L'Oise Agricole 27 octobre 2016 à 08h00 | Par MDS

L’agroalimentaire, un secteur stratégique pour la France et la région

L’inauguration du Sial, le 16 octobre, a donné l’occasion aux représentants du gouvernement et du secteur de réaffirmer l’importance économique de l’agroalimentaire.

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La région était particulièrement bien représentée cette année, avec 54 exposants.
La région était particulièrement bien représentée cette année, avec 54 exposants. - © DR

C’est le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll qui est venu inaugurer le Sial, Salon international de l’alimentation, qui s’est tenu du 16 au 20 octobre au Parc des expositions de Paris Nord Villepinte. À son arrivée, il a été accueilli par plusieurs personnalités dont Xavier Beulin, président de la FNSEA, Michel Prugue, président de Coop de France et Jean-Philippe Girard, président de l’Ania, Association nationale des industries alimentaires.

Le ministre a commencé sa déambulation de plus de deux heures par le stand des innovations, avant de visiter plusieurs pavillons, dont celui des régions de France, et ceux de nombreux pays comme l’Inde. Il a retrouvé Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’Industrie sur le stand de l’Ania pour la signature de l’engagement pour le développement de la filière française des protéines.

Repenser les relations amont-aval

À l’occasion des discours, le président de l’Ania s’est montré percutant. Évoquant la crise agricole, il a demandé aux différents acteurs de «cesser de détruire inutilement les marchés». Il a appelé à «repenser les relations amont-aval». «Nous devons changer d’état d’esprit, insiste-t-il. Nous devons réagir face à une agriculture qui souffre, face à une perte de confiance dans les industries agroalimentaires».

Et de poursuivre : «Nous ne méritons pas d’être traités comme nous le sommes par certains médias et certains journalistes».

Une carte à jouer à l’export pour les Hauts-de-France

Toujours est-il que la région était particulièrement bien représentée cette année, avec 54 exposants au total (18 sur le stand régional et 36 individuellement). «Le Sial est une incroyable vitrine, affirme Christophe Buisset, président de la Chambre d’agriculture de région. Il est très important pour nos entreprises régionales d’y être présentes et de s’afficher sous la bannière des Hauts-de-France.

Avec les complémentarités ainsi que la culture agroalimentaire et des produits de qualité qui existent dans nos cinq départements, je suis persuadé que cette nouvelle région a une réelle carte à jouer à l’export».

En plus de satisfaire les six millions de consommateurs de notre grande région, ce dernier est convaincu qu’il est nécessaire «d’aller chercher à l’étranger de nouveaux débouchés alimentaires et agroalimentaires, que ce soit dans un rayon de 300 km, mais aussi de l’autre côté de la planète».

D’après lui, nous disposons en région de nombreux atouts pour y parvenir. Outre ses capacités de production, son climat favorable aux cultures et ses infrastructures performantes, les Hauts-de-France possèdent aussi un tissu très large et varié d’entreprises agroalimentaires : «On couvre tout le panel : de la TPE qui vise un marché de niche au géant international, comme Bonduelle, qui est connu partout dans le monde, souligne Christophe Buisset. C’est ce qui fait qu’on peut attaquer toutes sortes de marché avec un catalogue de produits et de productions très diversifié».

Sur le plan de l’image, «le fait d’avoir “France” dans notre nom de région est un signe de qualité qui parle aux acheteurs internationaux, assure-t-il. Le logo a également bien été choisi. Une fois collé à nos produits, il permet de bien identifier leur origine». Sur le plan opérationnel, «à l’instar de nos collègues bretons, indique-t-il, nous devons aussi nous appuyer sur les services de l’État (Business France)».

Plus largement, ce dernier souhaite s’inspirer de nos voisins hollandais : «Nous avons une surface agricole équivalente à celle de la Hollande, explique-t-il. Si l’on parvenait à reproduire chez nous ce qu’ils ont réussi à mettre en place en termes d’économie agroalimentaire, on réglerait le problème du chômage dans les Hauts-de-France». Reste, selon lui, à mobiliser tous les acteurs: «Les CCI, les Chambres des métiers et la Chambre d’agriculture de région doivent, avec le soutien des politiques, se mettre en ordre de bataille et travailler ensemble, en réseau».

La filière agriculture, agroalimentaire, agroéquipements en Hauts-de-France

  • 1ère région agricole de France en Valeur ajoutée
  • Plus de 27 000 exploitations représentants près de 50.000 actifs
  • 1ère région agroalimentaire de France en valeur ajoutée
  • 800 entreprises représentant 50.000 emplois
  • 10 milliards d’euros de chiffres d’affaires dont 37% à l’export
  • 3e région française pour la fabrication de machines agricoles
  • 50 entreprises représentant 2.500 emplois directs en fabrication

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