L'Oise Agricole 16 décembre 2017 à 12h00 | Par Gaëtane Trichet

Et si travailler c’était jouer !

Clotilde Noyon, agricultrice à Parcy-Tigny au sud de Soissons, s’est lancée dans la vente à domicile de jeux. Une façon ludique et conviviale de trouver un revenu complémentaire.

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Clotilde Noyon, agricultrice à Parcy-Tigny au sud de Soissons.
Clotilde Noyon, agricultrice à Parcy-Tigny au sud de Soissons. - © Gaëtane Trichet

«Pourquoi pas vous ?», c’est cette petite phrase qui a intrigué Clotilde Noyon en regardant les notifications de la page Facebook d’une de ses cousines résidant à Toulouse. Elle découvre alors qu’il s’agit de vente à domicile de jeux par des conseillers pour la société Oika Oika. Clotilde Noyon est agricultrice et souhaite pourquoi pas, compléter ses revenus. Aussi elle décide de devenir conseillère. «J’ai toujours été attirée par la vente alors je me suis lancée et je ne le regrette pas. Je m’éclate dans ce travail qui est à la fois ludique, avec des valeurs comme la culture du partage, le lien intergénérationnel et la convivialité avant tout. Les jeux vont de 4 à 56 euros, il y en a pour tous les budgets, tous les goûts, et tous les âges de 0 à 106 ans…».

Le plaisir de redécouvrir le jeu en famille

Et quel est le meilleur moyen de connaître les jeux ? Jouer en famille d’abord pour bien maîtriser les règles et se rapprocher aussi. Il n’est pas un dimanche sans que son mari, ses enfants et Clotilde s’exercent. «Au début, ce n’était pas évident pour eux. Ils étaient sceptiques. Ils s’y sont mis et plus on joue, plus on a envie de jouer. Et mon fils de 14 ans passe moins de temps sur les écrans… Nous avons retrouvé la joie d’être ensemble au moins une journée par semaine, c’était important pour moi» avoue-t-elle. «Quand je commande de nouveaux jeux, je suis comme une enfant qui attend le Père Noël. J’ai hâte de les découvrir ou de les redécouvrir et de faire partager ma passion».

Pratiquer le jeu avant de le proposer

«Je choisis une série de jeux chez Oika Oika en fonction de mes goûts et j’ai une quinzaine de jours pour les travailler. J’organise une réunion, une Oik’animation». Et c’est parti pour 2 h de convivialité dont 1 h 30 de jeu. Clotilde organise des réunions chez elle et elle se déplace aussi. «C’est le même principe que les réunions où l’on vend des boites alimentaires, des produits d’entretien, des bonbons, des bijoux… sauf que l’on joue et que l’on est acteur. Et qu’est-ce que l’on rit. On passe vraiment un très bon moment. Certaines personnes viennent avec des soucis et repartent plus décontractés. C’est une bonne thérapie».

8 à 10 jeux sont présentés par réunion. Les clientes achètent ou pas… il n’y a aucune obligation bien sûr, mais Clotilde boucle toujours son budget car elle montre également un catalogue complet et prodigue de nombreux conseils. «Au départ, j’ai contacté mes amis et le bouche à oreilles fait le reste». Aujourd’hui Clotilde a composé une véritable liste de clients et compte encore en trouver de nouveaux. Au-delà de ses amis, Clotilde a contacté des comités d’entreprises, elle se rend à l’hôpital de Soissons une fois par mois et elle va chez les particuliers. «Parfois, il y a moins de commandes, mais je ne me décourage pas. Surtout pas, car mon activité a démarré très vite grâce aux amis d’amis».

Elle n’est pas seule conseillère en vente à domicile dans l’Aisne, «nous sommes une quinzaine répartis sur le département». Au-delà du côté ludique et convivial, elle y voit un revenu supplémentaire non négligeable, équivalent à 5 h de professorat. «Je travaille tout en jouant, c’est merveilleux. Et les jeux amènent les jeux… dès que j’en ai fini un, je veux en essayer un autre. J’ai commencé avec 15 jeux, aujourd’hui j’en ai soixante !». Comme les autres ventes à domicile, si elle atteint son chiffre d’affaires, Clotilde cumule des points qui lui permettent d’acquérir d’autres jeux. «Je choisis plutôt des jeux «matheux» ou des jeux de lettres. En ce moment, je joue beaucoup à Dingo Disco (franco-français) ou Gagne ton papa, mes préférés».

Le commerce est aléatoire : «certains jeux sont commandés sans même que je les présente comme Blanc-Manger Coco. Et le plus vendu, c’est Crazy cup, qui vient d’être détrôné par Speed cette semaine, car oui, je tiens des statistiques sur mes ventes». D’ailleurs à la ferme, le bureau où elle fait la comptabilité devient trop petit avec tous les jeux qui sont entreposés. Elle prévoit déjà de trouver un endroit plus grand pour recevoir toutes ses commandes. Toute petite, Clotilde a toujours aimé jouer et aujourd’hui à 47 ans, elle a redécouvert la joie de s’amuser. Et à l’écouter parler, n’ayez aucun doute, vous aurez envie vous aussi de refaire une partie de Scrabble, un Cluedo, un Trivial Poursuit ou dans le catalogue Oika Oika le Dr. Microbe, Le manoir infernal, le Quarto, le Bananagrams… «Et si vous avez un cadeau de naissance, de baptème à prévoir, pourquoi pas un jeu, cela change des pyjamas…» sourit Clotilde.

Zoom sur Oika Oika

Cette société a été créée en 2013 par Thomas Watine, originaire du Nord, qui a pris le pari de démocratiser le jeu de société en France par l’intermédiaire d’un réseau de vendeurs à domicile indépendants. Oika Oika s’est vite développée et est devenue un des acteurs incontournables dans la distribution de jeux de société en France avec notamment des marques comme Gigamix, Vannereux, Ravensburger. On trouve dans le catalogue des jouets en bois et des jeux ludiques, créatifs, de plein air, des jeux d’imagination, de réflexion… pour tous les âges et tous les styles.

Pour l’année 2016, la société compte 830 conseillers, 13 500 Oik’animations, 85 000 clients, 250 000 produits vendus, 3,3 millions d’euros de chiffre d’affaires, et 750 nouveaux conseillers en 2017.

«Pour tous renseignements, on peut me contacter au 06.80.76.85.51» conclut Clotilde Noyon.

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