L'Oise Agricole 21 mai 2015 à 08h00 | Par Patrick Desmedt

Fredon : une année placée sous le signe des accréditations

Au cours de l’année écoulée, la Fredon a poursuivi les démarches visant à lui permettre d’exercer ses activités dans le nouveau cadre organisationnel.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © L'Oise Agricole

L’assemblée générale de la Fredon (Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles) Picardie s’est tenue à Amiens le 7 mai sous la présidence de Patrick Moizard. Occasion donnée à Valérie Pinchon, directrice, de rappeler la reconnaissance officielle de la Fredon en tant qu’OVS (organisme à vocation sanitaire) dans le domaine du végétal depuis le 1er avril 2014 et pour cinq ans.

Pour être en conformité avec cette reconnaissance, une démarche d’accréditation aux activités d’inspection selon la norme NF EN Iso CEI 17020 a été lancée. Une lettre d’intention a été adressée au Cofrac, comité français d’accréditation. Par retour daté du 9 décembre, le Cofrac a jugé cette demande recevable.

Au cours du dernier trimestre 2014, la Fredon Picardie a fait acte de candidature à la délégation de tâches particulières liées au contrôle dans le domaine de la protection des végétaux. Par arrêté interdépartemental en date du 22 janvier 2015, elle est habilitée pour cinq ans à la délégation de tâches particulières avec prise d’effet au 1er janvier 2015.

 

Légitimité

Après quinze ans d’expertise acquise par ses agents, la Fredon Picardie s’est orientée vers l’accréditation «Bonne pratiques d’expérimentation pour les secteurs des grandes cultures et des cultures légumières». Après l’audit réalisé avec succès en juin 2014, le Cofrac l’a accordée officiellement le 15 octobre 2014.

Enfin, dans le cadre de la certification d’entreprise, la Fredon Picardie a vu sa certification confortée pour l’application et la distribution de produits phytopharmaceutiques à des utilisateurs professionnels et non professionnels.

Les conséquences de toutes ces démarches sont de différents ordres. En premier lieu, elles donnent à la Fredon Picardie la légitimité indispensable à la réalisation de ses missions et lui assurent son financement. En second lieu, le temps passé au montage des dossiers est désormais libéré pour l’exercice de ces missions. « Nous avons vécu en 2014 une démarche de croissance très chronophage mais incontournable pour préparer l’avenir de notre structure qui doit rester indépendante, impartiale et d’une intégrité sans reproche», a souligné Valérie Pinchon.

 

Des activités toujours aussi diverses

Parmi l’ensemble des activités de la Fredon Picardie, la surveillance biologique du territoire reste en première position avec 53 % du temps passé. Parmi toutes les actions mentionnées par Valérie Pinchon dans son rapport d’activités, le plant de pomme de terre fermier et la surveillance des campagnols ont fait l’objet de questions. «Il est dans l’intérêt des producteurs de plants fermiers de pommes de terre de contribuer au contrôle pour garantir la sécurité sanitaire actuelle de notre territoire», a lancé Patrick Moizard.

Jean-François Rousselle, président du Comité Nord, et Dominique Fagot, directeur, ont réaffirmé leur attachement au respect de l’accord interprofessionnel. «Le 13 mai se tient une réunion des signataires de cet accord pour en clarifier le contenu», a précisé Dominique Fagot. «La profession souhaite également que l’accord soit respecté tout en regrettant que le coût des contrôles est supporté uniquement par le producteur de plants fermiers», a souligné Laurent Degenne, président de la Fdsea de la Somme, tout en s’interrogeant sur les pratiques des hollandais ou des belges sur le territoire français.

Pour ce qui concerne le campagnol, un dossier complètement nouveau pour la Fredon en 2014, la phase d’évaluation des dégâts aux cultures est en cours grâce à la participation d’un certain nombre de prescripteurs au réseau de surveillance. Il est toujours temps de transmettre à la Fredon Picardie(*), toute observation de terrain pour consolider cette évaluation. C’est ce qui va conditionner la mise en place d’un plan d’action qui devra faire l’objet d’un arrêté de lutte signé du préfet. «Le rôle de la Fredon Picardie dans ce dossier est à la fois technique, de conseil et d’appui», a précisé Valérie Pinchon.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Oise Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui