L'Oise Agricole 07 octobre 2013 à 11h47 | Par Fanny Tessier

Génétique : Garantir l’arrivée des laitières de demain

Abonnez-vous Réagir Imprimer

A l’heure où le monde de l’élevage se prépare à la suppression des quotas laitiers, le recours aux nouvelles technologies est une piste à explorer dans le secteur de la reproduction pour accroître le nombre de génisses laitières du troupeau, sans prendre de risque sanitaire via l’introduction d’animaux sur l’exploitation.

Avec la suppression des quotas laitiers, la stratégie de certains producteurs de lait consiste à augmenter le nombre de génisses laitières de renouvellement dans la perspective de croissance de leur troupeau de vaches.

Face à cette problématique de renouvellement, le management de troupeau est très important : gestion de la reproduction, choix des réformes, utilisation de semence sexée femelle pour les IA classiques ou sur les donneuses d’embryons, ou encore collecte couplée au sexage d’embryons.

 

Semence sexée : 90 % de chance d’obtenir une femelle

Voilà cinq ans que la semence sexée est sur le marché dans le secteur laitier. Pour ne pas subir un sex-ratio déséquilibré en faveur des mâles, les éleveurs ont désormais la possibilité de choisir le sexe de leurs veaux en recourant à la semence femelle.

Avec ce nouvel outil, les éleveurs affinent non seulement leur stratégie de renouvellement de troupeau, mais accélèrent également le progrès génétique de leur élevage en l’utilisant sur les meilleures souches ou encore sur une très bonne lignée qui pourrait disparaître en raison d’un ratio mâle-femelle défavorable. Son emploi a également un impact sur la facilité de naissance. En effet, les veaux femelles sont, dans leur très grande majorité, plus légers que les veaux mâles.

Mais comment obtient-on de la semence sexée ? La plupart des taureaux proposés sur le marché français sont sexés, selon la méthode XY (cytométrie en flux) qui offre un taux de femelles espéré d’environ 90 %. Toutefois, le sexage de la semence entraîne une fertilité amoindrie (de l’ordre de 10 à 15%), à prendre en compte lors des accouplements, en les réservant notamment sur génisses ou sur vaches fertiles, tout en apportant un soin particulier à la détection des chaleurs.

 

Des embryons sexés par la méthode qPCR

Autre possibilité moins courante pour modifier la proportion de naissances mâles et femelles au sein du troupeau : la collecte et le sexage d’embryons, technique permettant de ne transplanter que les embryons femelles. Le sexage des embryons, basé notamment sur l’amplification de séquences spécifiques des chromosomes sexuels par PCR (Polymerase chain réaction), a fait ses débuts en France dans les années 1990. Il est réalisé à partir d’une biopsie de quelques cellules embryonnaires. Depuis peu, l’organisation des chantiers de sexage d’embryons, très gourmands en temps, a été davantage simplifiée avec le recours à la PCR en temps réel. Cette technique exclusive au groupe Gènes Diffusion (Douai) est désormais proposée aux éleveurs. Avec la qPCR, la quantité de matériel à transporter et le nombre de manipulations à effectuer sont réduits.

Par conséquent, les risques de contamination sont limités, garantissant la fiabilité des résultats. L’obtention et le traitement des résultats sont, en outre, automatisés. Cela présente l’avantage de réduire le temps nécessaire à la révélation de l’information génétique. Ce gain de temps permet de réimplanter au plus vite l’embryon en frais et donc d’améliorer le taux de gestation.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Oise Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui