L'Oise Agricole 07 décembre 2017 à 09h00 | Par Dorian Alinaghi

L’hiver n’a qu’à bien se tenir !

120 agents du Département sont mobilisés 24 h/24 pour permettre de dégager les routes de l’Oise durant les périodes hivernales.

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Les agents luttent contre les accumulations de neige, verglas ou givre afin de conserver le maximum d’adhérence aux véhicules. (© Dorian Alinaghi)

Le plan viabilité hivernale a été lancé dès le 28 novembre. Rien que le 30 novembre, entre 19 heures et 3 heures du matin, les machines ont déversé sur les routes, sur une distance équivalente à quatre allers-retours entre Lille et Marseille, 500 tonnes de sel.

Durant la saison hivernale, le Département déploie un dispositif considérable afin de lutter contre le verglas et assurer le déneigement des routes pour que les automobilistes roulent sans difficulté et en toute sécurité. Pour cela, jusqu’au 15 mars 2018, les agents, répartis dans les 19 centres routiers départementaux, se relaient 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, pour assurer les patrouilles de veille, de salage et de déneigement.

Un incroyable sang froid

Le département de l’Oise est sous l’influence d’un climat océanique dégradé. Il est relativement plat et son altitude moyenne est peu élevée. Le risque d’un froid intense est à prendre en compte. Les zones, les plus sensibles aux risques de gel ou de neige, sont le Nord-Ouest, notamment Formerie considérée comme la Petite Sibérie, la départementale 927 ou les communes de Sainte-Geneviève et Noailles.

Afin de prévoir et d’agir efficacement, une cellule de veille opérationnelle a été mise en place. Les agents suivent en temps réel les avancées de la météo sur un logiciel professionnel de Météo France.

Un certain nombre de paramètres, dont le taux d’humidité dans l’air, la température de la chaussée, la température de l’air, sont analysés heure par heure et par commune afin de prévoir une intervention.

En fonction des résultats, des patrouilleurs se rendent sur le secteur concerné par le froid. En fonction des constats, des équipes peuvent être envoyées sur des points précis.

De plus, sur le site et l’application Oise-mobilité, des informations sur les événements météorologiques ou routiers sont régulièrement remontées et gratuites. Durant la période de viabilité hivernale, les données concernent l’état du réseau et la nature du traitement en cours.

L’Oise n’a pas froid aux yeux

Les hivers ne sont jamais les mêmes et celui-ci est apparemment considéré comme «un hiver incroyablement froid». L’hiver de l’année dernière a été assez doux, seulement une vingtaine d’interventions ont été déclenchées pour une consommation de sel de 4.980 tonnes.

Les moyens humains sont conséquents. Pour un réseau routier de 4.069 km, 250 agents se relaient, soit 120 agents d’astreinte 24 h/24 en fonction des conditions climatiques pendant la période de viabilité hivernale qui se termine fin mars.

De plus, les agriculteurs viennent en renfort. Au travers d’une convention établie avec le Conseil départemental, près de 200 agriculteurs interviennent lorsque les épisodes neigeux deviennent importants. Ainsi, ils peuvent dégager les routes dans un rayon de cinq à dix kilomètres de leur ferme. Ou dans des situations plus extrêmes, ils peuvent intervenir sur les axes principaux.

Il n’y pas que les humains, mais les machines sont aussi de la partie. Le Département dispose de 50 saleuses et déneigeuses, toutes réparties dans 19 centres routiers départementaux où sont positionnés des stocks de sel. Mais il ne faut non plus que compter sur ce plan et garder la tête froide donc un appel à la prudence a été lancé. Il est matériellement impossible, en cas de neige, d’intervenir dans l’ensemble du département au même moment. Les automobilistes doivent alors revoir leurs habitudes et leur conduite en période hivernale comme, par exemple, en cas de mauvais temps, retarder leur départ en voiture ou même ne pas la prendre, prévoir de la nourriture et une bouteille d’eau, des chaussures adéquates.

Le seul point noir concerne les transports scolaires. En effet, depuis la réforme des Régions, c’est Lille qui décidera si les transports scolaires doivent circuler ou pas. Pour Victor Hulot, directeur général adjoint aménagement et mobilité au Conseil départemental, le changement climatique se fait sentir : «Les épisodes neigeux et de gel peuvent arriver très tôt comme très tard. Le 30 novembre, on a tous constaté que la neige arrivait de manière brutale. Toutes les saisons sont bouleversées et différentes chaque année.»

Pour Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental, ce plan de viabilité est indispensable «Je découvre pour la première fois la saison hivernale, en tant présidente bien évidemment. Alors tous les mois, nous avons des réunions avec les responsables de service afin d’améliorer le système afin que les automobilistes soient le plus en sécurité»

Quelques chiffres

24 interventions en moyenne sur les 12 dernières années.

7.848 tonnes de sel utilisées en moyenne sur les 12 dernières années

4.069 km de routes départementales.

200 agriculteurs conventionnés interviennent en urgence.

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