L'Oise Agricole 21 septembre 2017 à 10h00 | Par Dorian Alinaghi

La CCI de l’Oise se convertit à l’économie circulaire

La CCI de l’Oise organise la 3ème étape du Tour de France de l’économie circulaire à Beauvais. Il s’agit de sensibiliser les acteurs économiques à ce nouveau modèle qui s’inscrit dans le cadre du développement durable.

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Christophe Debien, directeur général de l’Institut de l’Économie Circulaire.
Christophe Debien, directeur général de l’Institut de l’Économie Circulaire. - © CCI de l'Oise

Favoriser la transition économique des entreprises en passant du linéaire au circulaire : telle est l’ambition du Tour de France de l’économie circulaire 2017 dont la troisième étape s’est arrêtée à la CCI de l’Oise à Beauvais, le 18 septembre dernier. Menée par le président de la CCI de l’Oise Philippe Enjolras, le directeur général de l’institut de l’économie circulaire, Christophe Debien et huit autres grands directeurs d’entreprises, cette étape avait pour but de favoriser des rencontres entre acteurs locaux, régionaux et nationaux au sujet de l’économie circulaire.

Mais quésaco ?

Face à la raréfaction des ressources naturelles, la logique actuelle d’économie de marché, fondée sur un modèle linéaire de consommation «extraire-fabriquer-consommer-jeter», arrive à son terme. Dorénavant, l’enjeu est de modifier le paradigme en passant à un modèle économique respectant l’environnement afin de répondre à l’enjeu de la raréfaction des ressources. L’économie circulaire est une préoccupation nouvelle et croissante qui questionne de nombreux acteurs voulant s’impliquer dans une démarche économiquement pertinente et respectueuse de l’environnement. L’évolution de ce modèle constitue une source d’innovation et de développement pour les entreprises. Chaque étape de l’extraction, de l’utilisation ou de la réutilisation de la matière, du produit ou de l’énergie, doit être l’occasion de créer de nouvelles valeurs économiques, environnementales et sociales et ainsi renforcer la compétitivité.

Les écologistes de la table ronde

La conférence a tourné en véritable séance d’apprentissage de l’économie de demain. C’est au tour de deux «tables rondes» que plusieurs directeurs ont expliqué l’intérêt de ce nouveau modèle. «Prenons l’exemple de la société de la Ruche qui dit Oui. Ce dernier a utilisé la première clef de ce modèle, le collaboratif. C’est-à-dire que l’on arrête de penser marché, on va penser défis sociétaux et on va se poser sur des communautés. Il s’agit de la confiance. Pour cette belle société, elle a bâti son marché en se posant la question : comment je peux avoir accès à la nourriture saine produite près de chez moi ? Elle s’appuie donc sur trois communautés: les consommateurs, les producteurs et les ruchers qui organisent les points de ventes.» souligne Thomas Busuttil, fondateur et dirigeant du cabinet de conseil Imagin’able. Autre exemple, chez Interface, entreprise de moquette, la dalle de moquette est fabriquée à partir d’une fibre 100 % recyclée provenant des filets de pêche aux Philippines substituant ainsi les dérivés du pétrole. Résultat : des produits chimiques toxiques ont été éliminés et tous les «déchets» sont valorisés. Même si leurs moquettes émettent encore 3 kg de CO2 (une moquette traditionnelle : 12 kg de CO2 par m2), l’entreprise est axée autour de 7 objectifs : zéro déchet, zéro émission nocive, utilisation des énergies renouvelables, recyclage, optimisation des transports, sensibilisation des parties prenantes et la promotion d’un nouveau modèle d’affaires, plus responsable. Le tout avec une date butoir : 2020.

Et cette économie circulaire marche également pour le milieu agricole. Pour Philippe Enjolras, directeur du CCI de l’Oise, l’économie circulaire est un modèle primordial. «C’est une nécessité, aujourd’hui et pour le futur, d’analyser et de mettre en place un nouveau modèle économique afin de créer de l’emploi, d’être respectueux de l’environnement tout en étant compétitif. Nous avons, nous-mêmes, découvert des moyens de renforcer durablement la compétitivité des entreprises et de réaliser des économies d’échelle notamment par le biais de la démarche d’Ecologie Industrielle et Territoriale grâce à notre partenariat avec l’Ademe.» Désormais, pour le bien-être de notre planète, il est donc temps de se mettre au vert... celui de l’environnement bien évidemment.

 

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