cette statue a été fabriquée par les Forges de Trie-Château et est devenue leur emblème. Depuis, les forges ont cessé leur activité, mais leur présence passée restera dans la mémoire des habitants de la commune.

Une vieille histoire

Ce projet date des débuts des années 2000 pour éviter le passage dans Trie-Château de 8.500 véhicules/jour. Les premières discussions avec la profession agricole remontent à 2002. La DUP a été arrêtée par le préfet le 16 janvier 2008. L’emprise de la déviation est d’environ 16 ha. Sans remettre en cause l’utilité publique du projet et dans l’objectif de limiter l’impact d’un tel ouvrage sur l’agriculture, la profession agricole avait alors fait ressortir la question des compensations foncières par la Safer, le rétablissement des chemins pour accéder aux parcelles agricoles, les écoulements hydrauliques et les clôtures. Les commission communales d’aménagement foncier n’ont pas jugé utile d’engager la procédure d’aménagement foncier agricole et forestier que prévoit le Code rural.

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